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ROCK CELTIQUE  |  STUDIO

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- Style : Dropkick Murphys, The Fisticuffs , The Killigans

LEXINGTON FIELD - Greenwood (2015)
Par GEGERS le 22 Juin 2015          Consultée 845 fois

Il y a deux écoles : celle de la longue intro instrumentale, qui vous plonge doucement dans l'ambiance de l'album, prélude à l'expérience musicale qui va suivre. Et puis il y a l'école LEXINGTON FIELD : une accroche bien rageuse, et tous les instruments qui déboulent comme un seul homme. De la distorsion, messieurs-dames ! Greenwood, troisième album studio des Américains, débute comme un brûlot punk qu'il n'est pourtant pas. La rythmique galopante, le chant à la fois clair et graisseux, et le violon vindicatif qui l'accompagne. Le groupe l'avait déjà confirmé sur sa précédente offrande : s'il puise sa source dans la scène punk celtique, il présente aujourd'hui une facette rock alternatif moins immédiate mais aussi plus variée, lui permettant d'évoluer dans des ambiances plus sombres et agressives, moins "festives" que celles habituellement affectionnés par les pratiquants du style.

Greenwood, donc, confirme la direction prise sur l'excellent No Man's War paru en 2013 : A la croisée des chemins entre la musique des FOO FIGHTERS et celle de FLOGGING MOLLY, LEXINGTON FIELD propose un rock très musclé qui souffrirait d'un déficit de mélodies marquantes en l'absence d'un violon à la fois virtuose et virevoltant, qui se fait responsable du qualificatif "celtique" qui caractérise la musique du groupe. Mais encore plus que sur son précédent opus, le combo semble cette fois-ci s'être amusé à "déconstruire" sa musique pour mieux surprendre l'auditeur, en témoigne le lancinant "H.W. Plainview Has Daddy Issues" qui voit les mêmes motifs répétés à l'envi pendant plusieurs minutes. Aussi inquiétante que la musique du générique du JT de TF1, l'intro de "Shark week" est un modèle d'agressivité rock, de même qu'une indéniable réussite.

Plus traditionnel, le court "Man of Constant Sorrow" se fait le témoignage parfait du savoir-faire mélodique d'un groupe qui parvient à se rendre sa musique à la fois directe et concise, tout en restant fouillée et variée. Un bel exploit que l'on retrouve sur la fin de l'album, légèrement moins rageuse que la première moitié, sur des titres tels que le tribal "Clarity Jane" ou l'explosif "Whiskey", dont le thème, s'il se rapproche de celui des "chansons à boire", se voit mis en musique avec force de rythmiques marquantes et de soli exutoires. Une réussite.

Du niveau de No Man's War, Greenwood impose un peu plus LEXINGTON FIELD comme un ovni sur une scène rock celtique qui semble finalement trop exiguë pour son talent. Si la ballade finale, "Bittersweet revival", répond aux canons du genre, l'ensemble est bien trop varié pour rentrer dans une petite case. Rock, punk, la musique des Américains est une formule inédite, ici parfaitement exécutée mise en valeur. Une réussite.

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- Beau Gray (chant, guitare)
- Olivia Buscemi (violon)
- Bryan Hane (guitare)
- Tom Lazet (basse)
- Vincent West (batterie)
- Anthony Belluto (guitare)


1. Ghostwriter
2. The Hitchhiker's Guide Out Of Suburbia
3. Rumors
4. Four Score
5. Target Rich Environment
6. H.w. Plainview Has Daddy Issues
7. Shark Week
8. The Tavern
9. Man Of Constant Sorrow
10. Clarity Jane
11. Whiskey
12. Warmlands
13. Bittersweet Revival



             



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