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Duke GARWOOD - Heavy Love (2015)
Par MANIAC BLUES le 7 Mars 2015          Consultée 950 fois

British blues is not dead ! Le blues en terre anglaise, c’est toute une histoire, débutée dans les années soixante. Londres était alors devenue la deuxième patrie du blues, accueillant les ténors du genre à bras ouverts, célébrés par les jeunes loups Eric Clapton, John Mayall, les Stones ou Fleetwood Mac. Ce Boom du blues appartient à l’Histoire, à une époque glorieuse que je croyais révolue… jusqu’à ce que je découvre par hasard, un jour de février 2015, au cours de mes pérégrinations en Angleterre ce superbe Heavy Love, enregistré par le méconnu Duke Garwood.

Si Eric Claption se faisait appeler God dans les sixties, Duke n’a pas vraiment le prestige d’une star et fait même plutôt figure d’illustre inconnu. En France c’est certain. Et même en Angleterre, le bluesman semble bénéficier d’une réputation plutôt confidentielle. Heavy Love est son cinquième album ; Duke Garwood, la quarantaine bien entamée, a donc déjà de la bouteille. Et cela s’entend.

Heavy Love, c’est du blues atmosphérique, lent, enfumé et parfumé au whisky, le genre de blues que l’on chante dans des petits clubs, dans une ambiance intimiste. Duke Garwood ne fait pas dans la démonstration, mais plutôt dans le dépouillement. Il ne fait pas non plus dans le blues traditionnel et évite les gammes trop entendues et les schémas répétés ad nauseam.

Sa voix grave et caressante possède les qualités terriennes du blues rural, et en même temps plane dans les airs, emportée par le souffle d’un accompagnement musical expérimental, mélange de guitare acoustique et de sonorités électriques saturées. Heavy Love est enveloppé d’un voile psychédélique qui évoque le British blues boom, bien que la musique de Duke Garwood fasse davantage penser au croisement improbable entre Mississippi John Hurt, Dr. John et Leonard Cohen. Mais cessons les comparaisons hasardeuses, car Heavy Love est surtout marqué de l’empreinte singulière de son auteur. Chaque écoute est la promesse d’un voyage intime et émouvant. Pas un titre ne laisse l’auditeur sur le bord de la route.

Le travail sur les guitares est remarquable, tout en maîtrise et en équilibre. Parfois, par touches légères, un chœur, la plainte d’un harmonica, ou l’écho d’un orgue viennent colorer l’accompagnement. Même dans les ambiances empreintes d’une lourdeur moite, Garwood et ses musiciens jouent sur les nuances, sans ennuyer. Le groupe offre une véritable expérience sonore. Les compositions, toutes signées de la main du chanteur, sont puissantes, d’une simplicité salvatrice, et possèdent cette résonance intérieure qui invite à l’introspection.

Heavy Love est le coup cœur de ce début d’année. Ce disque d’une grande sérénité est rafraîchissant, envoutant, poétique, en un mot, superbe.

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   MANIAC BLUES

 
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- Jehnny Beth (choeur)
- Johnny Hostile (claviers, choeur)
- Fred Jacques (basse)
- Alain Johannes (harmonium, mellotron, mini moog, orgue hammond)
- Pete Marsh (basse)
- Paul May (batterie)
- Sam Mortizz (fender rhodes)
- Petra Jean Phillipson (choeur)


1. Some Times
2. Heavy Love
3. Burning Seas
4. Disco Lights
5. Sweet Wine
6. Snake Man
7. Suppertime In Hell
8. Honey In My Ear
9. Roses
10. Hawaiian Death Ballad



             



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