Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE ELECTRONIQUE  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Edgar Froese , Manuel GÖttsching , Ashra
- Style + Membre : Tangerine Dream

Peter BAUMANN - Romance 76 (1976)
Par ARP2600 le 11 Janvier 2014          Consultée 1779 fois

Quand on est fan d'un groupe, on peut être tenté de s'aventurer dans les carrières solo des membres. En ce qui concerne Tangerine Dream, c'est forcément celle de leur leader incontestable Edgar Froese qui vient à l'esprit, sans oublier que Klaus Schulze a également été membre brièvement en 1969. À part ces deux-là, on se tournera éventuellement vers Peter Baumann, qui a sorti quatre disques entre 76 et 83, deux de musique électronique style école de Berlin, les deux autres plutôt new wave/électropop. Il a ensuite fondé un label, ayant notamment publié Tangerine Dream eux-mêmes.

Si cette carrière solo n'est guère connue, c'est parce qu'elle n'est pas extraordinaire dans l'ensemble, il faut bien l'avouer. Seul le premier album, Romance 76, sorti avant que Baumann quitte le groupe, est vraiment intéressant. Enfin bon, une belle œuvre, c'est toujours ça de pris. On peut même dire que Baumann semble ici plus à l'aise en solo que Froese, il réussit mieux à coordonner ses instruments, propose un son très propre, très épuré, il exploite fort bien sa panoplie sonore. La musique proposée ici semble très naturelle, pourtant l'écoute du second album, Transharmonic Nights, par moments fort indigent, montre qu'il est très facile de rater une telle recette.

Au menu, donc, des motifs séquencés, des rythmes appuyés et réguliers, mais aussi des mélodies évidentes. La musique est électronique, essentiellement jouée au synthétiseur, avec tout de même un peu de mellotron et du piano électrique pour les mélodies de « Romance » et « Phase by phase ». Une curieuse exception cependant, le début de la deuxième face, « Meadow of Infinity (Part 1) », est joué avec la participation de musiciens de l'orchestre philharmonique de Munich, essentiellement des violons. On peut dire aussi que le son de ce disque est fort sec, avec peu de résonance, l'ambiance est froide.

Pour décrire plus précisément le contenu de ce Romance 76, plus de comparaisons avec Tangerine Dream s'imposent... les sons employés par Baumann sont les mêmes que sur Stratosfear ou Sorcerer. Avant tout, cet album prouve que Peter Baumann a sans doute été le seul vrai rival d'Edgar Froese dans toute l'histoire de TD. Si Johannes Schmoelling et Paul Haslinger ont chacun apporté une belle touche au style du groupe, si Chris Franke en a été la cheville ouvrière, seul Baumann s'est imposé à ce point. Sur Stratosfear, album que j'estime moyen, la musique est instable à cause de cette double identité, Macula Transfer et Romance 76 permettant de comprendre les deux facettes.

Romance 76 est peut-être le meilleur des trois disques, car la propreté du son le rend plus intemporel, il faudrait plus le rapprocher de Rubycon, mais en plus facile, en moins rêveur. Toutes les plages sont belles, la première face étant «conventionnelle» et la deuxième plus aventureuse. Le disque dure à peine 33 minutes mais il vaut le détour. Les morceaux les plus réussis sont sans doute le premier et le dernier, «Bicentennial Present» (1), avec sa belle mélodie de synthé, et « Meadow of Infinity (Part 2) », très mystérieuse et sombre «à la Sorcerer», avec une montée en puissance des plus réussies.

Ce disque restera, par défaut, le chef d'oeuvre de Peter Baumann. On peut dire qu'il est presque parfait mais il est évident que l'aridité du son pourra en rebuter plus d'un. Comme quoi il n'a pas fallu attendre l'arrivée du numérique pour pouvoir proposer quelque chose de glacial. D'autres le trouveront comme moi attachant voire fascinant. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'une des contributions berlinoises importantes de cette deuxième moitié des années 70.

(1) Ce morceau s'appelle « Bicentennial Presentation » sur la version CD et la compilation Phase by Phase de 1996. De plus, le vinyle indique une durée de 18 minutes pour la seconde face alors que la suite «Maedow of Infinity», qui semble tout-à-fait complète en CD, n'y dure que 14 minutes.

A lire aussi en MUSIQUE ELECTRONIQUE par ARP2600 :


TANGERINE DREAM
Jeanne D'arc (2005)
Un td récent et convaincant, bonne surprise.




TANGERINE DREAM
Exit (1981)
Beauté froide

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez





 
   ARP2600

 
  N/A



Non disponible


1. Bicentennial Present
2. Romance
3. Phase By Phase
4. Meadow Of Infinity (part 1)
5. The Glass Bridge
6. Meadow Of Infinity (part 2)



             



1999 - 2019 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod