Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Membre : Eagles

The JAMES GANG - Rides Again (1970)
Par TOMTOM le 25 Août 2015          Consultée 1622 fois

Qu’est-ce qu’un bon riff ? Question fondamentale, grand classique de la dissertation rock. Vous, moi, on pourrait remplir six copies doubles, rien qu’avec les exemples. Mais qui mieux que Joe WALSH, riffman émérite, pour y répondre de manière claire et concise ? Rock&Folk, 2012 : « Un bon riff, c’est quelque chose qui vous prend aux tripes, quelque chose qui vous reste en tête. (…) Trouver un bon riff est très difficile, parce qu’on doit vraiment trouver quelque chose qui soit personnel. Et après, on doit attendre un peu, parce qu’on a peut-être repris le morceau de quelqu’un d’autre inconsciemment. (…) Donc un bon riff est spécifique, simple et doit parler aux gens dès qu’ils l’entendent, leur rappeler des choses, et surtout leur rester en mémoire. »

Voilà. Vous n’êtes pas plus avancé ? Écoutez donc « Funk #49 ». Nous y sommes.

« Funk #49 » fait partie de la sainte trinité du riff, celle qui a inauguré l’époque bénie du hard US aka. « shit kickin’ rock ’n roll ». Steppenwolf s’était chargé de passer la première, mais c’est un an plus tard que la machine s’emballe. 1970, trois singles font la loi sur les ondes : « Mississippi Queen », « American Woman » et « Funk #49 », donc. Tordu, vicieux, tranchant, le titre a tous les qualificatifs qu’on appose généralement à un bon riff. Ça vous prend aux tripes et vous reste en tête, Joe WALSH avait raison.

C’est en 1970, avec Rides Again que le talent du James Gang explose à la face du monde. Depuis le Yer’ Album, le groupe a incroyablement affuté sa formule. Sur scène d’abord, aux États-Unis et en Europe, où le Gang est invité par Pete TOWNSHEND à faire la première partie des Who. En studio, le trio se veut aussi plus direct. A la basse, Dale PETERS remplace Tom KRISS et contribue à resserrer la rythmique, déjà bien assurée par Jim FOX à la batterie.

Les trois quarts de la première face de Rides Again sont trouvés lors de jams endiablés. « Funk #49 », « Asshtonpark » et « Woman » s’enchaînent parfaitement bien. C’est du hard carré, spontané, impitoyable. Puis arrive le tonitruant « The Bomber ». Encore un riff d’anthologie, beaucoup plus violent que les autres. La voix de Joe WALSH passe aussi au niveau supérieur, plus marquée, rageuse, les dents serrées. Au milieu de cette « suite » hard rock, le guitariste se fend d’un passage « Boléro de Ravel » à la Jeff BECK. « Made Loud To Be Played Loud », précise le producteur.

Fin de la face A. La face B est réservée aux ballades. Et oui, l’idée est saugrenue : une face violente, une deuxième plus mélodique. Le fameux double talent de Joe WALSH. Et là, la merveille se nomme « Ashes The Rain And I ». Déchirante, magnifique, orchestrée par Jack NITZSCHE (disciple de Phil SPECTOR), cette mélodie incroyable passera dans l’inconscient collectif en étant samplée par Fatboy Slim pour « Right Here, Right Now ».

Évidemment, après ça, tout le reste est un cran en dessous. Mais ne boudons pas notre plaisir : « There I Go Again » est certes un peu répétitive mais se paye une très belle partie de slide jouée par le guitariste de Pacific, Gas & Electric. « Tend My Garden » aussi se défend bien, avec un superbe solo en guise de final.

De manière générale, la face acoustique de Rides Again traîne un peu en longueur. Dommage, cet album aurait pu être celui du triomphe absolu. Mais bon, Rides Again reste un excellent album, excellemment produit. En bonus, le James Gang va aussi offrir à ses fans une séance photo devenue légendaire. Sur le cliché, on voit les membres du groupe sur des motos (empruntées à un vrai gang de motards pour le coup), avec en fond un paysage enneigé du Massachusetts. Le bassiste et le batteur font les cons sur la gauche. A côté d’eux, Joe WALSH affiche une toute autre posture : blousons de cuir et lunettes aviator, bras croisés et moue dédaigneuse. Badass.

A lire aussi en HARD ROCK par TOMTOM :


DEEP PURPLE
Live In Montreux 1969 (1969)
Graines de violence




MOTÖRHEAD
No Sleep 'til Hammersmith (1981)
Repose en pièces


Marquez et partagez





 
   TOMTOM

 
  N/A



- Joe Walsh (guitare, chant)
- Dale Peters (basse)
- Jim Fox (batterie)


1. Funk #49
2. Asshtonpark
3. Woman
4. The Bomber : Closet Queen / Boléro / Cast Your Fat
5. Tend My Garden
6. Garden Gate
7. There I Go Again
8. Thanks
9. Ashes, The Rain And I



             



1999 - 2021 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod