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ROCK PSYCHEDELIQUE  |  STUDIO

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The TROGGS - From...nowhere (1966)
Par NOSFERATU le 3 Janvier 2019          Consultée 179 fois

1991, enfin je crois… Dans une petite salle, les TROGGS à Avignon ! Un emplacement improbable habituellement occupé par de vulgaires groupe locaux de bar, ou de tribute bands hasardeux qui massacrent qui vous voulez… Je me souviens que leur chanteur, très humble, présenta le groupe en affirmant : "Nous sommes les TROGGS, le groupe qui a fait "Wild thing" repris par JIMI HENDRIX". Déjà à l’époque, alors que nous autres anciens headbangers punks étions à fond dans le grunge ou le post hardcore, être dans cet endroit minuscule nous faisait l’effet de se retrouver dans une faille spatio-temporelle. Impression encore plus ressentie lorsque le chanteur en question Reg Presley, me tapota la main droite juste en face de moi ,durant bien sur "Wild thing" car, évidemment il n’ y avait même pas de réelle scène en hauteur séparant les spectateurs de nos créatures "troglodytes". De plus, durant cette période marquée dès lors par les reformations des légendes sixties ou seventies, les STONES, apparus un peu avant nos TROGGS, s'embourbaient dans un rock stadium innofensif… Bizarre comme le destin vous chamboule des carrières. Les salles pourries pour les uns, le gros stade pour les autres… Mais l’esprit rock était plutôt ici dans ce lieu de perdition…

Il faut dire que les TROGGS venaient un peu de nulle part justement. Les premiers anglais à employer avec les WHO et les KINKS première période, le feu d’artifice décibélique. Un son dur, radical, pur qui allait faire d’innombrables émules. Je me souviens d’une compilation d’eux au lycée où il y avait inscrit en sous titre en anglais : "Est-ce le premier groupe punk ?". Fort possible, et tous les historiens du proto punk se déchirent sur cette éternelle question depuis des lustres : ELVIS ? LINK WRAY ? HASIL HADSKINS ? SONICS ?
Mais on affirmera que les TROGGS avaient les sonorités les plus abrasives, quasi "psyché noise", j’ai même écrit de façon hyperbolique dans une chronique d’une œuvre des SEEDS sur ce site.

TROGGS est une abréviation de Troglodytes. Et si ces bestioles intra-terrestres viennent de nulle part, en fait d’Andover en Angleterre, leur œuvre au départ semble être produite durant la préhistoire de ce qu’on appellera le "heavy métal" (je sens qu’Erwin d’un air dubitatif va froncer les sourcils). En effet, Reg Presley assiste à un concert "hot" des KINKS , avec leur rythmes déjà bien basiques, et a subitement la révélation. Avec d’autres hommes des cavernes paradoxalement élégants (voir la pochette influencée par le psychédélisme alors en mode), il monte le combo le plus radical du british boom illustré jusqu'àlors par les trouvailles pop des BEATLES et le rythm and blues salace des STONES.

De ce dernier genre, Reg et ses "australopithèques" vont surtout retenir le coté rustre et primitif de la chose. Leur style dès ce premier essai, ressemble à un rock des cavités bien lourd pour l’époque. Avec une rythmique en plomb armé, le disque est rempli de reprises survitaminées : le classique "Louie Louie" (repris par trois milliards de garage bands dès les années 60) qui est ici bien malmené, "Jaguar and thunderbird" de papy Chuck BERRY, un vieux morceau blues forcément cafardeux de SHELBY SINGLETON… Et il y a le fameux hit, "Wild Thing" qui est aussi une cover des WILD ONES, obscur groupe new yorkais plus versé dans la pop.

La légende affirme que Reg aurait d’ailleurs eu une nouvelle révélation en l’entendant à la radio. Il la propose aussitôt à ses "homos habilis" (voyez comme ils évoluent à vitesse grand V !). Nos "homo erectus" (en jouant sur ce dernier mot, faut dire aussi en passant que les lyrics sont très portés sur la chose ) durcissent la chanson pour en faire l’hymne que l’on connait. HENDRIX, lui, va carrément la transcender, par la suite, de façon interplanétaire… Mais ce qui marque la version de nos néanderthaliens, c’est cet étrange solo à …l’ocarina !

Les autres titres bastonnent pas mal en remettant l’album inévitablement dans son contexte historique. Seul point faible : "I Want you" semble être un simple décalque de "Wild thing". Ce qui ressort c’est aussi le timbre de voix singulier de Reg, suffisamment nasillard pour qu’un ALICE COOPER l’imite à la perfection peu après. Mais pourquoi Reg, durant ce gig fort correct au demeurant, n’a-t-il pas dit que ce n’était pas des TROGGS, « Wild Thing » ?

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- wild Thing
- the Kitty Cat Song
- ride Your Pony
- hi Hi Hazel
- i Just Sing
- evil
- our Love Will Still Be There
- louie Louie
- jingle Jangle
- when I'm With You
- from Home
- jaguar And Thunderbird



             



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