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- Membre : Led Zeppelin, Robert Plant
- Style + Membre : The Firm

JIMMY PAGE & ROBERT PLANT - Walking Into Clarksdale (1998)
Par JASPER LEE POP le 14 Janvier 2019          Consultée 310 fois

Pour apprécier Walking into Clarksdale à sa juste valeur, il faut faire le deuil de deux choses et pas des moindres. Il faut d’abord faire le deuil de l’idée que cet album est le retour de LED ZEPPELIN. Il n’y a pourtant pas tromperie sur la marchandise, c’est marqué Robert PLANT et Jimmy PAGE sur la pochette. Oui mais voilà, le dirigeable a marqué la musique rock d’une telle empreinte qu’on a toujours envie d’y croire. Tenez, c’est bien simple, à la question parfaitement stupide de savoir quel est le plus grand groupe de rock de tous les temps, je n’hésite pas une seconde à voter pour la bande à Percy. Au risque d’oublier que leurs derniers albums étaient loin d’être très bons. Il y a donc un véritable effort à fournir au préalable à l’écoute de ce disque pour éviter une déception liée à des comparaisons déraisonnables. Que ceux qui ne le connaissent pas encore ou qui voudraient le redécouvrir l’écoutent plutôt à l’aune des enregistrements de Plant depuis vingt ans, un homme qui sait vieillir harmonieusement avec sa voix.

La deuxième chose dont il faut faire le deuil, c’est la place de choix occupée par le riff dans la musique rock. Le sacro-saint riff, ce motif de guitare emblématique qu’on fredonne, qu’on mime avec la raquette de tennis inversée devant le miroir dans sa chambre face à une foule imaginaire en délire. Parce qu’en 1998, à l’heure où sort Walking into Clarksdale, le riff est déjà mort et enterré. Que celui qui n’a pas reçu l’avis de décès me prévienne et me donne un exemple de riff original écrit depuis lors. C’est mathématique, toutes les combinaisons possibles ont déjà été exploitées. Or, comme monsieur Page était précisément un des plus fiers héros/hérauts du riff, la déception est là encore potentiellement au rendez-vous. Inutile de ressortir votre raquette, des riffs marquants, vous n’en trouverez aucun dans cette galette-là. Il faudra se contenter de progressions d’accords.

Ça fait beaucoup d’efforts pour éviter d’être déçu, me direz-vous. Oui mais c’est à ce prix-là qu’on peut entrer sereinement dans Clarksdale et apprécier comme il se doit les retrouvailles sincères (mais trop longues, la plaie des 90s. Perso je zappe volontiers « Burning Up », « House of Love » et « Upon a Golden Horse ») des deux compères qui faute d’enfanter le chef-d’œuvre attendu accouche d’un album bien plus qu’honorable.

Note réelle : 3,5/5

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   TEEMO

 
   JASPER LEE POP

 
   (2 chroniques)



- Jimmy Page (guitares, mandoline)
- Robert Plant (voix)
- Charlie Jones (basse)
- Michael Lee (batterie, percu)


1. Shining In The Light
2. When The World Was Young
3. Upon A Golden Horse
4. Blue Train
5. Please Read The Letter
6. Most High
7. Heart In Your Hand
8. Walking Into Clarksdale
9. Burning Up
10. When I Was A Child
11. House Of Love
12. Sons Of Freedom



             



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