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Flav MARTIN & JERRY MAROTTA - Soul Redemption (2018)
Par BAKER le 24 Juillet 2018          Consultée 314 fois

Il y a des disques comme ça, ils ont besoin d'une saison. Un bon IMMORTAL, ça se déguste en hiver, de préférence en pleine forêt scandinave (et avec une boussole). Un GENESIS période fin 70's, c'est l'automne. Pour l'album qui nous intéresse aujourd'hui, aucune hésitation possible : nous sommes en été, en plein été, les doigts de pieds en éventail sur un transat avec un mojito bien frais. Et qu'on est bien. Au calme. Pépère. La plage, les filles. Et une musique magique dans les oreilles.

La réunion de Flav Martin, petit génie de la guitare acoustique, et du batteur de session légendaire Jerry Marotta, a donné naissance à un disque d'une sérénité simple et d'une beauté exaltante. Exaltante pour le cortex, pas pour les pieds : ce n'est pas avec cet album que vous allez vous réveiller, ça baigne dans la torpeur. Les rythmes sont chaloupés, les harmonies donnent envie de se dénuder sensuellement, les mélodies vocales sont propices au farniente, le nez dans la douce brise et la paille dans le bec (mojito again). Même s'ils sont techniquement impressionnants (dès le premier titre, Martin fait preuve d'une précision de Terminator), c'est surtout la complicité entre les deux hommes qui fait plaisir.

Chaque intervention de guitare, aussi simple qu'elle soit, est accompagnée qui de percussions, qui de cymbales feutrées, qui d'un petit rythme laidback qui rappelle les glorieuses heures de Jim CAPALDI chez CLAPTON, ou Jim KELTNER chez Randy NEWMAN (sans compter le petit frère de Jerry, Rick, chez le même Randy !). Et la simplicité est au service du groove et de la mélodie, avec en guest star un Tony LEVIN qui allie rondeur du son et zénitude des lignes de basse. Si le premier titre s'avère le meilleur, le reste de l'album n'a franchement pas à rougir : un peu de calypso suave et sucré, une pincée d'exotisme avec "Tell It To My Face" (Lambada's not dead, à l'instar du punk quoi), quelques effluves bossa, pas trop.

Le son est lui aussi chaud et brillant car presqu'intemporel. On se croirait dans le premier album solo de Steve WINWOOD, notamment sur "Wild Moon". C'est d'un laid back affolant : même quand Jerry reprend le rythme en seconde partie, ça ne bouge pas d'un cil ; imaginez les conséquences si jamais un seul de vos muscles se mettait à bouger, l'horreur. Mais ne vous y méprenez pas, c'est un disque doux, mais pas mou : on ne s'ennuie pas une seconde, même les quelques titres plus faciles bénéficient de la guitare travaillée et du chant accueillant.

Belle surprise, cette association de malfaiteurs ne met jamais l'égo technique au-devant de la créativité. Il y a là-dedans, outre un savoir-faire redoutable, l'ombre de la fabrique à plaisir à rendement perpétuel que constituait la musique pop rock américaine des années 70. Un petit disque franchement recommandable qui va accompagner vos apéro-plage avec délice. Pour ce qui est d'aller couper des sapins dans une forêt norvégienne, ça attendra un peu.

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   BAKER

 
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- Flav Martin (chant, guitare)
- Jerry Marotta (batterie)
- Tony Levin (basse)
- Peter Primamore (piano)
- Thor Jensen (guitare)
- Marc Schulman (guitare)
- Gary Schreiner (harmonica, accordéon)


1. Soul Redemption
2. Please
3. Drinking You
4. I Knew It Was You
5. Tell It To My Face
6. Rio De Janeiro
7. Wild Moon
8. Coffee Song (cosa Hai Messo Nel Caffe)
9. How Could You Leave Me Now



             



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