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Felix MENDELSSOHN - Symphonie N°3 Ecossaise (haenchen) (1842)
Par CHIPSTOUILLE le 20 Mai 2007          Consultée 5775 fois

Ah l’Ecosse ! Terre celtique des highlands et des lochs, des falaises déchiquetées par la mer, des brumes matinales, des châteaux hantés, du monstre Nessie, des grandes cornemuses, des tartans et des kilts, mère patrie de William Wallace, Sean Connery, Ewan McGregor, Sir Arthur Conan Doyle, Tony Blair ou encore Brian Molko (mouais) et surtout n’oublions pas l’essentiel : le haggis !
C’est au cours d’un voyage dans cette contrée du Nord de l’Europe, au début de l’été 1829 juste après le succès de son interprétation de la passion selon St Matthieu de BACH, que Félix MENDELSSOHN-BARTHOLDY eu l’inspiration d’écrire ce qui deviendra par la suite sa troisième symphonie. Une lettre du compositeur relate que c’est en visitant la maison de Marie Stuart (Reine de France et d’Ecosse durant la renaissance qui vécut une histoire tragique qui passionna plus d’un artiste de l’époque romantique), ruine recouverte de lierre, ouverte au grand jour, que l’idée lui prit. L’histoire retiendra surtout que son épopée écossaise ne durera pas suffisamment pour achever la symphonie sur place. Son futur voyage en Italie allait bientôt l’absorber à d’autres pensées, en particulier l’écriture d’une nouvelle symphonie (n°4, "italienne"). Ce n’est finalement qu’en 1842 soit 12 années plus tard que MENDELSSOHN achèvera sa symphonie "écossaise".

Bien que le compositeur dans ses dernières années agrémentera sa musique de quelques dissonances, cette symphonie reste dans le ton caractéristique des italienne et réformation. Une grande et belle symphonie, scénarisée, sans harmonies nouvelles ni innovations troublantes, dans la plus pure tradition beethovenienne. MENDELSSOHN envoûte grâce à ses mélodies simples et chaleureuses, enchaînées les unes aux autres sans temps mort, avec toujours cet ostinato, reprenant un ou deux débuts de phrases avec entêtement dans chacun de ses mouvements. L’auditeur retient ainsi quelques notes facilement, un début de mélodie. MENDELSSOHN y accroche ses longs phrasés brumeux, ses paysages triomphants dans sa nature verdoyante, ses enchaînements tumultueux découpés à même l’écorce des highlands, ses lochs doucement scintillants, calmes et apaisants, et enfin son final tour à tour lumineux, tragique, solennel et grandiose comme la fin d’un martyr, mise à nue puis mise à mort sous les coups de hache répétés de son ivrogne de bourreau.

Mais la plus grande tragédie de ce disque, c’est qu’un pays tout entier de même que 12 années d’écriture ne sauront effacer une partition qui pourrait sembler plus anodine. L’ouverture des Hébrides (nom donné aux archipels situés à l’Ouest du pays), sous-titré Fingal’s Cave, reste le joyaux inconditionnel de cette visite écossaise. Le morceau se pare d’un thème immédiatement accrocheur, d’une beauté épanouissante, qui parcourt le mouvement de part et d’autre. Le motif lisse les phrasés épris de chagrin ou de colère, le fond de la visite étant un apaisement, un soupir nostalgique. Il permet alors à chaque reprise effectuée sur une allure différente ou exécuté avec une panoplie d’instruments au premier plan pour le moins variée, de repartir sur un pied d’égalité avec la précédente. Il passe ainsi de pianissimo en fortissimo, alternant les impressions, jusqu’à cet envoûtant solo de clarinette bercé de silence. Enfin, le final époustouflant reprend bien évidemment le thème premier de la plus belle des façons. Imaginez un BEETHOVEN irradiant de lumière qui aurait mangé un MOZART joueur de clarinette au petit-déjeuner sublimé par la maturité d’un HAYDN, et vous n’aurez qu’une infime idée du génie de cette ouverture.

La pièce symphonique en un seul mouvement, grâce à son succès, trouve facilement sa place sur un nombre consistant d’enregistrements dédiés à MENDELSSOHN. C’est évidemment en faisant le lien écossais avec la troisième symphonie qu’elle trouve le mieux sa place. Le seul regret que l’on pourrait donc émettre, est la zone d’ombre dans laquelle cette ouverture des Hébrides plonge sa grande sœur, qui ne démérite pas pour autant. La symphonie n°3 de MENDELSSOHN est d’ailleurs régulièrement associée sur disque à la symphonie n°4, "italienne", comme un duo infaillible, à l’image des symphonies n° 5 et 7 de BEETHOVEN. Elle fait en tous cas, dans la grande famille des symphonies, partie des pièces de collection. Rajoutez-y l’ouverture des Hébrides, faites-en une interprétation colorée, et vous obtenez un disque qui ne manque assurément pas d’atouts pour convaincre…

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- Staatskapelle Berlin
- Hartmut Haenchen (direction)


- symphonie N°3 En La Mineur 'écossaise' Op.56
1. Introduktion Und Allegro Agitato
2. Scherzo Assai Vivace
3. Adagio Cantabile
4. Allegro Vivacissimo
- les Hébrides (la Grotte De Fingal) Op.26
5. Ouverture En Si Mineur



             



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