Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK ELECTRO  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 


BULLET HEIGHT - No Atonement (2017)
Par BAKER le 25 Novembre 2017          Consultée 325 fois

Le split de PURE REASON REVOLUTION a laissé bien des fans en manque. L'electro pop prog des Anglais avait beau puiser à moults sources d'inspiration, elle n'avait pas encore trouvé de véritable successeur. Il n'est donc pas étonnant de voir Jon Courtney revenir au son de PRR. Ce qui peut interpeller, c'est la genèse de cet album : d'abord, on ne veut pas savoir ce qui s'est passé entre lui et Chloé, toujours est-il que le garçon a cru indispensable de revenir au duo vocal homme / femme, qui fait partie intégrante de son écriture. Ensuite,
quittant son Albion natale, il est allé chercher inspiration et amis à Berlin. Eh oui, 40 ans plus tard cette pierre angulaire de l'Europe post-Nazie est toujours considérée comme un des plus grands viviers artistiques, et par glissement de terrain musicaux. On en a vu, des grands compositeurs se frotter à cette mégalopole hétéroclite ; et souvent ce qui en ressortait était froid, technique, technologique. Le terrain est donc balisé par avance : certes, vous retrouverez des éléments de PURE REASON chez BULLET, mais leur métamorphose en groupe électro n'a pas été mise de côté, loin de là.

La pop technoïde jusqu'ici relativement inoffensive se mue donc en machine de guerre, et le son a été mis au goût du jour : incisif, fouillé, agressif. Brickwallé aussi même si, comme souvent dans ce genre musical, certaines sonorités sont tout simplement distordues, à dessein. On va vite passer sur cette production, parce qu'il n'y a pas grand-chose à dire sinon que le soin et la richesse sont de mise. La vraie cassure au sein du disque se situera entre les chansons plus axées pop et celles qui veulent plutôt loucher du côté dark indus. Icelles sont de loin les moins intéressantes : "Fever", le morceau-titre, le diesel "Cadence" empruntant légèrement à la dream pop, sont les parents pauvres de l'album avec pas assez d'éléments novateurs ou percutants pour se démarquer de la concurrence, il est vrai féroce dans ce domaine. D'autres titres s'élèvent quelque peu grâce à des touches d'humanité contrecarrant le "soulèvement des machines" : "Bastion" diablement efficace, ou "Intraveinous" qui finit par extirper des sentiments d'un carcan industriel glacial.

Mais c'est encore lorsque le groupe veut faire plus simple, plus direct, qu'il réussit le mieux son coup : les guitares de "Wild Worlds" dérivées du post-rock, le morceau-titre qui est un bon gros single à son pépère, et l'excellent "Break Our Hearts" qui est un mix curieux de deux postulats relativement improbables : si John CARPENTER revenait à la pop-rock de son groupe COUPE DE VILLES, et s'il s'alliait avec des TEARS FOR FEARS qui auraient enfin décidé de se remettre à bosser (pas gagné). Enfin, ancien progueux oblige, Courtney n'oublie pas de laisser le dernier morceau se développer. Dans ces moments-là, non seulement ULLET HEIGHT atteint les niveaux du groupe-mère, mais il les dépasse même grâce à une dextérité dans la production assez bluffante. Légèrement déséquilibré, cet album paraîtra à certains trop lourd mais est une jolie surprise qui mérite une suite adaptée.

Note finale si on devait chipoter : 3,75. C'est précis, une machine.

A lire aussi en MUSIQUE ELECTRONIQUE par BAKER :


LUNATIC SOUL
Fractured (2017)
<



HOLLYWOOD BURNS
Invaders (2018)
Chef, un envahisseur de l'espace cosmique !


Marquez et partagez





 
   BAKER

 
  N/A



- Jon Courtney (chant, claviers, guitares, basse, prog)
- Sammi Doll (chant)
- Dean Pearson (batterie)
- Geoff Dugmore (claviers, prog)
- Andrew Courtney (batterie)
- Suzanne Courtney (choeurs)


1. Fight Song
2. Bastion
3. Hold Together
4. Wild Words
5. Intravenous
6. Cadence
7. No Atonement
8. Break Our Hearts Down
9. Fever
10. Up To The Neck



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod