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Freya RIDINGS - Freya Ridings (2019)
Par MARCO STIVELL le 19 Février 2020          Consultée 161 fois

Que Freya RIDINGS soit un phénomène, une artiste « de passage » dans le milieu pop n'a pas grande importance en soi. L'artiste londonienne de 25 ans, dont les singles trustent les ondes depuis l'été 2019 écrit de bonnes chansons et possède une voix douce, chaude qui porte une mélancolie naturelle en suscitant la sympathie.

Les trois premiers morceaux de l'album se suivent avec le goût nécessaire pour une oeuvre bien pensée. Loin de l'aspect ballade/chanson enlevée/ballade etc, miss RIDINGS met un soin particulier à affirmer son style, très plaisant.

"Poison" débute par une valse en piano-voix, mais dès la fin du refrain, batterie, basse et cordes viennent nous surprendre. On note, comme pour d'autres chansons de ce premier disque ("Blackout"), une tendance au crescendo amené avec subtilité, ce qui ne fait qu'ajouter au potentiel des mélodies.

Celle de "Lost Without You", déjà un classique pour la chanteuse, pose des accords simples au piano, une mélodie lente et folk, continuité bien gérée ensuite par "Castles". Ce dernier, avec une production plus riche, dans un ton pop et épique, est le single que l'on entend partout. C'est celui qui a éveillé mon intérêt pour RIDINGS, même si on peut critiquer le refrain linéaire et une simplicité qui peut paraître vite lassante dans certains des meilleurs tubes actuels.

Cependant, ici, la voix, le genre abordé restent convaincants à mes yeux, de même que l'utilisation des tambours en plus du rythme de base. Notez que l'effet est repris ensuite sur "Love is Fire" et sa pop à la U2, chouette également.

"Holy Water" s'éloigne un peu vers de la soul/gospel traditionnelle avec force choeurs, et RIDINGS s'essaie avec brio au blues-variété, comme le montre "Elephant". Sur "Ultraviolet", énième ballade sombre aux côtés de "Blackout", "Wishbone", "Still Have You" et "You Mean the World to Me" (avec ses cordes légères), toutes réussies par ailleurs, la rythmique joue reggae. En bref, la demoiselle a plus d'une corde à son arc, même au sein d'une musique "attendue".

Ce que l'on peut déplorer, c'est que la folk jolie de "Unconditional", nous montrant que RIDINGS est tout à fait capable d'écrire des chansons "à guitare" (acoustique), reste un exemple unique dans un disque très homogène.

Regret non moindre, l'emploi d'Auto-Tune, qui enlève décidément beaucoup d'âme à une écriture et une interprétation chargées en "soul" et au demeurant sincères. Maladie musicale actuelle, qui veut aussi que la production perde la chaleur qu'elle est censée vouloir atteindre, dans le son de la batterie et l'ambiance globale. Cela nuit à la qualité de l'album alors que pour le reste, il n'y a rien à redire, et on espère par la suite une réalisation différente, mais pour cela, il faudrait que RIDINGS ne soit pas seule, que le mouvement des artistes suive...

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1. Poison
2. Lost Without You
3. Castles
4. You Mean The World To Me
5. Love Is Fire
6. Holy Water
7. Blackout
8. Ultraviolet
9. Still Have You
10. Unconditional
11. Elephant
12. Wishbone



             



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