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PRIVATE LINE - Dead Decade (2011)
Par GEGERS le 10 Septembre 2011          Consultée 1281 fois

Parlez de la « scène finlandaise » à vos amis metalleux, et ils ne feront pas un pli ! Entre une dégustation de sang de vierge fraîchement sacrifiée et un incendie d'église, ils vous parleront du metal symphonique de Nightwish, du speed mélodique de Stratovarius, ou du folk metal de Korpiklaani. Sans oublier bien entendu le black metal d'Impaled Nazarene, ce groupe au nom doucereux qui s'est attiré à plusieurs reprises les foudres de Christine Boutin et sa clique d'extrémistes à dentiers. Peu de chances en revanche, qu'au détour d'un quelconque rituel macabre, vos comparses mentionnent PRIVATE LINE. Dommage, car la Finlande, au même titre que les autres pays scandinaves, jouit de l'activité innovante et talentueuse de nombre de groupes hard rock et sleaze rock, qui sont à compter parmi les plus intéressants de la scène européenne actuelle. Pour PRIVATE LINE, cela fait 15 ans que ça dure. Après deux EP forts d'un écho local retentissant, le groupe sort véritablement les griffes en 2004, fort d'un album rafraîchissant et imparable, 21st Century Pirates. Deux ans après, Evel Knievel confirme la donne, avant que le groupe se fasse oublier, laissant à craindre quant à la poursuite de sa carrière.

Fort heureusement, Dead Decade vient bien vite éclipser tous les doutes qui avaient pu naître depuis 2008 et la « disparition » subite du combo. Tout comme ses comparses, PRIVATE LINE sait fort bien qu'il ne pourra s'imposer durablement sans évoluer subtilement, sans proposer de nouvelles choses. Ce troisième album est tellement abouti qu'il ne permet aucun reproche : le groupe a mûrement réfléchi quant à son futur, et semble bien décidé à enfoncer le clou. Continuer de séduire, sans trahir. Voici quel est le propos de ce Dead Decade qui intègre dans son menu des éléments sombres et modernes, jusqu'alors inédits pour les Finlandais, et s'impose ainsi comme un album riche sans en devenir complexe, mêlant immédiateté et prise de risque.

« Deathbedtime story », dont l'introduction façon « conte inquiétant » pourrait rappeler un titre de My Chemical Romance, symbolise cette audace salvatrice, mêlant couplets sombres, refrain agressif et très saturé, mais néanmoins immédiatement assimilable et appréciable. Plus que le vecteur d'un hard rock sans concessions, PRIVATE LINE se fait aussi porteur d'ambiances désabusées et pessimistes, comme en atteste le clip désespéré du morceau titre « Dead decade », un titre porté sur la force des mélodies et des atmosphères plus que sur la conviction stérile d'un hard rock brut. La force du groupe réside dans cette ambivalence, et les titres les plus sombres et conscientisés se font aussi les moteurs de l'album, à l'image de « Ghost dance », une pièce s'éloignant du hard rock « basique » pour proposer une montée en puissance marquée par des clins d'œils au folk finlandais. Le résultat, tout bonnement exceptionnel, constitue l'une des plus belles claques du style depuis un bon paquet d'années. Dans la même veine, « Live, learn and grow apart » finit d'asseoir l'auditeur grâce à une mélodie et un refrain majestueux, témoignages d'une inventivité et d'un talent très affirmés. On en redemande, et on est servi, puisque l'album ne comporte quasiment aucun temps faible, à l'exception peut-être d'un « Deathroll casino », très proche de ce que le groupe pouvait proposer sur son deuxième album. Un titre légèrement redondant, et irritant avec ses « na na na » infantilisants. En matière de hard rock « brut de décoffrage », l'amateur des précédents opus du groupe trouvera facilement son compte à l'écoute du rugueux « Black swan », du groovy « Down came the rain » ou des méga-tubes « Heroes » et « Meltdown town ».

Si les années 80 étaient celles du hard rock débridé et résolument « fun », c'est par la volonté de groupes comme PRIVATE LINE d'en faire un genre audacieux et moins simpliste que le style va encore connaître des jours glorieux. Dead Decade ? Un album ambitieux et imparable, qui impose définitivement le groupe finlandais comme un indispensable de la scène hard rock européenne actuelle. A se procurer de toute urgence.

Le clip de Dead Decade : http://www.youtube.com/watch?v=MjemOB9ILrs

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   GEGERS

 
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- Sammy (chant, guitare)
- Eliaz (batterie)
- Jack Smack (guitare)
- Illy (guitare, synthétiseurs)
- Spit (basse)


1. Deathbedtime Stories
2. Dead Decade
3. Black Swan
4. Ghost Dance
5. 13th Step From The Grave
6. Down Came The Rain
7. Heroes
8. Wake Up
9. Meltdown Town
10. Deathroll Casino
11. Live, Learn And Grow Apart
12. New Church



             



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