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DREAM POP / SHOEGAZE  |  STUDIO

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1992 Spooky
1994 Split
1996 Lovelife
2016 Blind Spot
1990 Gala
 

- Membre : Pale Saints
 

 Guide Shoegaze (167)

LUSH - Split (1994)
Par SEIJITSU le 17 Juillet 2013          Consultée 1461 fois

Dès les premières notes de « Light From a Dead Star », on sent que quelque chose a changé. Fini la reverb maousse de Robin Guthrie, le son de LUSH s'est grandement aéré et les chansons en deviennent plus directes par conséquent. Le groupe a eu la bonne idée de produire lui-même son second album avec l'aide de Mike Hedgeset et le tout sera mixé par Alan Moulder, ce qui est un très bon choix.

Mais Split n'est pas un Spooky mieux produit, c'est un album supérieur à ce dernier et sur tous les points ! Puisqu'il est plus varié et possède de meilleures chansons.

Pourtant, Split fera un vrai four alors que Spooky s'était plutôt bien vendu à sa sortie. La raison ? Le snobisme des critiques avait fait son œuvre : le shoegaze était décidément une musique bien trop en décalage avec l'image que le rock est censé avoir. Pas assez glamour, ni assez trash pour séduire, alors que de l'autre côté de l'Atlantique, le succès du grunge n'était plus à démontrer.

Ce contexte explique beaucoup de choses dans l'histoire de LUSH, notamment la suite de leur parcours, mais aussi la réussite de ce disque summum. Coincé entre le déclin du shoegaze et l'apogée de la britpop, Split pioche un peu partout et récupère beaucoup d'ingrédients à son compte. L'indie pop des années 80 avec « Kiss Chase » (dont Miki Berenyi et Emma Anderson étaient très friandes), des lignes de basse post-punk (« Undertow »), les traditionnelles guitares noisy et des mélodies très efficaces (« Hypocrite ») qui feront les choux gras de groupes britpop comme SUPERGRASS.

Cela rend les critiques des journalistes d'autant plus incompréhensibles. Parce qu'elles reprochaient à LUSH de ressortir le même disque connoté à la COCTEAU TWINS alors qu'il s'agit en réalité de leur plus ambitieux ! Autre détail qui prouve leur surdité, la présence de deux monolithes dépassant les 7 minutes: « Desire Lines » et « Never-Never ». La première est tellement lente qu'elle se rapproche du slowcore et la seconde possède une force émotionnelle rare (notamment dans les dernières minutes avec ses violons). Mais le sommet de l'album, c'est « Undertow ». Leur meilleure chanson car la plus aboutie et la plus profonde. Les voix sont encore plus sidérantes que d'habitude (ce qui est un exploit à souligner) et la fin du morceau est à glacer le sang tellement il atteint des sommets de beauté...

Après s'être autant décarcassé pour sortir un album de ce calibre, LUSH baissera les bras et fera ce qu'on attend de lui: un album léger et efficace. Mais il reste ce Split en héritage et cela est amplement suffisant pour constater que ce n'était pas juste le dernier groupe à la mode du label 4AD. Il n'est rien d'autre que l'auteur d'un des meilleurs albums de rock féminin existant.

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   SEIJITSU

 
  N/A



- Emma Anderson (guitare, chant)
- Miki Berenyi (chant, guitare)
- Phil King (basse)
- Chris Acland (batterie)


1. Light From A Dead Star
2. Kiss Chase
3. Blackout
4. Hypocrite
5. Lovelife
6. Desire Lines
7. The Invisible Man
8. Undertow
9. Never-never
10. Lit Up
11. Starlust
12. When I Die



             



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