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BLUES DOOMESQUE PSYCHé  |  STUDIO

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ELECTRIC WIZARD - Wizard Bloody Wizard (2017)
Par NOSFERATU le 30 Décembre 2017          Consultée 933 fois

Jusqu’alors, la discographie luciférienne d’ELECTRIC WIZARD, c’était tout simplement la musique du mariage de la comtesse de Bathory avec Charles Manson. On rappelle rapidement que les membres de cette confrérie carbonisés par les drogues étaient catalogués maîtres du doom métal, un genre ultra heavy inauguré dans les années 80 par TROUBLE et autres SAINT VITUS. La pochette est plutôt sanglante. On y voit en effet le ventre sexy d’une jeune femme avec le titre de l’album, tracé au cutter sur la peau. On sent une référence gore à SLAYER ou à UNSANE et évidemment, on salive en attendant de poser le cd. Titre évidemment qui renvoie au grandiose “Sabbath bloody sabbath” de qui vous savez, là aussi on reste dans le décorum normal proposé par l’esthètique du groupe. Tout dans le contenu renvoie ainsi au grand cornu. En plus, un ancien des fous furieux SATAN’S SATYR rejoint la bande de ce hurleur qu'est Justin Osborn.

ELECTRIC WIZARD s’essaie au blues dans ce nouvel opus. On le sait, le pacte de Faust réalisé par le grandiose ROBERT JOHNSON avec le Malin a entraîné toute une dangereuse descendance où le fait d’avoir le cafard va souvent de pair avec l’exploration des ténèbres. ELECTRIC WIZARD, influencé par les dogmes du “sabbat noir” de 1970, a repris la formule maléfique de la bande de Tony Iommi de gonfler primitivement des accords qui renvoient au blues originel. Quitte à choquer les puristes, le Doom et son cousin crade, le sludge, descendent en effet de cette musique majeure. Il y aurait même plus de feeling bluesy dans les attaques radicales d’un EYEHATEGOD que dans toute l’activité tâcheronne d’un POPPA CHUBBY. Sauf que l’aspect bluesy dans ce disque est un peu pataud. On le remarque dès le premier morceau “see you in hell”. On y entend donc un blues “doomesque”. La rencontre d’un CATHEDRAL et du delta blues ? Ben non. Le titre sonne trop académique malgré une fin cosmique (vous avez vu ces belles rimes !), ce qui est un comble pour un groupe aussi dissensuel que le WIZARD. Par contre, les grattes sont toujours aussi sursaturées, je vous rassure.

En dehors de cette connotation “bluesy”, des mélodies sombres issues de la sidérurgie de la bande à OZZY ressortent évidemment. “Necromania” envoie quand même du steak. Mais sur “Hear the sirens scream”, le pauvre Justin veut entendre, comme Ulysse, le chant des sirènes. Il navigue sur le Styx mais désespérément, l’ensemble sonne banal et longuet. Pas de sirènes en vue, encore moins de féroces harpyes. Avec “Wicked caresses”, bien que les les riffs bastonnent, on s’endort presque à la réécoute. Ce qu’on attend surtout d’E.W., ce sont de réelles messes noires. “Mourning of the magicians”, malgré là aussi, sa longueur éprouvante, installe une certaine ambiance inquiétante avec sa rythmique qui dure des plombes pour s’accélérer au bout de trois minutes. Les vocaux y sont "Iggyesques" à souhait. Mais la véritable cérémonie gothique, digne du film "Les vierges de Satan" de l’énorme Terence Fisher, a lieu avec “The reaper”. Orgue effrayant, wah wah terrifique , on nage ici dans le délire psychédélicogoth "seventies" à la COVEN. En gros, une atmosphère incantatoire croisant l’ALICE COOPER de "Black juju" et le “will fall” des STOOGES. Ça ne dure que trois minutes alors qu’on aurait aimé justement que ce rite païen dure plus longtemps, au moins 666 minutes.

Le tout relève donc de l’exercice de style. L’’œuvre proposée tourne un peu en rond mais écoutez “The reaper” en vous promenant dans un cimetière, sûr qu’une Carmilla vous abordera dans votre dérive nocturne, croyez-en mon expérience.

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- Justin Oborn (guitares, vocaux)
- Liz Buckingham (guitare)
- Clayton Burgess (basse)
- Simon Poole (batterie)


- see You In Hell
- necromania
- hear The Sirens Scream...
- the Reaper
- wicked Caresses
- mourning Of The Magicians



             



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