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- Style : Annie Lennox
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Dave STEWART - The Ringmaster General (2012)
Par ERWIN le 8 Octobre 2012          Consultée 1507 fois

Malgré un emploi du temps comparable à celui d’un premier ministre, Dave STEWART trouve encore l’énergie et le temps de sortir un nouvel album, un an à peine après son dernier bébé en date, l’excellent « The blackbird diaries ». Nous nous souvenons de l’extrême versatilité dont il avait su faire preuve en cette occasion, le guitariste rosbif a décidé d’aller farfouiller dans ses origines-?- ricaines encore plus profondément, si l'on en croit la photo qui orne l’opus du millésime 2012 . Il s’est transformé en yankee de fort belle allure ma foi… Mais c’est quoi finalement, un « Ringmaster général » ? Un LINCOLN du pétrole, ce haut de forme, cette barbe digne d’un Amish ? Une vraie gageure cette transformation radicale du cocompositeur de « Sweet dreams » ou de « Here comes the raina gain » en fier émule de PETTY, DYLAN ou SPRINGSTEEN, rien que ça…

Rythme soutenu de batterie compulsive, voix trafiquée en introduction de l’opus, le Rock enlevé de « I Got love » est en ligne directe des productions auxquels Dave nous a habitué depuis quelques années, entre ses albums solos et les productions diverses et variées de SUPERHEAVY ou Stevie NICKS. Bref, nous nageons dans une ambiance pop rock de bonne facture. Un joyeux saxophone vient mêler son bonheur à celui de Dave et de ses choristes. Ce n’est certes pas révolutionnaire mais l’ambiance y est. C’est l’éclate ! Autre rock sévèrement burné, le titre éponyme « The ringmaster general » est un vrai délice rythmique… Un morceau composé par un gamin de 60 printemps…Ca laisse rêveur…
« Just another fall » sonne carrément Yankee, je sais je vous avais déjà fait le coup pour le précédent opus, mais cette capacité qu’à l’anglais de s’imaginer américain est tout bonnement exceptionnelle, on jurerait un clone de Tom PETTY. –On se souvient d’ailleurs de leur collaboration en 84 sur « Don’t come around here no more », ya pas de hasard ! Même la voix singe le pote blondin sur le joli slow « A different man now ». Quelle rigolade tout de même quand on connait le pedigree du bonhomme…
Puis le riff de « Girl in a catsuit » déboule-on imagine bien la troublante rouquine Annie dans le fameux costard-, la gratte y est superbe, voyez plutôt cette wahwah qui fait se dresser les cheveux sur la caboche…Quel guitariste sous estimé !. On récupère à l’occasion un peu de grain british, comme si le lion se souvenait en cet instant qu’il n’est pas né au milieu des champs de blé du Kansas, mais bien en pleine Angleterre industrielle et victorienne. Un titre à la forte connotation Hard rock, agrémenté de superbes arrangements et de chœurs féminins puissants.

La country tranquille de « Slow motion N2 » achève de me convaincre que notre brave garçon a perdu en route tous les chromosomes qui ont fait de lui un des principaux créateurs de la New Wave…Damned ! C’est smooth… ?!? Ca donne envie de baisser la vitre pour sentir l’air des champs de blé du Nebraska flatter votre visage…En plein délire de corn belt, ce bon David… Mais ou peut bien se cacher le rosbif la dedans ?
On se doute bien que le titre de fermeture de l’album « A new song for Nashville », capitale de la country, ne saurait être un titre New Wave… On parie ? Le banjo et la rythmique empruntée à Willie NELSON sont à hurler de rire, mais c’est magnifique.

Nous avons aussi du slow sur cet album : le grand piano de « You took my love » rappelle les grands crooners ricains, même si la voix ne le fait pas vraiment – on sent toutefois des vibratos proche d’un John LENNON, pas si mal -, mais la mélodie est sympa, et le résultat franchement à la hauteur. « God knows you know » chanté avec Jess BAYLIN fait à nouveau revivre le grand Johnny – Tiens, tiens… D’ailleurs un autre angliche amoureux de la terre américaine…- L’ambiance énigmatique de « The ringmaster general » mixe ensuite toutes les influences de David, un chant à la limite du BOWIE, une instrumentation BEATLES, des arrangements traditionnels américains…Par Zeus ! Quel bordel !... Mais quel talent ! On retiendra le joli piano et la bottleneck sur « Drowning in the blues », chanté en duo avec Alison KRAUSS , pour une ambiance crépusculaire du meilleur effet.

La musique est toujours sympa, les mélodies jolies, les contributions vocales des invités – Stone, Baylin – toujours à la hauteur…Bon, n’est pas Annie LENNOX qui veut, mais l’ensemble a belle gueule En somme, tout est bon dans l’anglais émigré… C’est presque choquant tellement l’œuvre est aboutie et mature. Je pense pour ma part qu’il faut une culture musicale hors de pair pour en arriver à un tel achèvement. Certes, vous pourrez objecter que Dave n’est pas un chanteur de tradition, mais sa voix passe bien, et les compositions sont d’enfer. Pas un temps mort, aucune faiblesse malgré la diversité des thèmes abordés. C’est un 4 indéniable sur l’échelle de notation. De l’excellente musique !

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   ERWIN

 
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1. I Got Love
2. Just Another Fall
3. A Different Man Now
4. Drowning In The Blues
5. Girl In A Catsuit
6. Slow Motion Addict ?o 2
7. You Took My Love
8. God Only Knows You Know
9. The Ringmaster General
10. Story Or Success
11. A New Song For Nashville



             



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