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- Membre : The Stooges , David Bowie , Blondie, Samhain
 

 Iggy Pop, The Rock Iguana (1092)

Iggy POP - Zombie Birdhouse (1982)
Par NOSFERATU le 4 Janvier 2015          Consultée 2743 fois

Symbole vivant du rock'n'roll sauvage et libertaire, roi de l’entertainment sur scène ayant compris les leçons d’un Artaud , tout a été dit et écrit (voire par lui même à travers ses mémoires intitulées « I need more » où il se raconte sans fards ) sur le personnage. Avec les STOOGES, il aura gravé les tables de la loi du rock le plus enfiévré (le seul ?) avec la trilogie (faut il rappeler les noms des albums ? ) que toute bonne discothèque rock digne de ce nom doit avoir.

Ceci dit, sa discographie solo comporte paradoxalement des faiblesses. Tout le monde jure par le tonique « Lust for life » mais à la réécoute, ce dernier manque franchement de toxicité. Serait ce du à l’influence pernicieuse du beau David un peu trop cocaïné durant cette fin « borderline » des « seventies » ? On sera nettement plus consensuel sur le « kraftwerkien » « The idiot », qui, comme chacun sait, fut le brouillon de « Low » du même BOWIE, là franchement plus inspiré…
Pourtant le contexte, dans les années 80, n’est guère reluisant pour l’iguane partagé entre séjours à l’hosto psy, défonces, concerts avortés et disques très inégaux (« Party » et « Soldier » avec quand même le très corect « Dogs food » présent sur ce dernier à sauver , ou le trop surproduit « Blah blah » ). Seul « Cold metal » et son sympathique hard rock de « biker camé «, paru en 88, vaut une écoute approfondie.Mais son chef d’œuvre reste, à nos yeux, durant cette période trouble, « Zombie birdhouse »…
En 82, le sauvageon d’Ann Harbor rencontre un de ses fans, Chris Stein compagnon de la pulpeuse Debbbie Harry (BLONDIE) qui vient de créer un label, Animal Record. Ce dernier, qui signera aussi le fabuleux « Miami » du GUN CLUB la même année, vient vite au secours de son idole considéré alors comme un « has been ». Il monte rapidement un groupe solide : lui même à la production et à la basse, Rob du Prey à la gratte et aux synthés, Clem Burke (ex Blondie) à la batterie… Avec ces seconds couteaux étiquetés « NEW WAVE », Mr pop va créer un disque plutôt tordu, à la production très aléatoire, très loin du « disco rock » des BLONDIE qui casse alors la baraque à ce moment là…
Le chant (!) dévoile l’état mental de Iggy toujours proche de la rupture... Sa voix sonne tellement faux que c’en est plaisant, le refrain d’alcoolo de la ballade « Ordinary bummer » peut illustrer le propos…Par contre, sa majesté roi du punk joue avec les genres, loin des codes d’une new wave synthétique qui domine la doxa musicale de l’époque.

Iggy renoue d'abord avec le rock dur de sa jeunesse mais avec des moyens différents.L’album commence ainsi sur les chapeaux de roue par un « Run like a vilain », une chanson punk rock avec une boite à rythme puissante. Le coté rock incandescent se ressent aussi sur l’hyperbolique (et hilarant ) « Bulldozer » où Iggy se caricature génialement avec les « growls » de rigueur et des rires démoniaques (« BULL… DOZER »). « The villagers » avec un orgue « doorsien » en fond sonore et sa mélodie bancale est un titre hypnotique. « The angry hills » est, elle, une pop song bowienne détraquée, de même le plus mineur « Platonic » où Iggy dévoile sa facette trop méconnue de « crooner » (l’homme est en effet un fanatique de SINATRA). « Life of work » a des connotations plus industrielles évoquant un SUICIDE plutôt martiale ainsi que le quasi « spoken words » « Watching the news ». Iggy joue au cow boy fracassé sur le country punk « Ballad of cookie mc bride ». Mélodie « countrysante » mais toujours bien déglinguée que l’on retrouve aussi sur le fendard « The horse son ». Imaginez un LUCKY LUKE sous amphétamines et vous aurez le résultat ! En dehors donc du fameux « Bulldozer » qui tient le haut du pavé, le meilleur morceau est sans conteste « Street crazies ». On y entend Mr JAMES OSTERBERG chanter comme JOHN LYDON, d'ailleurs l’un de ses plus grands fans, des « djembés » donnant un coté tribal, un étrange collage sonore, une mélodie orientalisante plutôt dingue évoquant justement les travaux POST PUNKS du pourri au sein de PUBLIC IMAGE LIMITED…

« Zombie birdhouse » a tout de l’album culte ou du moins maudit, ce qui le rend incroyablement fascinant. Le nain génial de Détroit a su sur ce disque bien underground, qui sera évidemment un échec commercial assuré, reprendre la folie qui caractérisait les STOOGES avec d’autres codes.

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1. Run Like A Villain
2. The Villagers
3. Angry Hills
4. Life Of Work
5. The Ballad Of Cookie Mc Bride
6. Ordinary Bummer”
7. Eat Or Be Eaten
8. Bulldozer
9. Platonic
10. The Horse Song
11. Watching The News
12. Steet Crazies



             



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