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GOOD CHARLOTTE - Youth Authority (2016)
Par T-RAY le 4 Mars 2017          Consultée 366 fois

S’il y avait bien un groupe de pop-punk de la grande époque (disons 1994-2004) dont on n’attendait pas vraiment le retour en 2016, quand tant de légendes du genre avaient d’ores et déjà annoncé un nouvel album, c’est bien GOOD CHARLOTTE. Autant les fans de la scène pouvaient espérer un retour (qui n’est pas venu) de THE OFFSPRING, de MY CHEMICAL ROMANCE ou de RANCID (dont le dernier album studio, pas si vieux, date de 2014), autant le groupe des frères Madden paraissait avoir été mis en stand-by pour de bon.

Mais après un hiatus de cinq ans de la part du quintette du Maryland, il est arrivé, ce sixième longue durée ! De quoi relever le gant de la succession d’un « Cardiology » plus que moyen. Produit, comme le tout récent « California » de BLINK-182, par John Feldmann, « Youth Authority » signe au moins le retour du côté angoissé de la personnalité des jumeaux Madden, lié à leur enfance et leur adolescence bien difficile (sérieusement). Une angoisse qui les a suivi toute leur carrière et encore aujourd’hui, à l’approche de la quarantaine.

Ce qui leur a permis d’écrire tout au long de l’album des paroles souvent nostalgiques, parfois presque tristes, assez éloignées de l’optimisme relatif que l’on retrouve chez le BLINK-182 version 2016, par exemple, même s’il promène lui aussi ses démons (pas bien méchants). Et de concentrer leur propos en une douzaine de titres, bien que bon nombre d’entre eux s’oublient presque aussi vite qu’on ne les écoute. Heureusement, c’est par des morceaux plutôt solides qu’ils ouvrent ce sixième album.

"Life Changes" est un vrai morceau de pop-punk classique. Énergique, bénéficiant d’un refrain puissant et d’un dynamisme évident, on y retrouve avec un certain plaisir la voix des frères Madden, et celle de Joel a toujours ce léger côté râpeux intéressant. Le morceau a fait office de troisième single issu de ce disque, et ce n’est pas plus mal car il est fait pour ça et cela fait du bien de commencer ainsi. "Makeshift Love", premier single extrait de l’album et en seconde position, respire aussi le GOOD CHARLOTTE d’antan, surtout sur les parties puissantes, en réalité. Mais les passages typés ballades sont aussi très efficaces.

Original, "40 oz. Dream", premier single de « Youth Authority », est particulièrement agréable à l’écoute, de par son refrain mais pas seulement. L’aspect plutôt sec de la batterie et du son de guitare donne un léger côté lo-fi appréciable à ce morceau. Cette relative sècheresse est peut-être à mettre au crédit des paroles nostalgiques de ce morceau. La nostalgie, encore, un sentiment présent sur tout l’album. "Life Can’t Get Much Better", première power-ballad du disque, montre que le groupe a fait certains progrès dans le domaine, eux pour qui la ballade n’a jamais été vraiment l’expression de prédilection, malgré quelques précédents corrects. L’aspect un brin fataliste des paroles prouve une nouvelle fois que le groupe préférerait sans doute que le temps se fut arrêté une décennie plus tôt…

Passé ce morceau, on entre dans le dur de l’album. Ou plutôt dans le mou, ce qui rend tout sauf service au groupe… Les deux featuring – avec Kellin Quinn (de SLEEPING WITH SIRENS) sur "Keep Swingin'" et Simon Neil (de BIFFY CLYRO) sur "Reason To Stay" – n’apportant absolument rien et rappellent que le featuring, censé pourtant bénéficier du talent d’un artiste tiers, est souvent contreproductif. Les tics sont nombreux sur ces morceaux, d’ailleurs, côté voix comme côté guitares. "Stray Dogs" relève le niveau durant 4 minutes mais ne permet pas pour autant à l’album de redécoller. GOOD CHARLOTTE nous plonge dans l’indifférence et ça plombe sacrément ce retour, (in)attendu depuis 6 ans !

Et malgré l’autre ballade, "Cars Full Of People", à l’aspect plus pop, qui joue une fois de plus la carte nostalgique, on file vers l’issue de l’album dans l’ennui et l’inattention. Dommage pour un groupe que l’on imaginait revenu avec de plus franches intentions. D’autant que le début de l’album laissait présager un retour en force. L’ultime "Moving On" n’apporte rien et offre juste un final qui pourrait s’avérer le point final du groupe, si l’on suit ses paroles au pied de la lettre. « We’re not burning out. We’re not burning up, we’re just movin on. We’re not breaking down. We’re not breaking up. We’re just movin on » . Si la carrière du groupe s’achève là-dessus, au moins auront-ils été francs en l’ayant annoncé en musique.

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   T-RAY

 
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- Joel Madden (chant)
- Benji Madden (guitare lead, vocaux additionnels)
- Paul Thomas (guitare rythmique)
- Billy Martin (basse)
- Dean Butterworth (batterie)


1. Life Changes
2. Makeshift Love
3. 40 Oz. Dream
4. Life Can't Get Much Better
5. Keep Swingin'
6. Reason To Stay
7. Stray Dogs
8. Stick To Your Guns (interlude)
9. The Outfield
10. Cars Full Of People
11. War
12. Moving On



             



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