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- Style + Membre : Trio Keynoad

Ameylia SAAD WU - Flowery Waters (2018)
Par MARCO STIVELL le 12 Septembre 2019          Consultée 79 fois

Pour qui aime la harpe et les belles voix féminines, un album d'Ameylia SAAD WU se fait attendre, se mérite. The Dreamer's Dances est sorti en 2010, celui du TRIO KEYNOAD (Moires et Mouvances) en 2015, et voici donc, en 2018, Flowery Waters.

La chanteuse-harpeuse revient à la formule de 2010, quand elle se retrouvait seule pour interpréter de jolies histoires et chansons galantes, mais avec cette fois une tendance à regarder moins vers l'Irlande que la Réunion avec laquelle Ameylia SAAD WU a gardé des liens très forts.

"Kaskavel", qui donne lieu à un clip, est une chanson du répertoire réunionnais, écrite par l'artiste Jean CADET. La mélodie entêtante et les paroles profondément charmantes sont offertes avec une grande pureté par la chanteuse qui combine différents arrangements de harpe au cours du morceau.

Plus loin, la poésie de "Ti fleur fanée", davantage ancrée dans un dialecte créole, révèle un air de chanson ancienne et nostalgique. Ameylia SAAD WU n'a pas fini de nous émouvoir grâce à son choix de diversification des langues, en puisant dans ses origines autant que ses goûts. En anglais cette fois, elle propose de jolies versions de standards plus connus à l'échelle internationale, "Amazing Grace", a-cappella et avec la force lyrique qui la caractérise, ainsi que "Scarborough Fair". Une fois encore, la harpe se distingue grâce à des couleurs gaéliques et un solo très prenant.

L'artiste apporte une poignée de compositions originales, à commencer par "Petite source", un instrumental formé par une cascade de notes, d'abord mélodie seule puis harmonisée. Une vraie merveille ! Il y a également la suite des "Métamorphoses de Sedna" : sur "Noire", on retrouve un peu des intentions contemporaines du jeu d'Ameylia SAAD WU, tandis que "Blanche" reste une valse légère et "Or" est faite d'harmoniques.

Il y a donc de quoi se laisser transporter, et même si cela peut paraître simple, les emprunts au folklore réunionnais, plus largement insulaire et commun aux océans, sont propices à une belle évasion. "Mo li hua" et "Oyosoute Aina", arrangements de traditionnels, reposent sur le même mode mélodiques à base de gammes à cinq notes, dites pentatoniques. Ce ton universel, ancien, fait leur charme (tout en les rapprochant d'une forme de blues), de même que la capacité de la chanteuse à dynamiser l'ensemble, de façon suave, en accélérant. Et même si la tradition se restreint parfois pour se mettre au service de moyens modernes afin de plaire au plus grand nombre, une chanson comme "Le bleu lumière", extraite de la bande originale de Moana/Vaiana, magnifique œuvre DISNEY sortie il y a deux ans, demeure une perle elle aussi. Ameylia SAAD WU l'a ressenti ainsi et la chante en nous procurant autant de bonheur, quitte à proposer deux voix conjointes. Sa version est plus rapide que la ballade originelle, la harpe joue en picking, les percussions ajoutées renforcent l'esprit calypso. Un final adorable pour un beau disque !

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   MARCO STIVELL

 
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- Ameylia Saad Wu (harpe celtique, chant)
- Nicola Marinoni (percussions)


1. Kaskavel
2. Petite Source
3. Mo Li Hua
4. Amazing Grace
- les Métamorphoses De Sedna
5. I) Blanche
6. Ii) Noire
7. Iii) Bleue
8. Iv) Or
9. Scarborough Fair
10. Oyosoute Aina
11. Ti Fleur Fanée
12. Le Bleu Lumière



             



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