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AMBIENT  |  B.O FILM

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HANS ZIMMER/BENJAMIN WALLFISCH - Blade Runner 2049 (2017)
Par WALTERSMOKE le 27 Octobre 2017          Consultée 1757 fois

AVERTISSEMENT : cette chronique de bande originale de film est également susceptible de contenir des révélations sur le film

Parmi les grosses productions ayant réussi à attirer l'oeil en 2017, il y a eu Blade Runner 2049. La suite explicite du chef-d'oeuvre SF réalisé par Ridley Scott a fait couler beaucoup d'encre, et ce bien avant la sortie de sa première bande-annonce. A titre personnel, je... m'en foutais. Une suite aux aventures de Rick Deckard ne me branchait pas tant que ça et, si blâmer la propension du Hollywood moderne à balancer des suites et remakes n'est pas la chose la plus pertinente qui soit, il faut admettre que trop de projets se sont cassé la gueule ces dernières années. Et pourtant, je suis allé voir, un poil désoeuvré, et aussi pour me délecter après coup de la déception de ceux qui ont cru au film, réalisé par Denis Villeneuve, l'un des nouveaux chouchous de la critique.

J'ai rarement eu autant tort en sortant d'une salle de cinéma.

Sans être un chef-d'oeuvre, Blade Runner 2049 est un tour-de-force magistral. Même si le scénario général paraît simple, voire bateau, avec sa référence biblique (ça commence par « trouvez et tuez le gosse qui menace notre monde »), la manière dont se déroule le film est soutenue par une réalisation minutieuse et travaillée, permettant de mettre en valeur des décors remarquables plongés dans une ambiance à la fois crûment réaliste et doucement irréelle, mais aussi des acteurs convaincants dans leurs rôles respectifs – y compris Ryan « Mono-expression » Gosling. Tout cela donne un film tranchant avec les standards hollywoodiens, prenant son temps (parfois trop, il faut l'avouer) pour dérouler son histoire et capter l'attention du spectateur. Autant Mad Max : Fury Road était une claque dans la catégorie « ça explose de partout à l'écran », autant Blade Runner 2049 a marqué dans la dimension profonde, voire même spirituelle, de son genre.

Évidemment, dans tout ça, le son et la musique comptent aussi énormément. Les fans du premier Blade Runner auraient aimé que VANGELIS se trouve de nouveau derrière les manettes, chose qui ne s'est pas faite – et ce n'est pas plus mal quand on écoute le ratage de son dernier opus Rosetta (2016). Un premier choix s'était porté sur Johann JOHANNSSON, qui avait déjà travaillé avec Villeneuve sur Arrival/Premier Contact. Mais pour des raisons obscures, la musique a finalement été confiée à Hans ZIMMER et Benjamin WALLFISCH. Dès lors, deux réactions possibles : ou bien on se dit "ah, pourquoi pas, voyons ce qu'ils proposent", ou bien on hurle et on panique rien qu'à l'idée de se prendre deux heures de ZIMMER soporifique et ronflant. Argh !

Sauf que l'ex-Buggles et WALLFISCH ont fourni une musique de qualité équivalente au film, c'est-à-dire une musique franchement bonne et maîtrisée de bout en bout. De manière générale, la B.O de Blade Runner 2049 est une succession de morceaux ambient captivants et parvenant à saisir l'essence-même de l'œuvre pour l'illustrer sans la dénaturer. Une B.O d'ailleurs bien dosée, car n'occupant l'espace sonore que lors des moments importants, exactement comme dans le premier film, et à l'inverse de quasiment toutes les grosses productions de ces quinze dernières années où toute scène doit absolument avoir de la musique. On peut tout de suite exorciser un défaut néanmoins, à savoir l'absence de morceau fort, appelé à devenir culte. On avait déjà eu "Memories of Green" ou les génériques de début et de fin du Blade Runner initial. Mais ici, rien de tel. Est-ce si grave ? Poser la question, c'est y répondre. De plus, tel un bon album de Steve ROACH, la musique, prise isolément du film, doit se savourer comme un tout, tant elle est admirablement construite et structurée de manière à varier les plaisirs tout du long. Ce qui n'empêche pas d'avoir des coups de cœur, comme le poignant "Sea Wall", ou tout simplement l'ouverture "2049" qui se charge de mettre immédiatement les points sur les i quant à ce qui nous attend pendant 2 heures et demie.

Pari réussi pour ZIMMER et WALLFISCH, et ce n'est pas rien de le dire. Tout comme le film, la musique de 2049 est loin de faire oublier l'originale de VANGELIS, mais tout de même, on est loin, très loin, d'une vulgaire tapisserie sonore qu'on aura oubliée une semaine après. Ainsi, la B.O de Blade Runner 2049 peut prétendre au titre de « musique phare », dans le sens où elle montre ce qui peut, ce qui doit, être fait dans le genre.

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1. 2049
2. Sapper's Tree
3. Flight To Lapd
4. Summer Wind (frank Sinatra)
5. Rain
6. Wallace
7. Memory
8. Mesa
9. Orphanage
10. Furnace
11. Someone Lived This
12. Joi
13. Pilot
14. Suspicious Mind (elvis Presley)
15. Can't Help Falling In Love (elvis Presley)
16. One For My Baby (frank Sinatra)
17. Hijack
18. That's Why We Believe
19. Her Eyes Were Green
20. Sea Wall
21. All The Best Memories Are Hers
22. Tears In The Rain
23. Blade Runner
24. Almost Human



             



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