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GLAM PROTO PUNK  |  STUDIO

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- Style : Biters

NEW YORK DOLLS - Too Much Too Soon (1974)
Par NOSFERATU le 26 Août 2015          Consultée 1628 fois

Avec l’explosion du premier album, les DOLLS vont devenir la nouvelle coqueluche « arty destroy » de la Big Apple, supplantant leurs grands frères du VELVET UNDERGROUND et faisant rêver tous les apprentis punks du monde entier (demandez ainsi un peu l’impact qu’ils ont eu auprès d’un très jeune PATRICK EUDELINE en « Phrence », qui vit en eux la chose la plus sexy dans le domaine rock, avec IGGY en ces mornes « seventies » ).
Entrant au ARB Studio, nos poupées sauvages s’attellent à un nouvel album qui sent la poudre (à sniffer ou à faire exploser), le stupre, le sperme, la décadence orgiaque, la piquouse... bref, tout ce qui fait la définition d’un groupe glam proto punk...

Le contexte de l’enregistrement est il faut le dire particulièrement déjanté pour le quintet : bagarres, défonce, paranoïa, groupies parasites, dont une qui se fera presque assassinée. Le bassiste Arthur Kane, absorbe des quantités plus que raisonnables de whisky, d'ailleurs, il ira vite en centre de désintox après l’enregistrement. Le gratteux Thunders commence sa longue marche vers la défonce « ad eternam » par une consommation dangereuse de « speed ».

Au milieu des glitters dérangés, le producteur Shadow Morton fait tout pour « calmer le jeu ». L’ambiance est délétère en studio mais qu’importe, c’est souvent cette étrange alchimie qui peut engendrer des chefs-d’œuvre. Il ne veut surtout pas connaître le cauchemar de TODD RUNDGREN qui s’était occupé de la production du premier disque. S’il faut jouer le médiateur, alors on se calme et on boit frais à New York, quitte à jouer de l’harmonica sur « It’s too late ». Malgré cet environnement particulièrement « borderline », les membres arrivent en effet à pondre dix « rock songs proto punks » variées du plus bel effet.
On perpétue donc la dominante Rhythm and blues massacrée, sauce MC5 du premier disque, et l’on va même plus loin.

Ça commence par le tonitruant « babylon », introduit par un réjouissant « Come on boys », hurlé par Johansen, le chanteur au physique de boxeur, qui tente de rassembler son peloton qui semblerait partir en roue libre...
Le travail effectué sur les chœurs est remarquable, tour à tour quasi punkys (« Babylon »), alternant avec des voix féminines (toujours « Babylon » , « Puss and Boots », « Who are the Mystery Girls » mais surtout « Stranded in the Jungle »).
La dominante parodique transparait aussi. C’est flagrant sur « Bad Detective », avec son ambiance sud asiatique (le gong en introduction !, mais particulièrement sur le génial « Stranded in the Jungle ». Ce dernier est ponctué de cris de singes (Johansen imitant même un chimpanzé !) et de divers bruits de la jungle. On entendrait presque une bande son d’un vieux film d’aventures, le tout annonçant quasiment certains délires de ...LA MANO NEGRA. Le refrain complètement désopilant renvoie, lui, au rock'n'roll fifties.
Le coté stonien de l’ensemble est fortement présent, surtout sur « Showdown », qui serait une réponse en paillettes à n’importe quelle chanson d’« Exile on Main Street » des « pierres qui roulent ». L’atmosphère sixties ressort aussi sur le très garage « Who are the Mystery Girl » avec cependant un riff presque « ramonesque » avant l’heure.
Puisque l’on parle des STONES, « Chatterbox » est chanté par THUNDERS, sorte de Keith Richards en plus exubérant. Sa voix aigrelette (Qui inspirera peu après des émules comme Jonh LYDON ou Richard HELL) fera de lui sa marque de fabrique dans sa future (et chaotique) carrière solo, ainsi que ses foudroyantes attaques de guitare.
Le dernier morceau « Human Being » a une intro à la gratte que les PISTOLS apprendront par cœur, prophétisant le punk rock de 77. Un saxo frénétique intervient au milieu de ce brulot, faisant écho à Steven Mac Kay des STOOGES sur l’hallucinant « 1970 » de « Fun House ».
Étrangement, « Too Much too Soon » n’aura pas le succès du premier sorti un an avant. Le titre prévisible, « Trop trop tôt », montre bien que ce n’est pas encore le Graal assuré...
Mais l’underground New-yorkais a bien compris la leçon. Des combos déviants locaux tentent de concurrencer les DOLLS sur leur propre terrain : les KISS (La version metal des DOLLS) poussent le maquillage racoleur jusqu’à la science fiction, Wayne COUNTY joue la carte ultra outrageante du « travelo queer », les RAMONES retiennent la leçon des « missiles rocks » de deux minutes, les DICTATORS leur reprennent la surenchère hard rock...
« Come on boys » …

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- David Johansen (gong, chant)
- Arthur 'killer' Kane (basse)
- Jerry Nolan (batterie, percussions)
- Sylvain Sylvain (basse, guitare, piano)
- Johnny Thunders (guitare, chant)


1. Babylon
2. Stranded In The Jungle
3. Who Are The Mystery Girls?
4. There's Gonna Be A Showdown
5. It's Too Late
6. Puss 'n' Boots
7. Chatterbox
8. Bad Detective
9. Don't Start Me Talkin'
10. Human Being



             



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