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STRAMASH - The Lion Rises (2013)
Par GEGERS le 18 Septembre 2013          Consultée 780 fois

Les choses s'étaient plutôt bien passées en 2012 pour les Écossais de STRAMASH qui, avec un premier album bien construit et exécuté, avaient su gagner le cœur de nombreux amateurs de rock celtique à tendance punk. Si le groupe est allé un peu vite en besognes en s'autoproclament "meilleur groupe folk/rock celtique en Ecosse" (il ne faut pas pousser, le pays compte nombre d'autres talents de qualité), le groupe a su, en live notamment, séduire les foules. Ne restait donc qu'à finir le boulot et confirmer le potentiel du quintet avec un deuxième album imparable. Manque de chance, ce n'est pas tout à fait ce scénario que nous propose STRAMASH.

La première faiblesse du groupe, qui transparaît sur ce The Lion Rises à la fort belle pochette, est un manque évident de confiance en soi. Pourquoi diantre ne propose-t-il que trois compositions originales, alors que justement ce sont celles-ci qui tirent l'album vers le haut et lui confèrent l'essentiel de son intérêt ? "The Stramashannach", une pièce rock celtique très énergique, portée par une cornemuse prédominante et à la rythmique presque tribale, se fait tout bonnement incroyable de réussite, tout comme le morceau-titre, "The Lion Rises", dont la flûte introductive et l'ambiance légère, très eighties dans l'âme, dispose d'un côté Oysterband vraiment sympathique. Enfin, "Fade To Grey", véritable leçon de rock celtique, dotée d'une guitare acoustique entraînante et d'une mélodie imparable, vient confirmer le talent de compositeurs de ces cinq Ecossais qui semblent favoriser l'hédonisme à l'établissement d'un plan de carrière : "Merci à vous d'avoir acheté cet album, sachez que 80% de l'argent que vous avez investi va finir dans notre estomac sous forme de bière", nous dit le groupe dans le livret. Signe d'une paresse préjudiciable ?

Car les reprises et réinterprétations de morceaux traditionnels ne sont pas vraiment emballants. Parmi les plus connus, "Rebels" et "Nancy Whisky" font leur petit effet, et feraient taper du pied un cul-de-jatte. Retenons également "The lamentation of a marooned sailor", sympathique reprise de Ye Banished Privateers qui prévaut grâce à une mélodie fort bien sentie. Le reste tombe quelque peu à plat, la faute principalement à un chanteur qui peine à insuffler de l'émotion et des nuances dans sa voix, et se fait parfois lassant et peu convaincant. "Wellyboot song", la ballade "Maids When yer young" et "Farewell tae Sicily" ne font ainsi pas grande impression, et l'on en vient à zapper systématiquement ces reprises un poil faiblardes.

Si STRAMASH est à deux doigts de la confirmation, le groupe rate le coche à cause d'un manque d'investissement personnel (le groupe est en mesure de composer des titres de grande qualité, nous en avons la preuve !) et la faute à un chanteur trop monocorde qui amoindrit l'impact de l'album. Reste un opus bien ficelé qui s'inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur.

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- Andrew Jackson (guitare, mandoline, chant)
- Andrew Lowrie (batterie)
- William Maxwell (basse)
- Michael Gilfeather (guitare)
- Ian Alexander Marr (cornemuse, flûte)


1. Trooper And The Maid
2. Wellyboot Song
3. The Lamentation Of A Marooned Sailor
4. The Stramashannach
5. The Lion Rises
6. Nancy Whisky
7. Maids When Yer Young
8. Fade To Grey
9. Farewell Tae Sicily
10. Rebels



             



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