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 Guide Shoegaze (134)

TAMARYN - Dreaming The Dark (2019)
Par RICHARD le 11 Avril 2019          Consultée 195 fois

Avec Dreaming The Dark, le quatrième album de la Néo-Zélandaise TAMARYN, on entre assurément de plain-pied dans l'éternel dilemme qui taraude chaque fan qui se respecte. Faut-il souhaiter en effet que l'artiste reste cantonné dans un univers sans surprise, celui que l'on estime pour lui le meilleur afin d'être certain de ne pas être déçu ou bien au contraire croiser les doigts et ardemment espérer un changement conséquent quitte à être dépité ? Si les deux premiers albums de la sensuelle chanteuse proposaient un shoegaze-dream pop d'excellente facture, le troisième Cranekiss annonçait déjà les prémices de notre question existentielle puisqu'il hésitait entre vapeurs d'éther encore majoritaires et discrètes effluves électro, au risque de décevoir ses premiers fans. Il aura fallu en fait attendre quatre ans pour avoir une réponse et assurément TAMARYN arrive en 2019 là où on ne l'attend pas, mais vraiment pas.

Le moins que l'on puisse dire donc, c'est que la Miss a opté pour un virage à 180 degrés qui à de rares exceptions ne rappelle en rien l'univers électrique de ses galettes antérieures. Les amoureux de The Waves (2010) et Tender New Signs (2012) vont incontestablement avoir une crise cardiaque musicale tant le monde proposé par TAMARYN est éloigné de celui qu'elle nous avait alors exposé. Ils pourront se rattacher désespérément à deux-trois titres qui leur rappelleront opportunément de bien savoureuses et anciennes saveurs. En premier lieu, le single « Fits of Rage » sorti en éclaireur en janvier dernier, nous remplissant d'espoir. Sur des sonorités qui évoquent aussi bien certains titres de SIOUXSIE que CURE, la chanteuse nous crache toute sa colère au visage et même si ceci n'est pas vraiment sympa et confortable, la sensation paradoxalement est loin d'être désagréable. En parlant de vieux monde déjà bien lointain, la basse de l'excellent « Path To Love » évoque furieusement celle présente sur l'album Disintegration des CURE encore une fois. Ce morceau typé années 80 bien rentre-dedans est diablement efficace, comme l'est aussi « You're Adored » avec ses arpèges lumineux de guitare, puis c'est quasiment tout, voire tout, du moins pour les fans de la première heure.

C'est tout ? Vraiment ? Enfin, pour les frileux et les grincheux, c'est certain, mais pour les autres ? Ils seront ravis de voir que TAMARYN fait appel à un nouveau panthéon féminin, délaissant les ombres de COCTEAU TWINS et de Kate BUSH, même si cette dernière en filigrane reste heureusement présente sur le très beau titre électro-pop « Angel of Sweat ». C'est un fait, la voix de la Californienne d'adoption reste un atout, si ce n'est l'atout majeur de cet album comme l'illustre à merveille cette petite douceur. C'est bien elle qui va réussir à (me) faire passer un peu moins douloureusement ses nouvelles influences qui pourront vous évoquer la pop dansante et sucrée des années 80. Que les fans de celle-ci se rassurent. Je serai bien en mal de critiquer les artistes qui s'inspirent de cette décennie tant elle irrigue les univers que j'aime tant, mais les sombres, pas ceux d'un hédonisme fluo. C'est de l'ordre du subjectif, bien entendu.

Non, c'est qu'ici le changement est vraiment maintenant et ça surprend pleinement. Les plus optimistes salueront cette option, les autres naturellement plus suspicieux mais pas paranoïaques pour autant penseront que ce type de revirement n'a en fait qu'un seul et véritable but : ratisser encore plus large tout en perdant magnifiquement son âme. Ecoutez plutôt « The Jealous Kind », on se croirait à New-York en 1986 déambulant avec son Walk-Man (option casque-écouteur mousse jaune) accompagné par MADONNA et Whitney HOUSTON. TAMARYN est sans complexe et propose de fait des ambiances qui pourraient servir de bande son au Flic de Berverly Hills 25, un peu comme « Victim Complex » justement qui sous une apparence très DEPECHE MODE rate sa cible et tombe à plat. TAMARYN a incontestablement des humeurs Pop sur cette galette. Il n'y a plus d'hésitation de sa part. Le pas est franchi. Nous entraînera t-elle dans sa chute ?

Avec Dreaming The Dark, TAMARYN à ses convaincantes brumes électriques passées préfère dorénavant opter pour une nouvelle voie, celle d'une pop banale, pas vraiment transcendante. La déception est équivalente à l'attente : grande ! Comme je suis grincheux, voire frileux, je retourne m'écouter « Prizma » superbe titre de 2012. Non mais !

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1. Angels Of Sweat
2. Terrified
3. Path To Love
4. Fits Of Rage
5. Paranoia Iv
6. Victim Complex
7. You're Adored
8. The Jealous Kind
9. Dreamin The Dark



             



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