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  Perfect Strangers Live
2014 The Official (overseas) ...
2017 Infinite
 

- Style : Thin Lizzy, Electric Sandwich, Uriah Heep, Eloy, Led Zeppelin, Scorpions
- Membre : California Breed, Msg, Flying Colors, Gary Moore , Kansas, Rainbow, Billy Cobham , Tony Iommi , Black Sabbath, Captain Beyond, Who Cares, Blackmore's Night, Ian Gillan , Tommy Heart , Ozzy Osbourne
- Style + Membre : Glenn Hughes , Joe Lynn Turner , Warhorse, Whitesnake
 

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 The Deep Purple Appreciation Society (653)

DEEP PURPLE - De La Fumée Sur L’eau : 1968 – 1976 Par Martin Popoff (2014)
Par GEGERS le 13 Septembre 2019          Consultée 291 fois

Sous-titre optionnel : « Un peu d’ordre dans le bordel ». Archiviste pointilleux, interviewer de grand talent, le journaliste canadien Martin Popoff, stakhanoviste de l’écriture (plus de 60 ouvrages à son actif), se penche avec ce nouvel ouvrage sur l’histoire Deep Purple. Il va de soi qu’il y a matière à dire, tant et si bien que l’auteur s’est décidé à proposer deux volumes de cette biographie-fleuve dont l’éditeur Camion Blanc a fort pertinemment confié la traduction de ce premier volet à l’expérimenté Aurélien Lemant. 443 pages riches en interviews et en impertinence qui analysent la période 1968 – 1976. En 8 petites années, Deep Purple a connu mille vies, changé mille fois de line-up, a connu les débuts difficiles, la consécration, puis l’auto-destruction. Tout cela agrémenté de batailles d’égos et de vapeurs chargées d’alcool et de diverses autres substances…

Tout au long de ces 443 pages, Martin Popoff construit donc une mythologie littéraire de Deep Purple. Une mythologie avec ses récits fondateurs, ses (mauvais) dieux, ses aspirants déchus. En consacrant un chapitre à chacun des albums qui ont vu le jour entre 1968 et 1976 (soit treize), le journaliste prend le temps d’analyser, de décortiquer, de se poser les bonnes questions. Non Ritchie Blackmore n’est pas un tyran despotique invivable. Ses camarades, en particulier Ian Paice, le décrivent comme souvent affables, bien que souffrant d’un syndrome bipolaire forcément handicapant pour les relations sociales. Après la Génèse (la valse des membres, le choix du nom du groupe, la période Rod Evans), vient le Premier Testament, gravé dans la même roche que celle d’In Rock, album fondateur s’il en est, à propos duquel le journaliste, au ton souvent ironique et fort justement mordant, s’amuse à opposer les propos de Ian Gillan, qui considère le hard rock de l’époque bien trop bruyant pour trouver grâce à ses yeux. Entre l’incongru « Concerto for Group and Orchestra » et l’inabouti « Who do We Think We are », il n’y a que 4 années, mais que de batailles en sous-mains, de sessions d’écriture avortées, de concerts chaotiques. Mais que de moments de génie également.

Forcément partial, avouant préférer les albums les plus récents (oui oui, ceux de la période Steve Morse / Don Airey), Martin Popoff traite avec un aplomb infaillible et un maximum de rigueur chacun des événements qui ont marqué l’entité Deep Purple durant ces 8 années. Le départ de Ian Gillan, les arrivées successives de Glenn Hughes et David Coverdale, le cataclysme Blackmore, le feu d’artifice Tommy Bolin. Coverdale, véritable bouboule cockney avant son arrivée dans le groupe (qui l’eût cru?) et particulièrement mis à l’honneur dans le dernier tiers de l’ouvrage, l’auteur prenant le temps de raconter la naissance d’un futur grand, Whitesnake. Si les puristes ne découvriront que peu de nouvelles informations, les autres se délecteront des aventures de ces Britanniques complètement allumés qui ont animé (et le terme est faible) pendant ces années cette véritable institution rock. Les profanes, s’ils prendront plaisir à découvrir que la présence de « Smoke on the water » sur « Machine Head » tient presque de l’accident industriel, trouveront également leur compte dans la narration d’événements plus obscurs de la carrière du groupe, souvent associés à des albums qui n’ont pas fait date. Le soin apporté à la période Tommy Bolin, notamment, est un régal.

Ouvrage aux allures d’encyclopédie, « De la fumée sur l ‘eau » semble bien parti pour devenir l’ouvrage-référence (tout du moins en langue française) sur Deep Purple. Reste à savoir si l’auteur jugera bon de découper la suite en un seul ou plusieurs ouvrages, ce qui risque de freiner l’enthousiasme de lecteurs potentiels, les tarifs pratiqués par Camion Blanc n’étant pas à la portée de toutes les bourses. Néanmoins, vivement la suite !

Martin Popoff
Trad. Aurélien Lemant
Camion Blanc, Avril 2014. 443 p.

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