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50 CENT - Before I Self Destruct (2009)
Par GLADIUS le 30 Septembre 2013          Consultée 1857 fois

Quand on va faire un tour sur la page Wikipedia de 50 CENT, on remarque dès la 2ème ligne qu'il est considéré comme étant un homme d'affaires dans ses activités principales. Et même si le travail du chroniqueur est de critiquer l'album et non le personnage, ce statut d'homme d'affaires paraît un poil malvenu et irritant quand on cherche à écouter un artiste hip-hop. Quoiqu'il en soit, notre rappeur est de retour en studio, suivant sa moyenne d'un album tous les deux ans. Before I Self Destruct est la nouvelle galette du New Yorkais.

L'album se présente un peu plus discret et moins racoleur que ses prédécesseurs, en effet pour une fois on évite les tablettes de chocolat – qui soit dit en passant son probablement une des raisons du succès du rappeur – et l'on se rapproche de la pochette du 3ème album, Curtis, qui avait le mérite d'être plus épuré et moins “bling-bling je veux du fric” que ses deux ainés. Içi donc on a juste le droit au visage du rappeur, qui est à moitié brûlé, il veut surement faire référence au titre et à sa propre destruction. Il est nécessaire de souligner que l'album devait sortir en même temps que Relapse d'EMINEM, mais a été repoussé. Fifty dit qu'il ne voulait pas de concurrence médiatique, je penche plutôt pour la crainte de se faire effacer par un rappeur bien plus influent à la carrière presque parfaite, qui soit dit en passant est l'une des raisons du succès de notre New Yorkais. A noter aussi qu'un coffret de l'album sorti un peu plus tard nous propose un film, du même titre, réalisé, écrit et produit par notre cher Fifty qui a aussi le rôle principal. Film qui, vous vous en doutez probablement, parle de crimes et de vie dans le ghetto. On a vu plus original, mais il est sympa.

Après cette longue introduction relatant le contexte et les conditions de sortie de cet album, il est temps de s'attaquer au contenu. Et si il y a bien quelque chose pour lequel on ne peut pas critiquer 50 CENT, c'est bien la qualité quasi-parfaite des premières chansons de ses albums. “The Invitation” en est la preuve, et en résulte un des titres les plus efficaces et les mieux ficelés qu'il m'ait été permis d'écouter de la part du rappeur. Une claque dès le premier morceau, qui donne envie de continuer, voyez par vous même, cette instru délirante, ce flow bien propre à Fifty et (par moments) sympathique, et ce refrain sorti d'outre-tombe pour venir défier la concurrence avec classe et détermination. Le sample de Michael JACKSON dès le second titre paraît inapproprié sur la fiche, mais rend plutôt bien avec un “Then Days When By” efficace bien qu'un poil mou et ayant un refrain peu convainquant. “Hold Me Down” et son refrain accrocheur possède un potentiel assez flagrant, très loin du 50 CENT des deux premiers albums.

Notre rappeur n'en finit plus de nous prendre à revers, là où l'on n'attend plus grand chose de lui qu'un simple hit-maker pour les discothèques, on découvre un artiste qui revient plus mature, plus professionnel et plus posé encore que sur Curtis, qui était déjà un grand pas vers le “rap-audible” pour notre Fifty. “Strong Enough” et son instru à l'ambiance calme et douce ne me contrediront pas : le rappeur a muri. Et fichtre, il va même jusqu'à nous surprendre en reprenant l'un des plus grands voir LE plus grand classique hip-hop, un morceau qui met tout le monde d'accord, j'ai nommé “Rappers Delight” des SUGARHILL GANG. Ça donne “Gangsta's Delight”, morceau qui va très certainement partager l'auditoire : si l'on s'attend a une pâle reprise du classique des années 80, c'est foiré. On a ici affaire à un morceau bien personnel, sauce Fifty au rendez vous, beat faisant résonner au possible les basses, pour moi c'est tout bon.

Ce qui est le plus impressionnant dans ce Before I Self Destruct, c'est que les titres prévus pour séduire – autrement dit, les singles de promotion – sont les plus mauvais de l'album. En effet, même s'il y a une petite étiquette sur la pochette nous prévenant la présence de “Baby By Me” (mauvais et tellement prévisible..), “Do You Think About Me” et “Ok, You're Right”, une écoute de l'ensemble de l'album va très rapidement prouver que ce sont les morceaux les plus nazes de la galette, prévisibles et vides de sens.
Donc oui, 50 CENT a très certainement mûri, reste à savoir si il va continuer dans la bonne voie ou retourner dans le rap si facile et à la limite de l'audible comme nous l'a proposé son album The Massacre. En attendant, on remet en boucle un “Psycho” avec la participation réussie d'EMINEM, un “The Invitation” à la pêche inégalable ou encore un “Gangsta's Delight” au étonnant qu'il est ambitieux. Un bon gros 3,5 bien mérité, arrondi à 3/5 pour punir les titres de promotions franchement mauvais.

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   GLADIUS

 
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- Curtis Jackson (rap, producteur exécutif)
- Michael Clervoix (producteur exécutif)
- Mark Batson (claviers)
- Dawaun Parker (claviers)
- Trevor Lawrence (claviers)
- Mike Elizondo (claviers)
- Marshall Mathers (rap, invité)
- Ne-yo (chant, invité)
- Khalil Abdul-rahman (claviers, batterie)
- Pranam Injeti (guitare, basse)


1. The Invitation
2. Then Days Went By
3. Death To My Enemies
4. So Disrespectful
5. Psycho (feat Eminem)
6. Hold Me Down
7. Crime Wave
8. Stretch
9. Strong Enough
10. Get It Hot
11. Gangsta's Delight
12. I Got Swag
13. Baby By Me (feat Ne-yo)
14. Do You Think About Me
15. Ok, You're Right
16. Could've Been You (bonus)



             



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