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KINGS OF LEON - Mechanical Bull (2013)
Par A.T.N. le 16 Décembre 2013          Consultée 1789 fois

C'était prévisible. L'autoroute qui part du talent et se dirige vers les pantoufles, empruntée par tant d'artistes engourdis par le succès, a vu son asphalte chauffée par les pneus des KINGS OF LEON. L'impression de confort sans risque laissée par l'album précédent devient avec Mechanical Bull une réalité écrasante. Tous les fans de la fratrie l'ont senti venir, la douleur s'en trouve atténuée.

Ceux qui aiment la voix de Caleb retrouveront ce grain inimitable de hyène blessée, le rock envoyé derrière pourrait faire croire à une continuité... mais le diable est dans les détails. Non seulement le son abandonne une nouvelle partie de son agressivité, mais l'écriture s'est considérablement appauvrie - si c'était encore possible. Pire, on n'entend plus aucune folie, plus aucun excès. Les suites d'accord semblent avoir déjà été entendues dans leurs morceaux d'avant, ils semblent appliquer une recette (qui marche...) sans se soucier de l'originalité de la mélodie ou de l'efficacité de telle ou telle séquence. Finis les épatants "Closer" ou "Cold Desert" qui côtoient les purs tubes comme "Sex On Fire", finies les ambiances moites et poussiéreuses d'un "Knocked Up" ou la furie d'un "Black Thumbnail", les Followill semblent assurer un train de fonctionnaires.

Exemples ?

"Rock City" ou "Family Tree" sont pépères comme tout, le son est limite pantouflard, les accords convenus et sans âme. Un morceau comme "Don't Matter" déroule sans se fouler un schéma connu d'avance, où le batteur pourtant assez génial se contente d'un minimum syndical, pendant que les guitares déploient des riffs sans conviction. Même un "Temple", jugé fédérateur puisqu'ils l'ont désigné comme single, peine à emporter l'adhésion malgré son refrain potable.

Depuis que nous avons encensé leurs morceaux plus lents, les Followill se sont dit qu'ils tenaient le bon filon, mais sur "Beautiful War", entre autres, pas de tension particulière ou d'ambiance malsaine et chargée, de simples accords majeurs arrangés comme on arrange la table du dimanche, mécaniquement. Idem pour "Wait for Me", qu'on sent tellement calibrée qu'elle ferait presque penser à de la variété, ce qui est un comble pour ce groupe capable de provoquer des ouragans vocaux et électriques. Et que dire des violons qui dégoulinent sur "Comeback Story" ? Une mauvaise blague, sans doute.

Ne surnage donc que le morceau d'ouverture, "Supersoaker", dont le gimmick soutenu par une basse bien découpée fait un bon job accrocheur. Mais pas de quoi se relever la nuit.

A oublier.

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   A.T.N.

 
  N/A



- Caleb Followill (chant, guitares)
- Matthew Followill (guitares)
- Nathan Followill (batterie)
- Jared Followill (basse)


1. Supersoaker
2. Rock City
3. Don't Matter
4. Beautiful War
5. Temple
6. Wait For Me
7. Family Tree
8. Comeback Story
9. Tonight
10. Coming Back Again
11. On The Chin



             



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