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OWL CITY - The Midsummer Station (2012)
Par MOONDREAMER le 4 Octobre 2012          Consultée 1152 fois

Et voilà, il fallait que ça arrive. Je me retrouve en tant que chroniqueur dans une situation embarrassante : pour son dernier album, All Things Bright And Beautiful, j’avais conclu ma chronique en disant qu’Adam YOUNG, par le biais de son projet OWL CITY, ne prenait vraiment pas assez de risque et qu’il serait bon qu’il s’essaye à un son différent, comme il l’avait fait dans la deuxième moitié de l’album pour ne pas tourner en rond.

Comme l’annonçait un bref EP paru mi-mai, Shooting Star, qui servait surtout de teaser annonçant les morceaux les plus mémorables de l’album à venir, YOUNG a écouté ses critiques qui le taxaient d’immobilisme. Sur The Midsummer Station, OWL CITY a fait sa mue vers un son plus dance, à l’image du très réussi « The Yacht Club » du précédent album.

Mais voilà, mon problème est que ce changement, indéniablement un risque pris par YOUNG, s’est fait au prix d’un son encore plus aseptisé, de mélodies plus convenues et surtout au détriment de la poésie rêveuse qui caractérisait jusqu’alors chaque instant de chaque morceau du projet. Bref, en essayant de changer de voie, OWL CITY perd son originalité qui avait tant fait couler d’encre auparavant.

La démarche artistique semble également avoir changé : Adam composait autrefois seul, dans son garage, sans aucune pression médiatique et sans se préoccuper de savoir si ses morceaux plairaient ou s’il devait publier rapidement un nouvel album pour ne pas être oublié. Et là où Ocean Eyes et All Things Bright And Beautiful n’étaient écrits et produits que par YOUNG seul, The Midsummer Station crédite désormais pas moins de six autres producteurs et dix co-compositeurs.

On comprend qu’après le succès fracassant de Ocean Eyes, engouement qu’All Things Bright And Beautiful n’est pas parvenu à reproduire, YOUNG a voulu mettre les grands moyens pour que son nouvel album ait à nouveau une portée planétaire et un succès international. Et pour couronner le tout, le premier single, « Good Time », est réalisé en collaboration avec Carly RAE JEPSEN, éphémère sensation de l’année grâce à l’inévitable « Call Me Maybe ». Même le titre de l'album, la « station de mi-été », annonce sans scrupule le but de cet album qui semble de n'être qu'une collection de chansons estivales entraînantes mais sans profondeur.

Les exemples les plus flagrants de cette volonté de reproduire à tout prix l’effet buzz de « Fireflies » se ressent surtout sur les premiers morceaux : « Shooting Star » en tête. Dire qu’il a fallu cinq compositeurs pour arriver à un air aussi évident, à ce lissage radiophonique qui est pourtant de qualité mais sans aucune âme... Le morceau n’aurait pas détonné sur un album de Katy PERRY aux côtés de « Fireworks ». De même que « Gold » et ses « oh-oh-oh-oh-oh » s’insèrerait à merveille sur le prochain album de Ke$ha.

Bien sûr, si on a aimé les précédents albums, on ne trouvera pas l'album inécoutable. La production reste impeccable et tout compte fait, le résultat est loin d’être mauvais mais on n’attendait peut-être pas ce côté commercial si prononcé chez OWL CITY.

On perçoit encore ça et là des reliquats de l’identité si originale du projet, notamment sur « Silhouette », un des deux morceaux composés et produits par YOUNG seul. Cette ballade mélancolique et rêveuse est sans aucun doute le plus beau morceau de l’album. Le second titre enregistré seulement par YOUNG est « Dementia », en duo avec Mark HOPPUS de BLINK-182, une chanson électro-rock étonnamment énergique, preuve incontestable qu’Adam se débrouille bien mieux en solo qu’entouré d’une armée de producteurs.

Enfin, quelques mots sur « Bombshell Blonde », morceau bonus, qui est la seule à vraiment se démarquer pour ses expérimentations électro audacieuses couplées à l’efficacité pop de YOUNG. Si seulement tout l’album avait été de cette trempe…

Au final, un album moyen qui contient son lot de morceaux agréables mais oubliables (« Gold », « Speed Of Love »), quelques chansons réussies (« Dementia », « Silhouette ») et des idées vraiment intéressantes à explorer pour la suite (« Bombshell Blonde ») ce qui monte à 2.5/5 la note de ce nouvel album d’OWL CITY. Cette fois-ci, j’arrondis à l’inférieur pour la démarche plus ou moins commerciale de l’ensemble. Adam, tu es capable de bien mieux.

Note réelle : 2.5/5

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   MOONDREAMER

 
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- Adam Young (chant, claviers, piano, célesta, guitare,…)
- + Musiciens Additionnels
- Mark Hoppus (chant)
- Carly Rae Jepsen (chant)
- The Minneapolis Youth Choir (chœurs)
- Keith Kenniff (contrebasse, synthétiseur, batterie)
- Dustin Sauder (guitare)
- Chris Charimachael (violon, alto, violoncelle)
- Matthew Thiessen (chœurs)
- Josh Crosby (chœurs, claviers, percussions)
- Mikkel S. Eriksen (guitare, basse, claviers)
- Tor Erik Hermansen (claviers)
- Kool Kojak (claviers)


1. Dreams And Disasters
2. Shooting Star
3. Gold
4. Dementia (feat. Mark Hoppus)
5. I'm Coming After You
6. Speed Of Love
7. Good Time (feat. Carly Rae Jepsen)
8. Embers
9. Silhouette
10. Metropolis
11. Take It All Away
12. Bombshell Blonde (bonus Track)



             



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