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LOW ID - Discoverock (2012)
Par ERWIN le 15 Octobre 2012          Consultée 1203 fois

Il est toujours amusant d’aller chercher à l’autre bout du monde ce que l’on peut trouver dans notre bel hexagone. Pour le coup, me voila redevenu touriste dans mon propre pays en découvrant avec ravissement le groupe du jour, originaire de notre belle contrée savoyarde. M’est avis que voila une région ou la composition est facilitée par la beauté des paysages et des sentiments/sensations découlant de leur contemplation. Pas un groupe de petits jeunes, des mecs qui ont déjà vécu et dont la culture musicale passe de manière intense au travers de compositions taillées pour la réflexion plus que pour le headbanging, même si ce dernier ne sera pas interdit, loin s’en faut.

Le guitariste Yann Gilquin, maitre d’œuvre de ce premier opus, l’introduit sur le court instrumental « Discoverock (entrance) », et on sent immédiatement que notre homme se pose en esthète plus qu’en technicien, la pureté du son risque fort de vous attraper au cœur dès les premières notes comme ce fut mon cas, c’est onirique et très, très subtil… Ce coquin ne me servira pas de shred, c’est sur… Le titre sert d’intro à « Discoverock part I », titre éminemment mélodique et racé, ou les influences s’entrechoquent déjà pour notre plus grand bonheur. Nous y découvrons la voix grave et monolithique de Vincent Loisy, rappelant à moult égards l’immense Geoff Tate de QUEENSRYCHE –groupe disparu depuis quelques années…Ouais… -, comparez plutôt leur manière de crier, c’est saisissant. La musique est, elle, un condensé de PORCUPINE TREE et d’INCUBUS, avec quelques touches du groupe de Seattle précédemment cités…Tout cela pour dire que nous naviguons dans des sphères ou la sophistication est omniprésente.

Mais cessons dans l’instant de tourner autour du pot ! En effet, je vous intime l’ordre d’aller écouter sur le champ le chef d’œuvre de nos savoyards ! J’ai nommé le fabuleux « Alone », un titre d’une puissance rare malgré un ton atmosphérique de première bourre. Yann ne cherche jamais à y impressionner mais apporte couleur et chaleur au morceau en l’enrobant de superbes licks de guitare. Le refrain est de toute beauté. Les sentiments développés tournent ici autour de l’abandon et du désespoir certes, mais le résultat est magnifique.

L’esprit de Steven Wilson flotte de ci de là, sur les portions instrumentales de « A strange place call home », mais j’y retrouve aussi une petite touche des frères Cavanagh, ANATHEMA n’est pas si loin. Alors que « All lies behind » ou la jolie « The living world » me rappellent les velléités acoustiques de Mikael Akerveldt dans OPETH, et quel beau refrain sur « New horizon ». Soulignons en outre le superbe instrumental « The last day before the rest of my life », ou la guitare, sans rugir, se taille la part du lion.
On passe à un tout autre monde sur « Care enough » qu’on jurerait tiré des œuvres complètes de RAGE AGAINST THE MACHINE, comme si Tom Morello s’était joint au groupe l’espace d’un titre - et non des moindres ! -.
C’est tout à fait rafraichissant.
L’album s’achève comme il se doit sur « Discoverock part II », seul titre vraiment métallique, qui me replonge carrément à l’époque de « Operation Mindcrime » des QUEENSRYCHE, on croirait les grattes de De Garmo et les envolées lyriques de Tate… Bluffant… Quand on voit ce qu’est devenu le légendaire groupe de Seattle aujourd’hui...

Si je devais faire un titounet reproche, ce serait dans l’accent légèrement franchouillard de Vincent Loisy, chanteur de grande classe. Je reste toutefois admiratif devant l’approche infiniment originale des compos de LOW ID. Les savoyards méritent tout le soutien de leurs compatriotes, je vous engage donc vivement à faire connaissance avec eux.

Je penche donc vers une note sophistiquée, à l’image du skeud, un 3.75 arrondi au 4 sans la moindre hésitation.

http://www.lowidmusic.com/

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   ERWIN

 
  N/A



- Yann Gilquin (guitare)
- Vincent Loisy (chant)
- Jeremy Dubanchet (basse)
- Andreas Glanz (batterrie)


1. Discoverock
2. Discoverock Part I
3. All Lies Behind
4. The Living World
5. Alone
6. The Last Day Before The Rest Of My Life
7. New Horizon
8. A Strange Place We Call Home
9. Care Enough
10. The Letter
11. Discoverock Part Ii



             



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