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- Style : Raphaël

SAEZ - God Blesse (2002)
Par VIVI le 25 Mars 2005          Consultée 4377 fois

Et justement la voici cette suite…Un double-album du nom de God Bless. Déjà rien qu’à la lecture du titre, j’ai eu du mal à contenir un fou rire. Dans le genre cliché, on ne fait pas pire. Mais je me suis dit « mais non allez, il est peut être bien cet album, le fond est plus important que la forme ».
La première chose qui frappe à l’écoute de ce disque, c’est la diversité musicale. Damien s’est octroyé beaucoup plus de libertés que sur « Jours étranges ». On a toujours du rock, mais aussi de l’électronique avec un peu de techno, des compositions « classiques », des ballades acoustiques, au piano…Alors certes, c’est une très bonne initiative de sa part, on ne va pas le blâmer pour ça, mais encore faut-il maîtriser le sujet et savoir de quoi on parle.

Visiblement, Saez n’a rien retenu de ses erreurs. Beaucoup de failles étaient présentes sur « Jours étranges », et ce nouvel album était l’occasion pour lui de montrer tout ce qu’il a dans le ventre et de faire taire, une bonne fois pour toute, les mauvaises langues.
Mais voilà, vocalement c’est toujours aussi mauvais, même pire. Il aime bien l’anglais mais ne le maîtrise absolument pas (un gamin de 12 ans, qui 2 de moyenne en anglais après avoir redoublé trois fois, est apte à comprendre), techniquement il n’a absolument rien appris, et les interprétations…sans commentaires. Il préfère saccager une chanson avec des vocaux suraigus, alors que sa tessiture naturelle se situe dans le registre grave.

Sur le plan des textes, c’est pareil. Beaucoup considèrent Saez comme un bon auteur, mais quand j’entends les clichés et les niaiseries qui hantent cet album, je préfère même me passer du Kyo, plutôt que de m’infliger ça. Ce n’est pas parce que l’on est engagé, que l’on est forcément un bon parolier. Non, et puis le coup du « Je-suis-un-mec-torturé », sur « Sexe », c’est franchement risible. « Ca fait du bien, ça fait du mal »…même dans la jouissance physique c’est qu’il souffre notre ami! Il y quand même quelques éclairs lumineux comme la chanson « St Petersbourg » pleine de sensibilité et de poésie. Mais si Saez est capable d’accoucher de textes comme celui-ci, pourquoi ne le fait-il pas plus souvent?

Alors que dans « Jours étranges », la musique avait réussi à ne pas me faire détester le disque, ici ce n’est pas le cas. Saez se disperse, part dans tous les sens, et on se retrouve avec une espèce de brouhaha musical sans queue ni tête, dont les contours sont flous. Les morceaux rock ont été délaissés, ce qui est bien dommage car « Solutions » et « J’veux du nucléaire » font parties des (trop) rares bon moments de l'album, au profit de titres électroniques voir techno comme l’insoutenable « Sexe », que je zappe constamment. Saez le décrit d’ailleurs comme le titre le plus rock de ce disque…dans ces cas là, « Le petit bonhomme en mousse », est une pure chanson de Black-metal! o_O

Et cela a beau être varié, on a la désagréable sensation que tout a été composé « a l’arrache ». Une chanson comme « Usé », entièrement joué au piano semble avoir été enregistré en une seule prise tellement ça me parait bâclé. Paradoxalement, bien qu’il ait cherché à faire évoluer sa musique, les genres abordés sont peut-être différents, cela n’empêche pas d’avoir des similarités évidentes entre chaque style. Non seulement c’est pas cohérent, mais en plus Saez force l’inspiration, et donc il se plante. Quand j’écoute « Les hommes » suivi d’ « Usé », j’ai l’impression d’entendre la même chose, avec seulement de nouvelles paroles. Et cet effet se produit sur toute la longueur du disque qui plus est. Tout cela forme un amalgame confus comme si Saez ne savait finalement pas vraiment où s’orienter.

Cependant quelques titres sortent leur épingle du jeu dont « Thème I », beau à en pleurer, dont les notes de piano se développent doucement mais sûrement jusqu’à atteindre l’apothéose ; « J’veux qu’on baise sur ma tombe » qui n’est pas sans rappeler « Crépuscule », meilleur moment du précédent album; ou la ballade acoustique « Isn’t it love » empreinte d’une grande sensualité. Il faut dire que la jeune fille qui chante y est pour beaucoup ;). Mais sur un disque qui comporte 29 pistes, c’est un score plutôt médiocre.
Saez a clairement évoqué comme référence Radiohead, mais à trop vouloir jouer dans la cour des grands, on se brûle les ailes et Saez m’a paru bien petit et imbu de sa personne.
Difficile de se faire passer pour ce que l’on est pas…

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