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2009 Love Lite

The SWEET VANDALS - Love Lite (2009)
Par LE KINGBEE le 28 Novembre 2017          Consultée 325 fois

Si le public lambda assimile généralement la musique espagnole au Flamenco, au Tango, voir aux sardanes (danses catalanes), ou bien encore au « Y Viva España » de Manolo Escobar, à Julio Iglesias il se fourre le doigt dans l’œil. Dans le meilleur des cas, l’auditeur gaulois pourra citer voir Narciso Yepes, Sabica, Pablo Casals ou Manuel de Falla ou bien encore le « Porque Te Vas » de Jeanette et c’est malheureusement à peu près tout. Si je vous l’assure, organisez un quizz genre micro trottoir et vous ne serez pas déçus du résultat. Non je plaisante … certains n’oublieront pas de citer les noms de Luz Casal, Mecano ou Miguel Bosé.

Tout ce magma de généralités pour signaler qu’en 2007, la formation madrilène The SWEET VANDALS lançait un premier pavé dans la marre avec un premier disque éponyme qui passera totalement inaperçu. Il faudra que le label distributeur Differ-Ant le réédite avec une autre pochette pour que le groupe sorte de l’anonymat dans lequel il était englué.

Quintet de Soul Vintage, le groupe tourna longtemps dans le giron de Carlo Coupé, un DJ mixeur qui faisait danser les hautes sphères de Madrid et Barcelone. Après un premier album éponyme, la formation auteure de nombreuses prestations de haut niveau en France et Navarre enregistrait son second disque « Love Lite ». Enregistré à l'ancienne au Funkameba Studio à Madrid, studio d'enregistrement attitré au label Sweet Records, cet opus révèle des arrangements soignés, une indéniable qualité d'écriture et un peps bien rafraîchissant.

D’emblée c’est une déferlante de batterie que nous assène Javier « Shunk » Gomez sur « Thank You For You », bientôt suivi par une mini section cuivre et un orgue Hammond qui nous renvoie aux plus belles heures du Funk sixties. Un titre délicieusement claquant ! Mais si cette formation de virtuoses connait tout le vocabulaire de la Soul et du Funk « old school » sur le bout des doigts, elle peut aussi compter sur la voix de Mayka Edjo, dont le timbre granuleux rappelle Lyn Collins, Alice Russell voir la regrettée Sharon Jones. Le parallèle avec les Dap- Kings de Sharon Jones saute aux yeux (ou aux oreilles) aussi bien sur les bouillonnants passages Funk que sur les morceaux Soul. La cohésion, la cohérence du répertoire (que des originaux) et la symbiose des musiciens qui n’ont de cesse de mettre la chanteuse au diapason sont nettement palpables. Autre atout, le groupe ne se contente pas de nous déverser une cascade de titres Raw Funk mais se montre capable de diversifier son répertoire à l’image de « I Hate To Hate You », un délicat mélange de Soul et de Pop à la Dusty SPRINGFIELD. Tout ou presque est réuni ici pour nous offrir une démonstration sincère de Soul Funk à l’ancienne. La batterie se gorge de break beats, les claviers apportent une coloration évoquant BOOKER T & The MG’s, tandis que la guitare se montre souvent pertinente avec des riffs accrocheurs, sans oublier une basse Fender aussi ronde que groovy. Rajoutez y un vocal qui peut se montrer incendiaire comme sur « Take Me Now » et vous avez là tous les ingrédients qu’il faut pour découvrir un cocktail tombé en désuétude.

Quand on vous parlait d’éclectisme, ces virtuoses peuvent passer du Funk à la James BROWN comme en atteste « Againstupidity », en bifurquant vers une Soul plus souriante et consensuelle comme « Good Thing ». Ajoutons une qualité d’écriture rare dans ce domaine, l’ironique « Every Woman Is A Diva » en est le meilleur exemple. Alors bien sûr tout n’est pas parfait, il y a quelques fautes de goût comme ses chœurs d’enfants sur « Funky Children », loin d’être indispensables malgré le titre. Second petit bémol, l’album se termine sur une douceur Pop Soul alors qu’un titre énergique et bien groovant nous semblait plus approprié. Enfin dernier reproche avec un titre nettement plus faiblard (malgré son dynamisme) « Speak Music » fait office de remplissage inutile.

Avec « Love Lite », la formation ibérique évitait les pièges du Revival Soul et marchait sur les traces de Nicole WILLIS, New Mastersound, Lefties Soul Connection, Baby Charles ou Sharon Jones & The Dap-Kings, peut être les plus connus. Pour résumer une basse Fender, une guitare conjuguant flamboyance et sobriété, un chant qui alterne entre douceur et montées d’adrénaline et un orgue qui s’éloigne des parfums de Synthé Pop dont s’aspergent la plupart des représentants de la Nu Soul ou de la Soul contemporaine. Signalons que sur scène, les SWEET VANDALS mettent bien souvent le feu aux planches. Il ne manque qu’un gros tube ou une reprise revue et corrigée pour atteindre une note plus grosse. A l’instar de « Beautiful » figurant sur leur premier album, titre dont se servira un célèbre constructeur italien pour agrémenter un spot publicitaire en 2008. Note réelle 3,5

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   LE KINGBEE

 
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- Mayka Edjol (chant, tambourin)
- Jose 'yusepe' Herranz (guitare)
- Santi 'sweetfingers' Martin (basse)
- Javier 'shunk' Gomez (batterie)
- Santi 'diamond' Vallejo (claviers)
- Martin Garcia (saxophone 5-8)
- Josué 'ciclon' Garcia (trompette 1)
- Chip Whickham (saxophone, flûte 1-5-8)
- Micaela Edjo (chœurs 9-11)
- Sonia Herrero (chœurs 9-11)
- Rebeca Rods (chœurs 9-11)
- Natalia Calderon (chœurs 11)
- Sachiko Bundo (chœurs 11)
- Sheila Cuffy (chœurs 11)
- Pilar Machi (chœurs 11)


1. Thank You For You.
2. Good Thing.
3. Take Me Now.
4. Let's Have Some Fun.
5. I Hate To Hate You.
6. Funky Children.
7. Againstupidity.
8. What About Love.
9. Every Woman Is A Diva.
10. Speak Music.
11. Opposites.



             



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