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- Membre : Deep Purple, Iron Butterfly, Johnny Winter

CAPTAIN BEYOND - Captain Beyond (1972)
Par TOMTOM le 9 Janvier 2017          Consultée 752 fois

Les fanas de Stoner connaissent bien ce disque. Pour les autres, je vous flingue le suspense direct : le premier CAPTAIN BEYOND est un des secrets les mieux gardés du rock ’n roll. A chaque fois qu’il réapparait sur les écrans radar, il fait péter les potards. Quand l’image se stabilise, c’est l’identification qui pose problème : Hard Rock ? Space Rock ? Heavy Acid Prog ?
Pour le moment, précisons juste que le premier CAPTAIN BEYOND est un disque fou furieux et qu’il nous permet de prendre des nouvelles de Rod EVANS.

Rod qui ? Lui aussi, il est pas clair. Il a chanté au sein d’un des groupes les plus connus au monde puis a disparu du jour au lendemain. Certains prétendent qu’il était un peu timbré… Ce dont on est sûr, c’est qu’après s’être fait éjecter de DEEP PURPLE en 69, Rod a décollé pour la Californie. Très vite, il est contacté par un autre musicien au chômage : Larry « RHINO » REINHARDT, ex-IRON BUTTERFLY. Jouer ensemble ? Oh bah oui alors ! D’autant que les potes de RHINO sont pas des manches : Lee DORMAN tenait déjà la basse sur « In-A-Gadda-Da-Vida » et Bobby CALDWELL est l’ancien batteur de Johnny WINTER. Dans le dictionnaire, quand quatre pionniers du heavy rock croisent le fer, il s’agit bien d’un super-groupe.

Les formations hard au début des années 70, ce n'est pas ça qui manque. Mais CAPTAIN BEYOND a un truc en plus : il n’est pas de notre planète. Il a une cape orange et flotte dans le cosmos. Le tout en 3-D pour ceux qui ont dégotté la pochette originale de 72. Dans le genre phasé, il y aussi les titres des chansons : « Myopic Void », « Mesmerization Eclipse », « As The Moon Speaks », etc. Un festival. Même pas besoin de parler anglais pour piger : on entre dans une zone de turbulences.

Embarquement immédiat avec « Dancing Madly Backwards ». Rythmique syncopée, basse qui descend et qui remonte. Rod EVANS chante avec un écho « effet spatial » dans la voix. 1’36, changement d’ambiance. Des solos lasers allument les quatre coins du spectre stéréo. Deux minutes plus tard, encore un changement de cap. ZAP ! « Armworth ». Je vous le dis : le Space Rock d’HAWKWIND, à côté, c’est une croisière sur le Nil.

Ce que propose cet album, c’est une course hystérique de 35 minutes entre Vénus et Jupiter. Autant dire que ça va très vite. D’ailleurs, il y a une couille dans le plan de vol : si la jaquette affiche treize titres, ce disque a été pensé pour être envoyé d’une traite, comme un gigantesque medley (et là on dit merci le format CD). C’était risqué. Mais ils l’ont fait. Et ils ont réussi.

Car s’il y a un truc qu’ont compris les quatre CAPTAIN BEYOND, c’est l’absolue nécessité de renouveler sans cesse l’agression auditive. « Mesmerization Eclipse », « Raging River Of Fear », « Frozen Over », chaque riff de RHINO est un cratère de plus creusé dans les enceintes. Un break par-ci, un pont par-là, impossible d’aller pisser pendant le trajet, la machine part dans tous les sens et ne s’arrête jamais. Les pointes de vitesse sont chaque fois un peu plus violentes. La rythmique pilote à vue, zigzague entre les météores. Elle passe en vol stationnaire pour les passages plus planants.

Sur « As The Moon Speaks », Rod EVANS est magistral dans son rôle de narrateur grand-architecte de l’univers. Un coup d’oeil à travers le hublot : les territoires traversés sont magnifiques, aux frontières du heavy metal, du jazz, du prog et de l’acid rock. A la guitare, Larry REINHARDT invoque une armada de sonorités venues d’ailleurs. Son solo sur « As The Moon Speaks (Return) » illumine jusqu’au dernier coin paumé du vide intersidéral.

L’atterrissage, c’est encore toute une histoire. Lee DORMAN se paye un passage « fièvre de la jungle » appuyé par des percussions latinos. « Here it comes ! », le revoilà : RHINO embraye sur le riff le plus violent du disque. Les guitares jouent aux montagnes russes pendant que CALDWELL se charge d’enfoncer encore un peu plus vos yeux au fond de leurs orbites. Fin du voyage, chute à l’arrière, pas de survivants.

45 ans après sa sortie, ce disque reste un total mystère. Où étaient-ils allés chercher tout ça ? Aucun disque de l’époque ne ressemble au premier CAPTAIN BEYOND. La galaxie sonique déployée par le groupe est totalement inédite, terrifiante, 100% épique. « Dans l’espace, personne ne vous entend crier. » C’est ce que je dis au voisin à chaque fois que je passe ce disque à fond.

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   TOMTOM

 
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- Rod Evans (chant)
- Larry 'rhino' Reinhardt (guitare)
- Lee Dorman (basse)
- Bobby Caldwell (batterie)


1. Dancing Madly Backwards (on A Sea Of Air)
2. Armworth
3. Myopic Void
4. Mesmerization Eclipse
5. Raging River Of Fear
6. Thousand Days Of Yesterdays (intro)
7. Frozen Over
8. Thousand Days Of Yesterdays (time Since Come And G
9. I Can't Feel Nothin' (part 1)
10. As The Moon Speaks (to The Waves Of The Sea)
11. Astral Lady
12. As The Moon Speaks (return)
13. I Can't Feel Nothin' (part 2)



             



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