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STONER ROCK / DOOM  |  STUDIO

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2017 Spacecake
 

- Style : Sleep, Kyuss, The Sledge
 

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LOW ORBIT - Spacecake (2017)
Par STREETCLEANER le 7 Août 2018          Consultée 283 fois

Sorti au mois de décembre 2017, Spacecake est le second album du trio canadien LOW ORBIT, basé à Toronto. LOW ORBIT, comme souvent dans la famille du stoner rock, aborde des thèmes liés à l'espace qui sont empreints de psychédélisme dans le sillage de groupes enfumés comme les Américains de SLEEP, une des références du trio de la province d'Ontario. Mais, et ce n'est pas non plus un mystère, ce groupe suit le chemin imaginé par un certain BLACK SABBATH, notamment dans sa première et meilleure période, celle qui était la plus lourde, la plus barrée et la plus innovante.

De cette famille stoner et space rock le trio en a prélevé le côté le plus gras, le plus massif, le plus pachydermique, le plus heavy, le plus fuzz. C'est donc, comme vous l'aurez peut-être deviné, une musique qui tire vers le slow-tempo, une obscure force de gravité lui brise toute intention fantaisiste, il sera très rare de voir cette machinerie digne d'une forge métallique du sous-sol accélérer, on pourra juste dire qu'elle est parfois moins lente sur un des six titres de ce Spacecake, « Machu Picchu », un des meilleurs titres de la formation par ailleurs. Bref, Spacecake a été réglé sur le mode « slow » et pesant du doom et c'est très bien ainsi pour ceux qui apprécient de gravir les pentes raides des montagnes hallucinées avec un sac à dos trois fois trop chargé pour eux. On peut certes trouver des tempi plus lents mais alors il faudra faire un tour du côté du funeral doom.

Mieux produit que leur premier album remontant à 2014, bien plus lourd, Spacecake est construit autour des riffs concoctés essentiellement par Joe Grgic, le bassiste. Bien évidemment la guitare du leader Angelo Catenaro est primordiale puisqu'elle va se charger d'asséner le côté assommant et hypnotique de cette musique de concert avec la basse. Qu'on ne s'y trompe pas, on peut jouer très lentement « Planet X » et vous rendre complètement « second-hand stoned ». Le groupe semble jouer avec la gravité car les riffs titubants et mourrants (« Dead Moon », « Lunar Lander »...) nous donnent parfois l'impression de vouloir s'effondrer comme pourrait s'effondrer une étoile sous sa propre masse, mais finalement les forces anti-gravité finissent par l'emporter ce qui permet à cette musique de s'extraire du piège cosmique et de continuer son chemin de croix spatial.

« Dead Moon » donne d'entrée de jeu la tonalité de Spacecake. Les refrains scandés, hallucinés, quelque peu irréels, se retiennent bien. Une qualité globalement partagée par l'ensemble des titres de cet album. La pesanteur de « Planet X », noyée dans des échos spatiaux perdus à jamais, est impressionnante. Il s'agit d'un autre titre fort de cet album aux fragrances de folie sleepienne et sabbathienne. La résignation ressentie sur le long « Shades of Neptune » et son lent chaloupement nous plonge dans un état de torpeur avancé.

« Machu Picchu », composition la moins massive et plus aérée (tout ceci reste relatif, comme le temps), est à mon sens la pépite de Spacecake. Peut-être le titre qui traduit le plus la communion de l'homme avec les vibrations cosmiques, une sorte de jam chamanique où l'homme cherche à retrouver ses origines et se réconcilier avec mère nature qui avant d'être terrestre est spatiale. Et avant ça ? C'est le mystère.

Il est difficile de se faire une place sur la planète stoner, un genre au public assez peu extensible, tout en étant saturé par nombre de groupes aux talents plus ou moins prononcés. LOW ORBIT, sans révolutionner le genre, réussit, en artisan passionné, à délivrer un album vraiment solide. Ceux qui aiment les effluves enfumées des seventies tournoyant lentement sur des tempi lents et des riffs dépressifs à la lourdeur implacable jetteront une oreille attentive sur LOW ORBIT.

A écouter en priorité : Planet X, Machu Picchu, Shades of Neptune

Note réelle : 3.75/5.

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   STREETCLEANER

 
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- Angelo Catenaro (chant, guitare)
- Joe Grgic (basse, synthés)
- Emilio Mammone (batterie)


1. Dead Moon
2. Planet X
3. Shades Of Neptune
4. Venus
5. Lunar Lander
6. Machu Picchu



             



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