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HOT SLAP - Play Legends (2015)
Par LE KINGBEE le 6 Janvier 2018          Consultée 198 fois

Le label associatif SMAP avait édité une poignée de singles et d’albums il y a plus de trente ans. Les aléas de la vie et un manque de moyens financiers ont rapidement eu raison du micro label. Contre toute attente, surgissant tel un diable de sa boîte, SMAP Records renaissait de ses cendres en 2015 avec les HOT SLAP, trio de Rockabilly originaire de Rouen.

Enregistré à Rouen au Kalif, studios servant également d’école de musique et de salle de spectacle, « Play Legends » nous réexpédie soixante ans en arrière, période durant laquelle le label Sun de Sam Phillips contribua à déclencher la vague Rockabilly.

S’articulant en formule trio (guitare, basse, batterie), HOT SLAP propose ici un répertoire conjuguant Rockabilly classique et Rock n Roll Revival. Suite à la percée des STRAY CATS lors du second revival des années 80, le registre Rockabilly fut engoncé dans toutes sortes de mouvances et souvent employé à tort et à travers. Rappelons que l’âge d’or du Rockabilly se situe entre 1954 et 1958 et que les singles constituant la crème de ce registre furent enregistrés à 98% dans les états du Sud américain.

Le trio normand n’offre ici strictement aucune composition comme peut le laisser suggérer le titre de l’album. Au rayon des grands classiques, le trio s’attaque par deux fois à Carl Perkins avec « Honey Don’t » délivré dans une version plus Revival et un chant moins syncopé que dans l’original. Les puristes resteront probablement attachés à la version d’origine ou à celle des Hawks de Ronnie Hawkins, toujours est-il que les rouannais nous offrent une interprétation bien supérieure à celles de John LENNON ou du duo Joe Walsh/Steve Earle. Second emprunt à l’Homme aux chaussures bleues avec « Boppin’ The Blues », encore une fois avec une orchestration Revival qui perd une partie de la sonorité frustre du single Sun d’origine. Curieusement accrédité à Blind Lemon Jefferson, certes créateur de « Match Box Blues », nos Normands délivrent une version du « Matchbox » de Carl Perkins dans une coloration tenant plus des STRAY CATS que de Carl Perkins. Impression identique avec « Shake Rattle And Rock », œuvre de Charles E. Calhoun enregistrée pour la première fois par Joe Turner et reprise au fil des ans à toutes les sauces.
Le groupe reprend deux classiques d’Eddie Cochran : « Jeanie, Jeanie, Jeanie » avec une batterie trop présente à notre goût mais un bon passage de slappin’ bass. Un morceau qui ne vaut pas celui des INMATES mais ne demandons pas la lune. A noter que Johnny Hallyday en délivra une adaptation amusante sous le titre « Jeanie, Jeanie Et Ta Sœur ». Le trio s’attaque au « Twenty Flight Rock », morceau également adapté par Hallyday avec « Le 37ème Etage », mais était-il nécessaire de reprendre ce titre archi rabâché surtout en clôture d’album ?
Gros standard de Bo Diddley, « I Can Tell » a connu une kyrielle de versions, celle des Hot Slat se rapproche plus de celles des Lords que de Johnny Kidd & the Pirates tout en gardant l’essence de la version d’origine. Cap vers le Rock n Roll avec « Broken Heart », seul succès des Moonlighters gravé en 1958 sur le label texan Tara Records dans une version convaincante.

Mais le trio ne se contente pas de reprendre les pionniers du Rockab, la preuve avec « Rockabilly Star », une compo du trio hongrois Mystery Gang. Autres reprises issues d’un répertoire contemporain « Don’t Touch My Greasy Hair », un neo rockab du quatuor ukrainien The Wise Guyz. Dernière relecture avec « Boogie Bop Dame », œuvre de l’Anglais Ian Smith, membre de Crepes & Drapers, un vrai titre de teddy boy rosbeef.

Terminons ce rapide panorama par une tuerie « All I Can Do Is Cry », issue du second single du songwriter Wayne Walker gravé en juillet 1956 pour ABC Paramount. Curieusement, cette pépite n'a guère été reprise durant de longues années. Il a fallu attendre que Mike Ness, fondateur de Social Distortion, reprenne le morceau en 1999 pour que tout un tas de jeunes groupes à la banane le prennent dans leur répertoire.

Avec « Play Legends », Hot Slap propose un album dans lequel Revival, Néo Rockab et grands classiques du Rock n Roll viennent s’emboîter vers une trame enthousiaste. A noter que le chant et l’intonation demeurent crédibles, chose rare chez certains groupes français se consacrant au registre.

Note réelle 2,5 portée à 3 grâce au titre d’ouverture.

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   LE KINGBEE

 
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- Martin Vivien (chant, guitare)
- Didier Sel (contrebasse)
- Franky Wankers (batterie)


1. All I Can Do Is Cry.
2. Boogie Bop Dame.
3. Boppin' The Blues.
4. Broken Heart.
5. Don't Touch My Greasy Hair.
6. Honey Don't.
7. I Can Tell.
8. Jeanie Jeanie Jeanie.
9. Matchbox.
10. Shake Rattle And Rock.
11. Rockabilly Star.
12. Twenty Flight Rock.



             



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