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POWER METAL, AOR  |  STUDIO

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DYNAZTY - The Dark Delight (2020)
Par BRADFLOYD le 19 Juin 2020          Consultée 852 fois

En ce début de chronique, je tenais à remercier GEGERS (on est comme ça à Forces Parallèles, on remercie les chroniqueurs qui vous amènent à découvrir ou redécouvrir des groupes parce que, on a beau avoir les oreilles bien ouvertes, il est difficile de tout connaître). Donc, merci à toi, GEGERS, de m’avoir fait découvrir le dernier album éponyme de FIREWIND. Parce que, d’une part, c’est vrai, c’est un très bon album dans le style AOR mâtiné de Power Metal (ou le contraire). Mais aussi parce que, voulant le découvrir via Youtube, je suis tombé sur un lien qui m’a emmené vers DYNAZTY et son dernier album (le septième en douze ans), "The Dark Delight". Et ayant partagé ce lien avec plusieurs personnes de mon entourage, la conclusion est sans appel : "Put… ", "Il est vachement bon", "je le préfère à FIREWIND" et autres commentaires du même genre. Bon, comme à Forces Parallèles nous sommes plutôt du genre à faire les choses bien, penchons-nous sur le sujet afin de comprendre ces réactions quelques peu dithyrambiques.

Déjà, les vidéos sont sympas. Mais ce n'est pas un critère pour faire un bon album. Sinon, tout ce qui passe sur la 6, la 9, la 12 et la 17 (chaînes de la TNT, je précise) serait de l'ordre du chef-d'œuvre. Quoi ? Qui a cité PNL ? Cependant, les vidéos en question mettent en avant les singles choisis par le groupe et on peut dire, franchement, qu'ils sont accrocheurs et particulièrement bien troussés.

Tenez, le premier titre, "Presence Of Mind", taillé pour les stades, les festivals (Wacken, Hellfest…), un son moderne avec une filiation vers le meilleur de NICKELBACK ou de WINGER agrémenté de guitares lourdes et vachement jouissives. Les deux guitaristes Love Magnusson et Mike Lavér, parlons-en, sont deux fines gâchettes qui nous gratifient de soli techniques sans être époustouflants, mais musicaux. Il faut dire qu'ils ont été à bonne école en accompagnant Joe Lynn TURNER. Pas de démonstration vaine, la musique, la mélodie, et les notes au service de la mélodie. Autre single, "Waterfall", hautement addictif, nous emmène dans l'AOR le plus fantastique. C'est de la pop, dansante, mais survitaminée. Les interludes sont lourds pour des parties chantées dans les couplets particulièrement aériens. Et le refrain… Cela paraît tellement simple que c'en est écoeurant. Et puis viennent les solis croisés… De la technique de haut vol. Le genre de titre qui fait aimer le Hard à un sourd. Mais peut-être pas aux puristes… Parfois, ceux-ci sont tellement étroits d'esprit, et quelque soient les styles… Enfin, troisième single, "Heartless Madness" fait très hymne, proche de ce que savaient faire à une époque les EUROPE. Avec un regard vers le hard à tendance progressive tendance NIGHTWISH ou WITHIN TEMPTATION (en plus technique pour ce dernier).

On ne s'arrêterait qu'aux singles que l'on serait déjà heureux. Mais c'est l'ensemble de l'album qu'il faut écouter. Cette tendance progressive se manifeste aussi dès le second titre, "Paradise Of The Architect", qui met en valeur la section rythmique (Georg Härnsten Egg (Dee Snider, Joe Lynn Turner) à la batterie et Jonathan Olsson (Lindemann, QFT, Pain) à la basse), notamment la double côté batterie. "The Black" met les claviers en avant dans une atmosphère, là encore, très proche du EUROPE des années 80, le plus célèbre, pas celui qui a évolué vers le Hard Blues sous la houlette de John NORUM.

En fait, tout est du même acabit. Ecoutez-moi ce slow "Hologram"… Quoi ? Vous n'avez pas encore emballé ? Et c'est là qu'il me faut parler de Nils MOLIN. Charismatique, ce mec a une des plus belles voix que j'ai entendues ces derniers temps. Puissante, lyrique. Elle me fait penser à Jørn LANDE dans ses qualités. Et quand elle est associée à celle de son compère d'AMARANTHE, Henrik Englund WILHELMSSON alias GG6, qui, surprise pour de l'AOR, utilise le growl sur "From Sound To Silence", ce n'est que du bonheur. Et on pourrait en dire autant de chaque titre. Aucun temps faible. Douze brûlots de première bourre, pour 53 minutes de bonheur, avec une conclusion sur le morceau éponyme, qui commence avec un clavier aérien, se poursuit avec un riff en Tapping. La recette semble indigeste, chaque titre étant construit sur le même schéma, mais comme les mélodies sont superbes, on se laisse aisément embarquer et on en redemande. Belle réussite que ce disque des suédois qui rejoignent au Panthéon des grands de ce style, à savoir les BLIND GUARDIAN, KAMELOT ou autres SONATA ARCTICA. Félicitations messieurs, c'est de la belle ouvrage.

Note réelle : 4,5 (parce que 5 est réservé aux chefs d'œuvre)

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   BRADFLOYD

 
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- Nils Molin (voix)
- Love Magnusson (guitares)
- Mike Lavér (guitares)
- Jonathan Olsson (basse)
- George Egg (batterie)
- …
- Henrik Englund Wilhelmsson Alias Gg6 (death growl)


1. Presence Of Mind
2. Paradise Of The Architect
3. The Black
4. From Sound To Silence (feat. Gg6)
5. Hologram
6. Heartless Madness
7. Waterfall
8. Threading The Needle
9. The Man And The Elements
10. Apex
11. The Road To Redemption
12. The Dark Delight



             



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