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1968 Vincebus Eruptum
 

- Style : Barbara & The Browns

BLUE CHEER - Outsideinside (1968)
Par NOSFERATU le 30 Octobre 2018          Consultée 568 fois

De BLUE CHEER, on connaît surtout le premier album, l’épileptique Vincebus Eruptum qui pose les bases d’un hard rock libérateur, furibard et surpuissant pour l’époque, évitant les démonstrations magiques d’un HENDRIX, le classicisme florissant de LED ZEPPELIN et le trip gothique de BLACK SABBATH. Ce sauvage combo de la fin des sixties puisait surtout son énergie dans la folie « live » des WHO qui auront bien marqué ses membres carbonisés à l’acide durant l’historique concert de Monterey.

Trois voyous californiens originaires de San Francisco, alors en plein « flower power » trainent ainsi avec des hells locaux puis forment un « heavy rock band ». Un de ses bikers malfamés, un dénommé Allen « gut » Terk va rapidement les manager.
Le groupe fait vite peur aux hippies habitués aux rengaines « folky » du moment qui ne comprennent pas ces riffs de gratte pulvérisant tout sur leur passage.
Ici, le message était clair, la défonce et rien que la défonce sonique. Pas de discours politisés à la MC5 ou de révolte individuelle à la STOOGES. Il est d’ailleurs à noter que ce sont les frères Ashtons de ces derniers qui eurent la judicieuse idée de jouer très fort après avoir vu sur scène les trois guerriers psychédéliques, impressionnés par leur prodigieuse montagne d’amplis derrière la scène.

Psychédéliques ? Oui, surtout ce second album sorti un peu après le volcanique Vincebus... Il faut dire que l’ambiance californienne les a un peu influencée sans altérer leur bruyante énergie. Ainsi, un certain Jim Morrison, le leader iconique des DOORS, souvent raide (pléonasme ?), vient à leurs concerts et ne tarit pas d’éloges sur le power trio. Les BLUE CHEER trainent aussi avec l’hystérique JANIS JOPLIN (dont je n’ai jamais supporté la discographie !) et les gentiment défoncés de GRATEFUL DEAD. Et puis BLUE CHEER, c’est surtout le nom d’un bon cru 1967 parmi les acides !
Dès le premier titre « Feathers From Your Tres », le début de ce brûlot est marqué par un hard rock mâtiné de passages psychédéliques de haute stature. Le son de gratte est toujours aussi caverneux et les vocaux bien cinglants, mais les envolées planantes avec l’utilisation d’un discret clavier se font ressentir. « Sun Cycle » qui commence par une sorte de ballade se voit rapidement zébrée de stridences psychédéliques et d’une lourde guitare. Le côté « acid rock » se démarque aussi dans l’introduction de « Babylon » aux riffs up tempo bien efficaces.
Sinon, avec le cacophonique « Just a Little Bit » (du moins la fin), le trio revient à la potion infernale de leur incendiaire premier album, annonçant les assauts plus caricaturaux, il faut l’avouer, de GRAND FUNK RAILROAD (là, notre cher Long John Silver lève les bras), surtout pour les vocaux hargneux. On dirait presque du MONSTER MAGNET avant l’heure.
Ce qui dénote, c’est ce jeu « hendrixien », mais beaucoup plus primitif que celui du célèbre gaucher qui les a aussi fortement influencés, illustré par l’instrumental « Magnolia Caboose Babyfinger », les titres proto stoners « Come and Get It » ou « Gipsy Ball », avec pour ce dernier un étonnant refrain épique qui préfigure presque MANILLA ROAD (là, c’est le pote Erwin qui lève les bras !).
Il y a deux reprises dans ce disque réellement « stoner » avant la lettre. La relecture du classique des STONES, « Satisfaction », est plutôt rugueuse (surtout la fin caphanarnaumesque en diable). Tandis que celle métamorphosée d’un vieux blues d’ALBERT KING nous entraîne dans des endroits bien ferrailleux, quasi « protosludge ».
Sauf que le psyché n’arrange pas tout le monde. Suite à des divergences musicales, leur gratteux Leigh Stephens jette l’éponge. D’autres sommités en rock high energy pensent qu’il devient sourd à force de jouer la surenchère heavy, surdité qui arrivera plus tard à son idole Pete Townshend des WHO. Il est remplacé par un « garagiste rocker » appelé Randy Holden qui a joué avec les obscurs THE OTHER HALF marqués par THE YARDBIRDS durant leur période expérimentale.

Disque bizarrement exclu des anthologies qui préfèrent jurer par le premier l.p -certes un chef-d’œuvre d’une sauvagerie pure -, mais dont on retrouve des traces dans des congrégations rudes (en rajoutant donc celles citées plus haut) de ces trente dernières années comme MOTORHEAD, THEE HYPNOTICS, MUDHONEY ou HIGH ON FIRE.

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   NOSFERATU

 
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- Dickie Peterson (basse, vocaux)
- Leigh Stephens (guitare)
- Paul Whaley (batterie)


- feathers From Your Tree
- sun Cycle
- just A Little Bit
- gypsy Ball
- come And Get It
- (i Can't Get No) Satisfaction
- the Hunter
- magnolia Caboose Babyfinger
- babylon



             



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