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Johnny POWERS - Long Blond Hair (2008)
Par LE KINGBEE le 9 Septembre 2018          Consultée 146 fois

Johnny POWERS fait partie de ses nombreux seconds couteaux à avoir enregistré pour Sun Records et à être tombé au fond d’une oubliette. Ce bref passage chez le label à étiquette jaune lui confère presque 60 ans après les faits un statut de Légende.

John L. Pavlik nait en 1938 dans la banlieue est de Detroit. Aîné d’une famille de cinq enfants, il passe son enfance à Utica. Son paternel, fan de danse et de Country, lui transmet sa passion. John écoute la radio et se met à la guitare, prenant des leçons avec Marvin Maynard. A 17 ans, il intègre les Drifters, l’orchestre de Jimmy Williams pour lequel il enregistre deux titres. L’adolescent se fait les dents sur la WDOG participant pendant plus d’un an aux radio-show du samedi.
Durant l’été 1955, John enregistre à ses frais son premier 45 tours pour Fortune Records, un label familial de Detroit dirigé par Devora Brown, une petite maison de disque connue pour avoir publié Roy Hall, les Davis Sisters et les Diablos de Nolan Strong. Devora Brown lui suggère de changer de nom, Pavlik n’étant guère porteur. La businesswoman lui propose le nom de Johnny Powers, l’apprenti rocker venant d’engloutir une barre chocolatée Power House. Le guitariste enchaîne sur le label de George Braxton Fox Records en 57 avec « Long Blond Hair, Red Rose Lips » (plus connu sous le nom de « Long Blond Hair ») et « Rock Rock » deux rockabillies explosifs. Mal distribué et ne bénéficiant d’aucune promotion, le disque ne se vend qu’à Detroit et Seattle.

S’il se produit toujours au sein des Tom Cats, nouveau nom des Rockets, Johnny collabore aussi avec les Paragons (futurs Royaltones) dont une démo atterrit dans les bureaux de Sam Phillips à Memphis. Le patron du label Sun décide de l’auditionner, le chant et la guitare de Powers lui ayant tapé dans l’œil. Le 12 août 1959, le natif du Michigan enregistre quatre titres, mais seuls deux d'entre eux voient le jour sur le Sun 327, Sam Phillips étant accaparé par Jerry Lee LEWIS et sa recherche désespérée d’un remplaçant d’Elvis, qu’il ne trouvera jamais. Le disque sort en septembre, s’intercalant entre des singles de Jerry McGill et Sherry Crane. Il faut attendre 1976 pour que les deux titres restants apparaissent en 45 tours (Sun 604). Parmi les titres gravés lors d’une seconde session au 706 Union Avenue et restés inédits, quelques-uns sont édités sur d’obscures compilations durant les années 80 et 90.
Marié en 1961, Johnny poursuit son petit bonhomme de chemin, enregistrant pour Tee Pee ; Hi Q avant d’atterrir chez la Tamla Motown de Berry Gordy où il se lance dans les arrangements et la production jusqu'en 1965. Johnny ne semble avoir gravé qu’un seul titre « « Is It Yes Or Is It No ? », insuffisant pour faire un single. Il enregistre ensuite pour le label Olympic et se consacre à sa maison d’édition et à son nouveau métier de producteur. Durant les années 80, il se produit sporadiquement mais l’engouement de nombreux fans européens et japonais le persuade de venir jouer à de multiples reprises au cours du nouveau millénaire. Il enchante en 2011 le public du Festival d’Hemsby et celui du Good Rockin Tonight à Attignat en 2013 et 2017. Aujourd'hui, POWERS peut se targuer d’être le seul artiste blanc à avoir officié à la fois pour Sun et la Motown.

Ce double CD proposant pas moins de 62 titres (durée 2H33) offre un excellent éventail de la carrière de l’homme de Detroit. Si sa discographie ne reflète pas son statut de légende du Rockabilly, le label Roller Coaster offre ici un nouvel aperçu du Rocker. Ce double CD fait suite à « Rock Rock Rock », « Can’t Resist That Rock n Roll » et « Rockabilly Blast ! » publiés successivement en 1986, 90 et 97.

Compositeur prolifique, Johnny POWERS nous délivre de nombreux brûlots qui auraient mérité meilleur sort s’ils avaient été correctement distribués ou tout simplement pressés. Une partie des morceaux témoigne des influences de Jack SCOTT et Carl PERKINS.
Excellent chanteur, POWERS n’hésite pas à reprendre PRESLEY sur « Trouble ». Le label anglais glisse pas moins de neuf morceaux enregistrés chez Sun. « Waiting For You » témoigne à lui seul de son talent de chanteur, le timbre n’ayant rien à envier au King. Si « Long Blond Hair », son plus grand succès, donne son nom au recueil et risque de remporter de nombreux suffrages, le chanteur excelle aussi dans la ballade. Le premier CD offre deux inédits dont « Tell Me That You Care » plus proche du Doo-Wop que du Rock' n' Roll, preuve de sa large palette.

Si le premier CD se concentre exclusivement sur la fin des fifties, le second, hormis cinq titres démo enregistrés fin 50, nous ramène à une période plus proche, les quinze derniers titres provenant d’une session de 2002. Johnny délivre une seconde version de « Long Blond Hair » dans une approche sonnant plus Revival, moins brute de décoffrage. On ne compte plus les reprises de « Your Cheatin’ Heart », grand classique d’Hank Williams repris plus de 200 fois par tout country-man qui se respecte. Le chant de Johnny fait merveille en évitant tout larmoiement exagéré. Si les puristes risquent de ne jurer que par la version originale, on conseille, outre la présente version, celle de Johnny Kidd. Autre bonne pioche avec le standard de Carl Perkins « Matchbox », délivré en duo semi acoustique avec George Bedard (ex Silvertones).
Autre bonne pioche avec « Corrine, Corrina », standard de la musique populaire américaine mis à toutes les sauces (Pre War Blues grâce à Bo Carter, Tampa Red et Big Joe Turner, en Western Swing avec Bob Wills et Cliff Bruner, Jazz via Cab Calloway, en Folk via DYLAN, en Country via Willie NELSON, en Blues avec les versions de Mance Lipscomb et Boz Scaggs et même en Rockab avec Johnny Carroll). Seul bémol, le titre est ici accrédité à John Pavlick, une erreur un peu forte en café.

Si Johnny POWERS demeure encore actif à 80 balais, cette rétrospective délivre un excellent éventail de sa carrière. Un excellent chanteur doublé d’un guitariste essentiellement rythmique qui fait aujourd’hui encore figure de légende dans le milieu du Rock' n' Roll par le biais de ses titres Sun.

A titre informel, le guitariste Stan Getz n’a aucun lien avec le saxophoniste de Jazz, il s’agit juste d’un homonyme fondateur des Southern Drifters, l’ancien orchestre de Jack Scott.

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- Johnny Powers (chant, guitare)
- Bill Alton (chant 60)
- Stan Getz (guitare 1-2-3-4-5-6-7-8-14-15-16-17-18-19-20-21-22)
- Dave Rohillier (guitare 1-2-3-4-5-6-7-8-14-15-16-17-18-19-20-21-22)
- Brad Suggs (guitare 9-10-11-12-23-27)
- Dave Sanderson (guitare 23-24-25-32-46-47)
- Chris Casello (guitare 48-49-50-51-52-53-54-55-56-57-58-59-60-61-)
- Vito Latafa (guitare 61-62)
- George Bedard (guitare, chant 42)
- Marvin Maynard (basse 1-2-3-4-5-6-7-8-14-15-16-17-18-19-20-21-22-2)
- Billy Lee Riley (basse 9-10-11-12-23-27-43-45)
- Mary Lou Livingston (basse 61-62,choeurs 48-49-50-51-52-53-54-55-56-57-)
- Mike Shellabargar (basse 48-49-50-51-52-53-54-55-56-57-58-59-60-)
- Johnny Clark (batterie 1-2-3-4-5-6-7-8-14-15-16-17-18-19-20-21-2)
- Bill Savitch (batterie 23-24-25-32-46-47)
- Jimmy Van Eatton (batterie 9-10-11-12-23-27-43-45)
- Mike Kissick (batterie 48-49-50-51-52-53-54-55-56-57-58-59-60-)
- Carol Buffard (batterie 61-62)
- Charlie Rich (piano 9-10-11-12-23-27-43-45)
- George London (piano 61-62)
- Martin Wills (saxophone 9-11-12-43-45)
- Bill Beltz (saxophone 20-21-23-24-25-26-27-35)
- Larry Morrow (choeurs 13-23-24-25-32-37-38-46-47)


1. Cd1:
2. 1 Long Blond Hair
3. 2 Rock Rock
4. 3 Honey Let's Go (to A Rock'n'roll Show)
5. 4 Your Love
6. 5 I'm Walkin'
7. 6 Treat Me Right
8. 7 Be-bop-a-lula
9. 8 Mean Mistreater
10. 9 Trouble (i'm Evil)
11. 10 With Your Love, With Your Kiss
12. 11 Be Mine All Mine
13. 12 Me And My Rhythm Guitar
14. 13 Waitin? For You
15. 14 Oh So Far Away
16. 15 Kiss-a-me Baby
17. 16 Falling Star
18. 17 The Bigger They Are (the Harder They Fall In Lo
19. 18 Please Return My Love
20. 19 Someone's Gonna Hurt You
21. 20 Seventeen
22. 21 Mama Rock
23. 22 Indeed I Do
24. 23 Waitin' For You
25. 24 Don't Go Away
26. 25 Trouble (i'm Evil)
27. 26 Don't Lie To Me
28. 27 Waiting For You
29. 28 Won't You Please, Pretty Baby
30. 29 Rosalee
31. 30 But Now That It's Over
32. 31 I Believe She Loves Me Too
33. 32 I Need Your Lovin' Baby
34. 33 I Got A Girl Who Knows How To Live
35. 34 Everybody Says That I'm A Lucky Guy
36. 35 Well I Got Troubles
37. 36 I'll Take That Chance
38. 37 Tell Me That You Care
39. 38 Indeed I Do
40. Cd 2:
41. 39 New Spark For An Old Flame
42. 40 Mama Rock
43. 41 Your Cheatin' Heart
44. 42 Matchbox
45. 43 Waitin' For You
46. 44 Corrine, Corrina
47. 45 Waitin' For You
48. 46 Endless Love
49. 47 My Love, My Life
50. 48 I Was There When It Happened
51. 49 Good Gracious Me
52. 50 Ring, Damn You, Ring
53. 51 Long Blond Hair
54. 52 Thought I Heard Something
55. 53 My And My Rhythm Guitar
56. 54 Till Honky Gets Tonky Again
57. 55 I Haven't Learned My Lesson Yet
58. 56 Anything You Say
59. 57 Doo-wop Shang-a-lang
60. 58 Three Little Words
61. 59 Ooooh Give It To Me Baby
62. 60 Everybody's Got A Dream
63. 61 Just One Kiss
64. 62 I'll Come Back To You



             



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