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PUNK-ROCK  |  STUDIO

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The CLASH - Sandinista ! (1980)
Par ERWIN le 1er Mai 2014          Consultée 2544 fois

Le chef d’oeuvre du CLASH « London calling » était un double album phare de plus d’une heure, rempli jusqu’à la gueule d’hymnes en tous genres, porté par les textes engagés de Joe Strummer, la basse toujours « devant » de Simonon, l’agressivité de Jones et la boite à rythme immuable humaine qu’est Headon. Lui donner un successeur revient à tout remettre à zéro… Comment éviter les comparaisons foireuses ? Pas d’autre choix quand on s’appelle Mr Strummer que de pondre un triple album ou pas un pan musical ne sera oublié. Pour vendre l’objet sacré à un prix décent, les londoniens vont donc renoncer aux royalties sur les 200 000 premières ventes…Chapeau bas, voila qui force le respect et démontre une attitude irréprochable, digne de leur statut. Et voila le résultat : un joli bébé à l’iroquoise prénommé « Sandinista » nanti d’étoiles rouges pour faire tout plaisir à l’Amérique de Jimmy Carter, en cette année électorale, c’est toujours drôle !

C’est donc dans un vénérable foutoir de plus de 2 heures vingt minutes et de 36 chansons qu’il nous faut naviguer pour sortir la substantifique moelle de cet opus légendaire. Autant vous dire que voila une tache titanesque !

Du rock, il y en a de partout, dans tous les genres, avec même pas une petite prédilection pour le Punk sans concessions de leurs débuts. Mais nos Londoniens sont des adeptes de la musique, des visionnaires de génie… Du coup, cela part dans tous les sens : On débute par l’hymne rock « Police on my back », une petite merveille de mélodie raw absolument jouissive et certainement le meilleur morceau de l’album. Le « Somebody got murdered » de Jones est dans la même veine. La passion de Simonon pour le vieux Rockabilly finit par déteindre sur ses petits camarades, et en vrac on trouve du Rockabilly que n’auraient pas reniés les STRAY CATS avec la superbe « The leader », « Midnight log » ou « Hitsville UK » qui porte en elle les stigmates des sixties, avec ses jolies harmonies féminines. « Look here » toute aussi excellente est plus dans le registre du swing.

Certains titres penchent vers une new wave de circonstance, ainsi « Something about England ». Qui s’est inspiré de « Up in heaven » ? un certain Robert Smith ? Et le coté Funky dance complètement déjanté de « Lightning strikes », c’est pas top ? Encore du funk avec « version city » !
Sinon, c’est l’histoire qui s’écrit avec « The magnificent seven », sa carrière superbe sur les dance floors sans pour autant renier l’esprit rebelle… C’est ça la classe, et le flow de Joe Strummer n’a rien de ridicule bien au contraire, le rap est lancé ! Tout ça est Black, et bien black, le voyage en Jamaïque a été une révélation, voyez plutôt l’avalanche de titres dub steady reagge ska : « Junco partner », « Silicone on Sapphire », « Living in fame », « Version pardner » ou comme « The equalizer »… Quelle rigolade ! Jamais les SEX PISTOLS n’auraient pu nous faire un coup pareil, c’est ce qui fait du CLASH le groupe majeur du Punk, et même Simonon chante sur « The Crooked beat ». Ah ! et dans l »’inclassable, l’incroyable « Rebel waltz », cette « valse des rebelles » ne ressemble à aucun autre morceau, tout de douceur et de volutes oniriques. L’aspect lancinant martial de « One more time » est terriblement adictif, un des sommets de l’album. Il y a même du calypso avec « Let’s go crazy », du gospel sur la magnifique « The sounds of sinner ». Tout ça dans la bonne humeur et avec une réussite certaine !

Et comment ne pas évoquer les velléités politico-sociales du groupe, toujours présentes et pleines de justesse, ainsi le triptyque « The call up » « Wahington bullets » et « The equalizer » est une diatribe sur la situation géopolitique de l’époque, Joe restera à jamais un porte étendard des revendications en tous genres, pour cela, il mérite notre respect éternel. « Kingston advice » est du même tonneau.
Le batteur Topper Headon compose et chante lui-même « Ivan meets GI joe », et il faut admettre que cet Ovni inclassable – pop ? - est drôlement sympa, vous vous surprendrez à la chanter machinalement vous verrez ! On ne passera pas sous silence la contribution du pote Tymon MOOG sur le folky celtique sur « Loose this skin ».

Bien entendu, certains titres sont en deçà, le contraire aurait été étonnant, 36 morceaux, c’est énorme. Mais pour un tel volume, le résultat est inespéré, les 4 du CLASH ont tenu leur pari insensé, et Sandinista s’impose comme un véritable classique dans leur discographie déjà somptueuse.

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   ERWIN

 
   THE UNKNOWN

 
   (2 chroniques)



- Joe Strummer (chant, guitare)
- Mick Jones (guitare, chant)
- Paul Simonon (basse)
- Topper Headon (batterie)


1. Magnificent Seven
2. Hitsville U.k.
3. Junco Partner
4. Ivan Meets G.i. Joe
5. Leader
6. Something About England
7. Rebel Waltz
8. Look Here
9. Crooked Beat
10. Somebody Got Murdered
11. One More Time
12. One More Dub
13. Lightning Strikes (not Once But Twice)
14. Up In Heaven (not Only Here)
15. Corner Soul
16. Let's Go Crazy
17. If Music Could Talk
18. Sound Of Sinners

1. Police On My Back
2. Midnight Log
3. Equaliser
4. Call Up
5. Washington Bullets
6. Broadway
7. Lose This Skin
8. Charlie Don't Surf
9. Mensforth Hill
10. Junkie Slip
11. Kingston Advice
12. Street Parade
13. Version City
14. Living In Fame
15. Silicone On Sapphire
16. Version Pardner
17. Career Opportunities
18. Shepherds' Delight



             



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