Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


MANIC STREET PREACHERS - Futurology (2014)
Par KORAMA le 11 Octobre 2014          Consultée 1026 fois

“We’ll come back one day / We never really went away went away / One day we will return / No matter how much it hurts and it hurts”

Lors de la sortie de Rewind The Film l’année dernière, les MANIC STREET PREACHERS affirmaient avoir enregistré de quoi faire un deuxième album. On pouvait en douter tant les deux albums précédents s’étaient avérés assez poussifs, sans réelle fougue et avec un songwriting plus qu’aléatoire. On était d’ailleurs bien content qu’ils sortent cette petite merveille apaisée que constituait Rewind The Film. Et bien, dix mois après, on doit bien avouer qu’on avait tort. Et pas qu’un peu. Les Manics reviennent en force avec ce Futurology incisif.

Que ça fait du bien de les retrouver en si grande forme ! Ils nous proposent avec cet album l’antithèse de Rewind The Film, à savoir un album plein d’électricité, d’énergie, de lyrisme et de hargne. C’est bien simple, on pense à Holy Bible, à Everything Must Go, à This Is My Truth. Mais en même temps, c’est différent, la musique adoptant un coté glacial new wave par l’utilisation quasi systématique de claviers, comme si Berlin leur avait fait ressentir les vibrations du duo Bowie-Eno. D’ailleurs, comme à leur habitude depuis quelques albums, les Manics convoquent d’autres voix, et l’une d’elle, Nina Hoss, s’exprime dans la langue de Goethe sur le martial “Europa Geht Durch Mich”. Glaçant.

Dans la catégorie des titres à la bravoure retrouvée, citons “Walk Me To The Bridge”, conquérante, la bien nommée “Let's Go to War’, menaçante à souhait et qu’on croirait tirée des sessions de Holy Bible, “Sex, Power, Love and Money”, titre dansant gorgé de guitares bravaches et d’un refrain taillé pour les stades, ou encore “Misguided Missile”.

Mieux encore, les Manics ont retrouvé l’envie d’expérimenter, en témoigne le jeu sur la reverbe gate de “Between the Clock and the Bed”, pop song à la mélodie irresistible. Ils innovent aussi en proposant deux instrumentaux de haute volée. “Dreaming a City (Hugheskova)” ne ferait pas tâche sur un album des années 80 un peu blafard, du genre Simple Minds première période. Quant au final “Mayakovsky”, il joue les montagnes russes sur des faux airs de surf music déglinguée et gonflée aux psychotropes piqués chez Primal Scream.

Enfin, au delà des morceaux de bravoure, ils savent aussi calmer le jeu et montrer une certaine douceur, comme sur le splendide “The View from Stow Hill”, sorte de ballade acoustique et atmosphérique sur fond de beat électronique, qui semble faire la jonction avec Rewind The Film.

Le festin est complet, la surprise totale - ce qui demandera quelques écoutes pour assimiler la chose - , la réussite évidente. On tient bien un nouvel album majeur du groupe qui semble avoir trouvé une deuxième jeunesse.

Et c’est une sacrée bonne nouvelle.

Note réelle : 4.5

A lire aussi en ROCK par KORAMA :


WEEZER
Everything Will Be Alright In The End (2014)
Rivers Cuomo va mieux.




MANIC STREET PREACHERS
Gold Against The Soul (1993)
La tristesse durera


Marquez et partagez





 
   KORAMA

 
  N/A



Non disponible


1. Futurology
2. Walk Me To The Bridge
3. Let's Go To War
4. The Next Jet To Leave Moscow
5. Europa Geht Durch Mich
6. Divine Youth
7. Sex, Power, Love And Money
8. Dreaming A City (hugheskova)
9. Black Square
10. Between The Clock And The Bed
11. Misguided Missile
12. The View From Stow Hill
13. Mayakovsky



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod