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2005 Viaticum
2008 Leucocyte
2012 1 301
 

- Style : Tingvall Trio

ESBJÖRN SVENSSON TRIO - 301 (2012)
Par TEEMO le 15 Novembre 2013          Consultée 398 fois

C'est vers la fin des années 90, et notamment grâce à l'album « From Gargarin's Point of View » que le trio suédois se voit ouvrir les portes du succès . Des morceaux tels que « Dodge The Dodo » ou « Good Morning Susie Soho » ont hissé le groupe au rang de plus grand vendeur d'album de jazz en Suède. Il ont su instaurer un ton qui n'appartient qu'à eux. En effet, il propose un jazz métissant des éléments de jazz moderne, d'une part par ce côté très carré des compositions, d'autre part par l'ajout d'effets électroniques, et des éléments de jazz classique, le jeu d'Esbjorn rappelant beaucoup celui de Keith Jarrett.

Si la musique de E.S.T. se veut souvent empreinte d'une certaine aisance d'écoute et d'une originalité assez prenante, l'album posthume « 301 » va plutôt à l'encontre de cela. Ce qui faisait le charme de compositions telles que « Strange Place For Snow » était qu'une énergie s'en dégageait. Même en jouant mid tempo voire low tempo, le groupe parvenait à capter notre attention avec un thème inspiré ou avec quelques expérimentations techniques (ajouter un léger effet de distorsion à la basse ou étouffer les cordes du piano). C'est là où « 301 » pèche. Cet album est ennuyeux et soporifique. Les morceaux s’étendent à n'en plus finir. Par exemple, « Inner City, City Lights » qui dure plus de 11 minutes est laconique au possible. Et ce n'est rien comparé à « Houston, the 5th », 3min30 de bruitages électroniques divers dont l’intérêt laisse de marbre. La deuxième partie de « Three Falling Free » part avec de bonnes intentions : les musiciens installent une tension grandissante dont on attend la chute avec impatience. Mais celle-ci ne daigne se montrer qu'après...14 minutes ! Et ce n'est rien de transcendent. Lors d'une interview, Svensson affirme que sa musique est très encline aux parallèles imagés. Et effectivement, ces morceaux prendraient peut être toute leur signification comme bande originale de film.

« The Left Lane » est le moment salvateur du disque. Doté d'une personnalité à la fois sombre et angoissante, il s'apparente un peu au standard « Caravan » composé par Duke Ellington. Un grand moment mais qui ne suffit pas à faire de « 301 » un bon album.

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   (2 chroniques)



- Esbjörn Svensson (grand piano, electronics, transistor radio)
- Dan Berglund (contrebasse, electronics)
- Magnus Öström (batterie, voix, electronics)


1. Behind The Stars
2. Inner City, City Lights
3. The Left Lane
4. Houston, The 5th
5. Three Falling Free Part 1
6. Three Falling Free Part 2
7. The Childhood Dream



             



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