Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK  |  STUDIO

Commentaires (4)
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Membre : Ashes Divide
 

 A Perfect Circle In France (735)
 Myspace (783)

A PERFECT CIRCLE - Thirteenth Step (2003)
Par VIVI le 24 Février 2005          Consultée 6663 fois

- « Mesdames, messieurs, bienvenue à bord du vol A Perfect Circle en direction de Thirtheenth Step. Pour votre sécurité, nous vous prions d’attacher vos ceintures de sécurité lors du décollage. En cas de malaise, appuyez sur le bouton pause, et en cas de crash appuyer sur le bouton stop. La compagnie A Perfect Circle vous souhaite un agréable voyage. »

Comme tous les autres voyageurs, j’appuie sur le bouton play en me demandant ce qu’il m’attend…

Le 1er morceau « The Package » démarre sur une introduction timide avec une batterie sèche, martelante et une guitare lancinante. Débarque alors la basse de Jeordie White, claquant dans le vide avec une profondeur et une lourdeur pesante. S’ensuit le chant de Maynard James Keenan, tout en retenue et d’une expressivité incroyable. Le refrain arrive, on sent la montée en puissance, le décollage n’est pas loin… pour mieux retomber sur nos pieds. Il faudra attendre plus de 4 minutes avant que les guitares puissantes implosent et transpercent la musique. Mais elles le font de manière vicieuse, saccadée et n’atteignent jamais la lourde carapace du sieur Keenan qui emploie à tour de rôle un chant chanté, susurré, et légèrement rauque, mais toujours dans la complainte et la douleur. Les guitares repartent comme elles sont venues, Maynard a gagné, aucun apaisement n’est possible et il nous murmure son « This is mine » avec un plaisir presque sadique.

Après un décollage tumultueux, arrive le second titre « Weak and Powerless ». Les instruments s’entremêlent et s’imbriquent les uns par rapport aux autres avec une jolie fluidité. Le groove de Josh Freese est indéniable et il apporte une grande classe au titre. La dissonance du refrain et le chant murmuré achève le voyageur. Ce titre est tout simplement irrésistible, pas étonnant qu’il soit devenu le premier single de l’album.
L’orage étant terminé, notre avion nous emmène très haut avec le titre « The Noose » et l’on croirait presque atteindre le nirvana. La musique se met en place petit à petit, la batterie plante le décor, les nappes de clavier voluptueux s’installent en douceur et Maynard fait part de toute sa sensibilité (on est bien loin du chant de Tool), avant que les guitares fragiles et harmonieuses éclatent et annoncent un certain désespoir. Une ambiance à la fois sereine et triste. Un titre mystérieux et contradictoire.

La chanson suivante « Blue » est dans la lignée de « Weak and Powerless » avec un son plus pop. L’avion redescend un peu, et la pression exercée par le titre précédent se relâche. Les voyageurs se détendent, le refrain est efficace, laissant transparaître une certaine mélancolie qui est présente tout au long du disque et fait office de fil rouge. Encore une fois, le travail des musiciens est excellent tant ils arrivent à donner une âme à chaque titre, et Maynard James Keenan module son chant à la perfection.

Alors que je m’étais dit qu’il serait difficile de monter plus haut, arrive le grand moment de ce voyage avec le titre « Vanishing ». Avec des relents gothiques évidents, une basse omniprésente, un chant murmuré, et des guitares lointaines et aériennes, il est difficile de résister longtemps, tant le titre est envoûtant et sexy. Il n’y a pas un nuage à l’horizon et un grand soleil plane jusqu'au titre suivant où le temps se gâte un peu. Les sons hypnotiques de « Vanishing » font place désormais aux violons déchirants et à la guitare acoustique de « A Stranger », mais la sauce ne prend pas, l’avion peine à avancer et on stagne un peu. Enfin, certains adoreront !

Mais voilà que déboule comme un obus le titre le plus primal et fracassant de l’album. Sur des sons légèrement arabisés, Josh Freese tape sur ses fûts comme un malade (bordel, qu’il est bon !… et beau ;-)) et Maynard laisse place à sa voix rauque pour notre plus grand bonheur. C’est d’ailleurs le seul chanteur, je trouve, qui arrive à crier avec une maîtrise pareille. A aucun moment on à l’impression qu’il gueule (si vous arrivez à comprendre ce que je veux dire) ! En seulement 4 minutes et 6 secondes, « The outsider » m’a assené un grand coup de massue et il est difficile de se relever après un tel choc ! Je suis d’ailleurs presque sur le point de m’endormir avec l’instrumental « Crimes » qui est sans intérêt, et la chanson suivante « The nurse who loved me » reprise du groupe Failure qui a du mal à relever la tête. Les intentions étaient pourtant bonnes avec ce son vynil, craquelé et l’aspect berceuse-comptine est original, mais le morceau à tendance à vite lasser et paraît presque long malgré ses 4 minutes et quelques. Heureusement, ce titre passe très bien en live et prend une toute autre dimension.

La chanson « Pet » est de loin la plus heavy. Le riff de guitare est implacable, Maynard oscille entre un chant clair qui se veut rassurant, (on l’imagine bien en train de réciter ses paroles à l’oreille), mais qui ne l’est pas tant que ça, et un chant plus brut de décoffrage absolument génial (vraiment, il excelle dans ce genre). Le final est monstrueux et on regrette presque que la chanson ne soit pas plus longue. Arrive le dernier instrumental « Lullaby », qui est disons… bizarre. La voix de la fille est presque fantomatique et déroute, mais ce titre reste un peu léger et fait remplissage. Le dernier morceau « Gravity » offre un atterrissage tout en douceur. Maynard James Keenan et Billy Howerdel se font écho sur le refrain. Les guitares légères offrent toujours cette sensation de malaise, mais elles sont tiraillées par la paix et la sérénité. Un morceau doux et agréable qui conclut bien l’album, même si ce n’est pas le meilleur.

En tout cas j’ai fait un excellent voyage, et cet album est mon préféré de l’année 2003. Merci la compagnie A Perfect Circle ! Je reviendrais vite sur vos vols, si vous ne fermez pas boutiques avant !

4,5/5

A lire aussi en ROCK par VIVI :


CURVE
Doppelgänger (1992)
Une pépite du rock alternatif des 90's oubliée

(+ 2 kros-express)



INTERPOL
Our Love To Admire (2007)
Rock


Marquez et partagez





 
   VIVI

 
  N/A



- Billy Howerdel (guitare, chant)
- Maynard James Keenan (chant)
- Josh Freese (batterie)
- Jeordie White (basse)
- James Iha (guitare)


1. The Package
2. Weak And Powerless
3. The Noose
4. Blue
5. Vanishing
6. A Stranger
7. The Outsider
8. Crimes
9. The Nurse Who Loved Me
10. Pet
11. Lullaby
12. Gravity



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod