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2012 Cardiac
 

- Style : Access To Arasaka, Syl Kougaï
 

 Label Hymen Records (152)

NEBULO - Cardiac (2012)
Par SASKATCHEWAN le 4 Février 2013          Consultée 1458 fois

Il y a des artistes comme ça, dont la discographie constitue un quasi-sans faute : chaque nouvelle sortie prolonge le confort douillet du fan sûr de son idole. Le Bordelais Thomas Pujols, alias NEBULO, soucieux du bien-être d’autrui, met un point d’honneur à sortir un très bon album tous les deux ans depuis 2006. Le dernier en date, Cardiac, ne déroge pas à la règle.

Ce qu’il y a de remarquable chez NEBULO, c’est son talent pour placer toujours le bon son au bon moment. Dans un genre qui a tendance à privilégier le fatras d’effets, sa retenue est plutôt bienvenue. C’est comme si chaque boucle, chaque pulsation, s’imbriquait naturellement dans un ensemble rigoureusement agencé. Cardiac, comme ses prédécesseurs, est un album qui se démarque avant tout par son intelligence.

Le disque le mieux construit ne va pas bien loin sans un petit supplément d’âme. Ce que certains appellent une atmosphère, et d’autres un style, NEBULO le déploie avec assurance. Cardiac côtoie les profondeurs et s’amuse avec les baleines, grâce à une production qui fait jouer à plein les effets étouffés et les sons lointains (« Octo »). L’océan est sombre, traversé de beats massifs et enveloppé de synthés évanescents (« Baïkal »). A moins que Cardiac le bien nommé ne soit qu’un voyage in vivo rythmé par les battements du cœur (« Quenz »)…

Comme toute belle mécanique, la musique de NEBULO est froide. Froid ne veut pas dire sans âme : les icebergs ont du caractère, et le samogon sorti du congélo encore plus. Pour ceux que les engelures terrifient, Thomas Pujols s’est amusé à noyer ses glaçons dans des percussions tribales (« Asht »). « Mu » est le seul morceau décousu (en apparence) de l’album : les cliquetis hésitent ; les basses tournoyantes couvrent le lent éveil des synthés. Le disque oscille constamment entre fascination et répulsion pour la technologique : les beats sont tour à tour attachants (« Red kosh ») et menaçants (« Arcadic »).

Le morceau le plus réussi, « Fragm », propose un va-et-vient incessant d’effets sonores. Ce travail remarquable est soutenu par une rythmique presque hip-hop qui apparaît, disparait et réapparaît à l’envie. Une boucle esseulée profite du silence des machines pour pousser sa plainte, avant d’être de nouveau absorbée par les basses. Fascinant !

Cardiac n’est pas ni un album révolutionnaire, ni une œuvre franchement expérimentale. Peut-être NEBULO aurait-il gagné à s’aventurer sur des sentiers un peu moins courus, surtout après quatre albums aussi réussis dans un genre où il est aussi dur de se renouveler. Reste un très bon album, comme attendu, une réalisation d’une beauté rare qui confirme qu’on peut encore produire de l’IDM de haute volée en 2012.

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- Thomas 'nebulo' Pujols (tout)


1. Octo
2. Asht
3. Redkosh
4. Quenz
5. Mu
6. Baïkal
7. Fragm
8. Arcadic
9. Smax
10. Icon



             



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