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MY BLOODY VALENTINE - M B V (2013)
Par SUNTORY TIME le 12 Avril 2013          Consultée 1672 fois

Avril 2005, Cité du Vatican. Joseph Ratzinger vient d’être intronisé comme nouveau Pape, et c’est alors qu’un évènement important se produisit. Alors que le désormais nommé Benoît XVI fêtait son intronisation dans une soirée privée, entouré des principaux cardinaux et où coulait en abondance le vin de messe, l’assemblée vaticane se leva et demanda en chœur au nouveau Pape de lancer un pari idiot.
Le père Benoît, plus habitué aux bières teutonnes qu’au vin italien, se leva de son Saint Trône et lança à l’assemblée, sous les voûtes de la prestigieuses Chapelle Sixtine, ces paroles restée longtemps secrètes : « Moi, Benoit XVI, je fais le pari que je démissionnerai de mes saintes fonctions si le groupe MY BLOODY VALENTINE sort un nouvel album ! »
La foule des prélats explose de rire tant ce pari idiot semble impossible. Mais c’est la tradition chez les vaticanistes, qui ne manquent pas d’humour ; Jean-Paul II avait parié que son pontificat durerait plus longtemps que la carrière des ROLLING STONES, et Jean-Paul Ier qu’il avait l’Avenir devant lui…

En 2008, premier choc, MY BLOODY VALENTINE se reforme, avec le line-up de la légende, le génial Kevin Shields, la fascinante Bilinda Butcher, ainsi que Colm O’Ciosoig et Debbie Googe. Et Shields d’annoncer la sortie d’un nouvel album, commencé en 1996 est laissé inachevé depuis. L’angoisse devient réelle au Vatican, Benoit XVI sachant que son pontificat ne tient désormais qu’un à fil. Il se rassure en se disant que Axl Rose annonçait bien son Chinese Democracy pendant près de 15 ans. Ce nouvel album des MBV pouvait encore bien mettre 15 ans à finir leur fichue galette, et d’ici là le Seigneur l’aurait peu être rappelé à lui…

Un beau jour de Février 2013, le nouvel album de MY BLOODY VALENTINE est disponible sur le site Internet officiel du groupe. Une semaine avant, Kevin Shields avait annoncé que ce nouveau disque, intitulé sobrement M B V, allait être diffusé d’abord en numérique, puis en format physique en Mars. Le Miracle ultime est arrivé, le disque le plus attendu de l’humanité, l’héritier de Loveless, était enfin né, réel, écoutable … Un Miracle.
Etant fidèle à ses principes, Benoit XVI remet donc sa démission, créant un grand bouleversement au sein du monde chrétien, comme on a pu le constater, mais dont les vraies raisons nous étaient jusqu’alors inconnues.

M B V… les initiales du groupe… franchement ils ne se sont pas foulés pour le titre. C’est un peu limité après 22 ans d’attente. Mais on fera abstraction de ce détail pour se pencher sur le contenu. Il faut savoir que ces 9 titres ont été crée au final peu de temps après Loveless, mais on mis un temps fou à trouver leur forme ultime actuelle. Niveau qualité sonore, rien à redire, la production est remarquable, et on retrouve avec une joie réelle ces guitares distordues et saturées qui ont fait de MY BLOODY VALENTINE ce groupe si novateur et mythique. Dés « She Found Now », les baffles tremblent de toute part tant le son de ces guitares est puissant. Le Shoegaze n’est pas mort, on le retrouve bel et bien sur ce titre, ainsi que sur le lourd et puissant « Who Sees You », titre le plus proche de l’esprit de Loveless, et le barré « In Another Way ». Oui, sur ces titres, les guitares se déchaînent.
Mais…

Oui, le Mais est inévitable, aussi redouté que menaçant… après 22 ans d’attente, ça peut se comprendre. Car oui, M B V est bien l’album le plus attendu de ces dernières années, MAIS… il n’est pas le chef d’œuvre annoncé. Car si les trois titres cités plus haut sont de vraies merveilles où les murmures de Shields et surtout de Bilinda Butcher nous rendent nostalgiques, ça pèche un peu sur les autres, à différents niveau, et sans rendre aucun morceau mauvais, je tiens à rassurer les lecteurs. « Only Tomorrow » est un titre parfait entre musique sévèrement burnée et chant infiniment délicat de l’ange Bilinda. Mais le titre traîne un peu sur la longueur. « If I Am » est agréable, mais reste au final un des morceaux les moins marquants de l’album. « Wonder 2 » est un des morceaux les plus novateurs du disque, presque électro par moment, mais sa place en fin de disque ne lui correspond pas du tout ; de ce fait M B V parait comme un album encore inachevé … après 22 ans d’attente. Merde quoi ! Par contre, je ne saurai pas aussi critique que tout ce que j’ai pu lire à propose de « Nothing Is » qui est un instrumental avec un seul riff de guitare répété en boucle sur un riff rapide et agressif, et au final très énergique et entraînant. Quand à « New You », son côté positif en fait un morceau des plus réussi, guitares et basse s’associant pour donner à cette chanson un rythme très agréable et prenant. Un titre efficace pour être de bonne humeur.
Reste « Is This And Yes », bizarre litanie au son du seul orgue, où le charme de Bilinda Butcher se fait moins efficace, ce qui est rare. J’ai personnellement l’impression d’écouter un titre inachevé, encore une fois.

Il est une erreur à ne pas faire, mais que l’on fera tous, et moi le premier. C’est comparer M B V à son illustre prédécesseur, Loveless. L’une des grandes forces de Loveless, c’était ces enchaînements entre chaque titre, ces pont et transitions magique et tonitruantes à la fois. Sur M B V, chaque titre est indépendant de l’autres, sans continuité, sans grandes recherches musicales. M B V est un album beaucoup plus sobre que le grandiloquent Loveless, mais on peut le rapprocher davantage à un Isn’t Anything en plus lent est paisible. Car même dans ces moments ultra saturés, M B V reste un album serein, loin de la fureur douloureuse de Loveless, encore une fois… Et puis les titres de M B V sont dans un ordre assez difficile à comprendre. L’instrumental « Nothing Is » aurait fait une superbe intro, et permis à l’auditeur de rentrer de façon plus enthousiaste dans le disque. Quand à « Wonder 2 », je me répète en affirmant qu’il n’a vraiment pas sa place comme titre de fin.

Ceux qui espéraient un Loveless du XXIème siècle resteront cruellement sur leur fin, malgré les qualités indéniable de ce nouvel opus. Le son est magique et on n’imagine pas que plus de deux décennies le sépare de son prédécesseur. MY BLOODY VALENTINE est de retour, et on peut espérer beaucoup pour la suite de son aventure.

M B V n’est au final ni le chef d’œuvre tant espéré, ni le ratage terriblement redouté, bien au contraire. Il y aura les déçus, il y aura les enthousiastes, mais la majorité des auditeurs couperont la poire en deux. Car oui, M B V est tout simplement un bon album.

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   SUNTORY TIME

 
   SEIJITSU

 
   (2 chroniques)



- Kevin Shields (chant, guitares, programmation)
- Bilinda Butcher (chant, guitares)
- Debbie Googe (basse)
- Colm O’ciosoig (batterie)


1. She Found Now
2. Only Tomorrow
3. Who Sees You
4. Is This And Yes
5. If I Am
6. New You
7. In Another Way
8. Nothing Is
9. Wonder 2



             



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