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GREY KINGDOM - Light, I'll Call Your Name Out Darkness (2013)
Par GEGERS le 26 Août 2013          Consultée 766 fois

Des nombreux amateurs de riffs et de distorsions devenus poètes acoustiques, Spencer Burton est sans aucun doute celui qui a mené le concept le plus loin. Comme nombre de ses pairs, le guitariste a, à la fin des années 2000, ressenti le besoin de délaisser le rock alternatif énergique de son groupe Attack In Black (quatre album entre 2005 et 2009) pour se lancer dans une carrière solo, sous le nom de GREY KINGDOM. Avant lui, Eddie Vedder (Pearl Jam), Glen Hansard (The Frames) ou Chuck Ragan (Hot Water Music) avaient déjà tenté la grande aventure folk acoustique loin de leur groupe principal. Mais là où les artistes précités conservent, en solo, des éléments familiers (une énergie rock, une rugosité instrumentale ou vocale), Spencer Burton semble décidé, comme il l'a déjà montré sur ses trois précédents opus, à se reconstruire entièrement, à présenter une facette totalement inédite de sa personnalité et de son univers musical. Une redécouverte de l'artiste en somme, quelque part entre gris clair et gris foncé.

Le folk de GREY KINGDOM est assez peu coloré, à l'image de sa pochette. S'il est question d'amour, GREY KINGDOM traite surtout de sa perte et de son absence. Intégralement acoustique, porté par la voix claire de l'artiste et, à l'occasion, agrémenté d'un violon et de quelques choeurs délicats, l'album n'est pas dénué d'intonations mystiques ("I don't believe in God", nous dit Spencer Burton sur "End of god") qui lui confèrent une dimension supplémentaire, loin des bleuettes d'amour déçu que l'on subit régulièrement. Reste que, s'il est souvent désabusé, parfois mélancolique, le folk ici proposé n'est en aucun cas dépressif, et laisse poindre de temps en temps un léger rayon de lumière ("Place to call home") qui rend le gris plus clair, et barre le visage de l'auditeur d'un large sourire.

Dans son entièreté, l'album reste simple, somme toute prévisible, et pas vraiment ébouriffant, même si l'on ne peut qu'être happé par certaines lignes mélodiques particulièrement bien senties ("Imminent failure", "Field song"). Sans prétendre être novateur, GREY KINGDOM dégage un feeling 70's, qui n'est pas sans rappeler un autre artiste contemporain oeuvrant dans un style similaire, The Tallest Man on Earth. Le défi principal de l'album, rendre intéressant sur la durée ce folk lent, méditatif et contemplatif, est remporté. Mais en restant cantonné dans des nuances sombres, l'artiste peine à rendre palpitante la reproduction des écoutes, et l'album tend, malheureusement, à se rendre moins intéressant au fil que ces dernières se multiplient. Néanmoins, pour qui souhaite découvrir une facette sombre (mais pas trop) du folk contemporain, Light I'll Call Your Name Out Darkness est un album recommandable, qui doit beaucoup à la tendresse vocale et aux textes de son géniteur.

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- Spencer Burton (chant, guitare)


1. End Of God
2. Imminent Failure
3. Blue Bird
4. Like The Wolf
5. Dark Passing Of Words
6. Dark Passing Of Love
7. Broken Beds
8. Place To Call Home
9. Field Song
10. Not Holy, Not Love, Not Light
11. Light, I’ll Call Your Name Out “darkness”



             



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