Recherche avancée       Liste groupes



      
POP FRANçAISE  |  E.P

L' auteur
Acheter Cet E.P
 



Alexia GREDY - L'habitude (2017)
Par MARCO STIVELL le 10 Mars 2017          Consultée 420 fois

Dans la nouvelle famille des chanteuses « nostalgiques », bien plus intéressante que celle des chanteurs réalistes des années 2000, Alexia GREDY, 24 ans, tente de se faire une place avec un EP qui précède un album plus important et pour lequel elle souhaite prendre son temps. D'origine alsacienne, la musicienne, chanteuse et claviériste, est devenue Parisienne (de façon très stéréotypée, avouons que cela se devine un peu à la voix). Ancienne étudiante en droit, elle fait du mannequinat pour se permettre d'élargir ses compétences et possibilités à travers ce qui compte réellement pour elle : la musique.

Comment mademoiselle GREDY se distingue-t-elle parmi cette scène et ses consoeurs, Juliette ARMANET, FISHBACH, Cléa VINCENT etc ? D'abord grâce à un timbre voilé, d'où le rapprochement pas si farfelu avec une habitude que prennent beaucoup de Parisiennes, et une suavité qui influence grandement sa musique. L'habitude, c'est justement le titre donné à cet EP et à une chanson à la texture nonchalante, avec un leitmotiv "On s'est perdus, on s'est perdus..." qui dénote un malaise amoureux, et qui gagne l'auditeur, naviguant lui-même entre d'étranges eaux.

Le travail sur la batterie, la basse très veloutée, les cordes et les effets de claviers, en plus d'habiller joliment la plume très musicale et la voix d'Alexia GREDY, montre qu'elle s'est bien entourée pour ce premier essai. La chanson est produite par Baxter DURY, dont l'album Happy Soup avait marqué les esprits il y a quelques années. La version de Geoff Barrow (fabuleux PORTISHEAD), sans cordes, est d'autant plus savoureuse qu'il suffit de changer un détail pour faire de cette chanson un morceau doux-amer à voix féminine angélique comme c'était l'usage il y a quinze-vingt ans. En bref, une réussite.

S'il n'y avait que ça ! Dans le même type de pop à synthés, "Diabolo Menthe" révèle ce caractère exotique d'il y a trente-cinq ans, jusque dans les paroles nostalgiques à son tour, les souvenirs troubles qui se mêlent aux boucles électroniques d'époque. Le chant et la poésie tous deux très sensuels de mademoiselle GREDY se prêtent également fort bien à la new-wave dynamique et rock'n'roll de "Paradis", un excellent morceau d'ouverture réalisé en compagnie du groupe ALINE.

"Un seul geste perdu et c'est le paradis de nos vies, la mélodie de l'oubli", voilà un refrain qui sonne proche de ce qui se faisait au milieu des années 80, DAHO et consorts, fort bien adapté aux guitares clinquantes et à la batterie twist. C'est le plus beau morceau avec "Mon Rêveur", auquel Dodi EL SHERBINI vient donner une couleur dandy fort bienvenue, un groove léger, soutien de la mélodie ainsi que du chant susurré. En attendant l'album, voilà déjà une petite sélection de qualité et qui donne envie d'en connaître plus.

A lire aussi en VARIETE FRANCAISE par MARCO STIVELL :


Louis CHéDID
On Ne Dit Jamais Assez Aux Gens Qu'on Aime Qu'on Les Aime (2010)
Sincère et attachant




Les MUSICIENS DU LYCéE MILLET
Concert Du Lycée Millet 2012 (2012)
Un triple DVD !


Marquez et partagez





 
   MARCO STIVELL

 
  N/A



Non disponible


1. Paradis
2. Diabolo Menthe
3. Mon Rêveur
4. L'habitude
5. L'habitude (geoff Barrow Version)



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod