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ROOSEVELT - Young Romance (2018)
Par BAKER le 7 Novembre 2018          Consultée 125 fois

Après plusieurs singles et EP du type "elle est bonne une fois dedans", le premier album de l'Allemand ROOSEVELT était une bonne petite surprise. Un mélange entre le son massif et saturé de la synthwave, les mélodies évidentes de l'âge d'or de la synthpop et quelques entournures funky typées années 80. Bref, 80, 80 et 80 quoi. "Impopulaire mais nécessaire" comme dirait Trevor. Et sans que le disque soit impérissable, il avait un joli goût de revenez-y ; résultat : l'arrivée d'un second opus, avant même d'en écouter une seule note, est une jolie surprise en soi.

Disons-le tout de suite car de suspens il n'y aura point : le souci principal du disque, ce sera de justement coller au style, d'un peu trop près, résultant en un album un peu long et qui finit par lasser sur la fin. Peu de chansons se démarquent, beaucoup suivent un moule précis, à une exception près. L'ouverture, un "Take me Back" outrancièrement infectieux, sert plus d'intro que de vraie chanson, comme l'appel joyeux d'un Monsieur Loyal, avec ses gros synthés gras et sa mélodie trop calquée sur du JUSTICE pour être honnête. Et ensuite, c'est la foire aux bons titres.

Car le souci du disque pré-cité est assez ennuyeux, mais ce sera le seul. Pour le reste, ROOSEVELT continue sur sa lancée avec une production léchée, des mélodies plus matures, une tonalité plus sombre mais toujours entre dansant et prenant. C'est un peu du Bruno MARS avec de la viande autour de l'os, et si le jeune Allemand réussit un exploit, c'est bien de faire de la "pop electro funk" sans que ça passe pour un gros mot. Ainsi le solo de synthé de "Under the Sun" fait-il plaisir, tout comme le couplet de "Losing Touch" qui fait beaucoup penser au ALAN PARSONS PROJECT du milieu des 80s (pour du PARSONS ce n'est pas un compliment ; pour un jeune musicien de 2018, c'en est un beau).

Il arrive à très bien intégrer un son chiptune dans "Pangea" (très bien signifie de façon organique et pas putassière), à gagner le pari de la surenchère sonore sur "Illusions", à faire preuve d'orfèvrerie sur les arrangements de "Lucia", et mieux encore, à conquérir l'esprit de l'auditeur avec un "Better Days" un peu décevant, lancinant, répétitif, qui finit par marquer, par devenir un mantra positif et une réelle bonne chanson. Malheureusement, la suite non-stop de ces titres les dessert un peu, jusqu'à donc "Forgive" qui, malgré la présence inédite d'un duo, n'arrive plus à fournir le minimum syndical d'énergie et/ou de mélodisme.

Mais tout n'est pas perdu, loin de là. Non seulement ce disque est un léger mais certain pas en avant par rapport au premier album, mais ROOSEVELT nous garde le meilleur pour la fin. Avec ses guitares acérées et épiques, son délicieux parfum de TEARS FOR FEARS, son ambiance exaltée, "Getaway" est une somptueuse fin d'album, qui donne envie d'en avoir plus alors même qu'on se plaignait d'en avoir eu trop ! Ce titre est la preuve que malgré son jeune âge, le garçon a compris pas mal de choses sur ce qui fonctionnait ou pas. Un petit effort sur la diversification des chansons et le troisième album risque de casser la baraque.

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   BAKER

 
  N/A



- Roosevelt (chant, choeurs, claviers, prog, guitare)
- Washed Out (chant)
- Matthias Birmann (guitare)
- Curt Henderson (guitare)
- Til Schneider (cuivres)
- Yehan Jehan (choeurs)


1. Take Me Back
2. Under The Sun
3. Yr Love
4. Illusions
5. Losing Touch
6. Pangea
7. Lucia
8. Better Days
9. Shadows
10. Last To Know
11. Forgive
12. Getaway



             



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