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THE RESIDENTS - Commercial Album (1980)
Par NOSFERATU le 7 Février 2018          Consultée 296 fois

Quarante titres d'environ minute sur le disque… Mais quelle étrange chose ? C’est peut être le premier album bizarre que j’ai écouté. La première fois, c’était au lycée au milieu des années 80. Dans les classes, à l’époque, les filles étaient branchées SADE , les babas écoutaient SUPERTRAMP ou DIRE STRAITS, il y avait les punks lookés EXPLOITED, les new waveux obsédés par CURE, les hardos par IRON MAIDEN. Mais on était quelques un (unes) à s’intéresser à des choses pas très académiques. Donc, un pote me prête l’oeuvre datant déjà de 80…Quand je suis arrivé chez moi, à son écoute, j’ai eu une crise de fous rires carabinée, le “headbanger
punk”, habitué alors aux cavalcades destroy que j’étais, n’avait jamais en effet, je le répète, entendu des sonorités aussi déroutantes.

Je le dirai jamais assez  : Quarante titres dans le disque (record peut être battu par les malades du futur grind core à la NAPALM DEATH… Ce collectif d’aliens (des véritables, pas des faussaires) a réalisé deux cent mille albums au moins, (impossible de tous les chroniquer sur Forces Parallèles, impossible, c’est un peu comme ZAPPA ou JOHN ZORN, bon courage pour se farcir toute leurs discographies, et à qui, d’ailleurs on peut les comparer), des vidéos chtarbés, des spectacles théatraux démentiels, des happenings sur Mars, des films barrés… Déjà leur apparence physique déviante. ..Ces créatures avaient des globes oculaires énormes, ce sont d’ailleurs leurs vrais yeux ! Avec des hauts de forme au dessus ! Impossible de les connaitre, s’ils sont humains ou échappés d’un univers parallèle où les paravents existeraient.

Ils arrivent en 72 dans cette Californie marquée auparavant par le déluge psychédélique. Ils en retiennent surtout comme leurs potes locaux de CHROME les stridences hallucinés. Grosse influence donc de ce courant avec aussi pas mal d’avant-garde, de musiques de films et autres séries TV des “sixties”, les cartoons à la Tex Avery, les ziques du burlesque, d’extrème orient, le cabaret, les jingles, Ennio MORRICONE, les avant-gardes surréalistes, enfin tout quoi ! La pochette dévoile cette tonalité où le sublime cotoye le grotesque. On y voit face à face deux stars de la variétoche américaine de ce début des eighties, Barbara SREISAND et John TRAVOLTA avec, à la place de leurs yeux, les fameux boules visuels en question qui sont le faciès du groupe. Cet album déboule en pleine vague novo et montre le versant le plus expérimental de ce vaste courant appelé aussi post punk. Ce disque minimaliste et répétitif, où l'artiste avant-gardiste Fred FRITH intervient, dévoilerait un concept tournant autour de la folie humaine ou tout simplement un retour à l’émerveillement de la petite enfance. Je conseille d’ailleurs de le faire écouter à vos bébés qui vont adorer au lieu des sempiternelles conneries justement commerciales.

Tous les morceaux de moins d’une minute en général sont construits de la façon suivante : une première partie en forme de longue introduction, puis le reste est dominé par des vocaux bizarroides. Un coté inquiétant proche de l’atmosphère morbide du film Erasehead de David Lynch se fait entendre sur "Easter woman" et "Tragic bells". On sent l’influence des musiques de films que ce soit le western "Fingertips", le policier "Nice old man", l’œuvre d’Ennio MORRICONE "My second wife", le documentaire animalier avec "La la", le tout joué de façon iconoclaste. On écoute aussi totalement sidéré de la musique extrème orientale "Amber", de cirque "Possesions", de fanfare "Loss of Innocence", de l’industriel "Pecfect love Margaret Freeman", des mélodies enfantines : "Japanese Watercolor" et "Die in terror", "Love leaks out" c'est du reggae , contemporain arty "Phantom", disco avec "The nameless souls", ou psychédélisme sur "Birds in the trees", l’ensemble étant totalement composé de manière loufoque.

Mais on y discerne aussi des références à d’autres groupes plus ou moins digérées. On trouve ainsi du SUICIDE cartoonesque "Picnic Boy", des plans à la SILVER APPLE :"Floyd", non pas à PINK FLOYD ! Une partie post punk genre DEVO qui se nomme "Troubled man", du dadaisme façon GODZ avec "My Work is o behind" et même du BLACK SABBATH joué par des elfes de huit centimètres sur "The Coming of the Crow". Ha ! Ha ! Ha ! Il y a même un
tube ( !?) « Moisture » une samba robotique fendarde qui ferait danser l’aigle blanc…

En bref, pour ceux qui voient le monde de travers …

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