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NEW YORK DOLLS - One Day It Will Please Us To Remember Even This (2006)
Par NOSFERATU le 11 Janvier 2017          Consultée 637 fois

« Trop, trop tôt ». L’héritage des DOLLS, après leurs deux faramineux chefs-d’œuvre du proto punk synthétisant l’esprit garage sixties, les « girls bands » à la SHANGRIS LAS et la violence à la MC5, est perpétué d’abord par tous leurs potes sauvageons new yorkais : KISS, DICTATORS (qui retiendront surtout le côté hard rock des DOLLS), RAMONES, DEAD BOYS (pour le côté purement punk), BLONDIE (ici la facette « girls band »), WAYNE COUNTY (pour la transgression sexuelle). Evidemment, la vague punk anglaise de 77 (PISTOLS en tête malgré, paradoxalement, leur moqueur « New York » adressé par jalousie aux poupées). Puis, durant les années 80, le courant sleaze illustré par les LORDS OF THE NEW CHURCH (où l’on retrouve l’ancien DEAD BOY Stiv Bators, fan absolu du quintet décadent), les petis cousins scandinaves d’HANOI ROCKS, pour le meilleur. Pour le pire, MOTLEY CRUE et autres poseurs « hair metal » à la POISON. Pour le moyen, les GUNS AND ROSES (flagrant sur « It’s so easy », qui fait tant transpirer Long John Silver) et aussi dans l’indie pop les fameux SMITHS de Paul Morrissey.
Ce dernier est en effet une groupie notoire du groupe, et cela, depuis sa tendre adolescence. Vous me direz, y a-t-il des influences des DOLLS sur un disque ausssi maniéré (un peu trop d’ailleurs) que « The queen is dead », l’album number one pour tout lecteur « eighties » des Inrocks ? Euh... non, ça serait plus l’attitude des DOLLS qui fascine surtout le Morrissey en question. Le bonhomme dans les années 2000 initie alors le come back du gang bariolé de Johansen.

C’est d’abord un DVD live intitulé « Live from royal festival hall » datant de 2004, période où tous les branchés se prennent d’amour pour les sonorités garage rock, avec tous les WHITE STRIPE et les crâneurs à la STROKES qui apparaissent un peu partout. Puis, en 2006, ce disque.

A la première impression, ça a été un gros bof. J’entends encore mon disquaire de Perpignan me faire la moue et déclarer peut-être un peu trop péremptoirement : « Je ne le vendrais même pas à un touriste allemand ! » Toujours l’éternel problème, on attend tellement ce genre de combo que la déception arrive. Le même effet est arrivé d’ailleurs avec l’écoute du disque des STOOGES (reformés aussi durant la même époque), sorti un peu après, que j’ai dû écouter seulement une fois à ce jour (d’ailleurs, c’est le fameux Lionel des futurs LIMINANAS, pourtant fan devant l’éternel, travaillant alors à la Fnac de Perpignan, qui me l’avait fortement déconseillé !).
Alors ce disque ? Oui,oui, j’y arrive. On retrouve ce fameux glam rock caractérisant l’ancien orchestre de feu Johnny Thunders mais de moins en moins punky. On bouge du pied certes sur certains titres mais l’excitation n’y est guère. Pour qu’un disque de rock de cette trempe transcende, il faut des jeunots et il faut un contexte ou un mouvement mais en 2006, il n’y a plus rien, rien que des revivals » (en creusant, on peut tomber bien sûr sur des groupes underground qui défendent le graal) mais l’époque est terne.

Le gang bigarré a changé de personnel. Thunders ? Mort. Nolan ? Mort. Arthur « killer » kane ? Mort. Reste la gouaille de Johansen dont les vocaux se situeraient entre un Jagger faiblard et un Iggy fatigué. Le survivant Sylvain Sylvain est toujours présent aussi. Parmi les nouvelles recrues, il y a Sam Yaffa qui a fait ses armes avec HANOI ROCKS.
Et puis, il y a les invités, tous contents de participer à une party qui se voudrait d’enfer : Iggy, Michael stype (R.E.M.)
Les DOLLS font toujours parler la poudre mais il manque le maquillage pour que le côté glitter rugueux ressorte pleinement. La fête est en effet un peu tristounette. Les refrains sont soit banals (« Runnin round ») soit poussifs (« Were all in love »). Sur « Punishing world », on revient un peu à l’état d’esprit du premier méfait sonique mais il y a un peu trop de rock passe-partout (« Fishnnets and cigaretts »). « Gimme luv and turn on the light » a toutefois un léger, mais alors très léger parfum « stoogien » (période « kill city »). Normal, l’iguane y fait résonner sa voix.
Quatre ballades, qui oscillent entre le terne (« plenty music »), le blusey consensuel (« I ain’t got nothing » parlant des poupées mortes) et une sonnant comme du LOU REED pauvre, donnent un côté assez mélancolique, voire nostalgique, au disque.
Il manque cependant des hymnes, les standards seventies sont en effet fort loin. On semble écouter un bon groupe de bar et on se concentre plus sur notre whisky. Un comble pour une des tornades du proto punk seventies. En même temps, je ne le vendrais pas à un touriste allemand.
Trop vieux ?

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   NOSFERATU

 
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- Steve Conte (guitare)
- Brian Delaney (batterie)
- David Johansen (vocaux, harmonica)
- Brian Koonin (piano)
- Sylvain Sylvain (guitare)
- Sami Yaffa (basse)


- we're All In Love
- runnin' Arround
- plenty Of Music
- dance Like A Monkey
- punishing World
- maimed Happiness
- fishnets And Cigarettes
- gotta Get Away From Tommy
- dancing On The Lip Of A Volcano
- i Ain't Got Nothin'
- rainbow Store
- gimme Luv And Turn On The Light
- take A Good Look At My Good Looks
- beauty School (japanese Bonus Track)
- seventeen (bonus Track)



             



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