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FOLK-METAL  |  STUDIO

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2021 Jylhä
 

2003 Spirit Of The Forest
2005 Voice Of Wilderness
2006 Tales Along This Road
2007 Tervaskanto
2008 Korven Kuningas
2009 Karkelo
2011 Ukon Wacka
2012 Manala
2015 Noita

KORPIKLAANI - Jylhä (2021)
Par GEGERS le 28 Février 2021          Consultée 259 fois

KORPIKLAANI. Autrement écrit Korpi Klaani en finnois, que l'on pourrait traduire par Le Clan de la Nature. Car c'est dans les forêts primaires du nord de la Finlande qu'est né ce groupe fondé par Jonne Järvelä, et qui succède à deux précédents projets, SHAMAANI DUO (1993-1997) et le collectif SHAMAN (1997-2003). Dix albums studio et de nombreuses tournées mondiales plus tard, le groupe s'est imposé comme un des fleurons du folk metal européen, proposant le plus souvent une musique fort bien troussée, mais souffrant également du syndrome du festif à tout prix, proposant parfois des morceaux ostensiblement fédérateurs, chansons à boire sans grande subtilité, et plongeant sur ses albums récents dans quelques ornières profondes dont il a de plus en plus de mal à s'extraire.

Il y a pourtant une authenticité non feinte derrière ces chevelus élevés à la graisse de renne. Fasciné par l'ancestrale culture sami (endémique à la Laponie), ce bon Jonne en a extrait les mélodies sautillantes et contagieuses, les mêlant avec brio avec des sons plus "rebelles" et contemporains qui tendent à se rapprocher des idoles de l'artiste, les plus emblématiques étant sans doute IRON MAIDEN et JUDAS PRIEST. Depuis le début des années 2000, donc, KORPIKLAANI a teinté une énergie contemporaine, résolument metal, dans ces vieux contes personnifiés par la figure du shaman qui orne, depuis Tales Along This Road en 2006, toutes les pochettes des albums du groupe.

Jylhä, onzième album du groupe, ne change pas une formule, certes de moins en moins gagnante, mais toujours porteuse de bons moments. A la différence près, que, contrairement aux précédentes réalisations des années 2010 qui souffraient de la présence d'un évident poil dans la main, KORPIKLAANI semble ici s'être appliqué plus consciencieusement, donnant l'impression d'avoir méticuleusement pesé chaque arrangement, d'avoir soigneusement placé le curseur entre mélodies folks et riffs metal, bref de s'être investi avec une rigueur qui n'enlève rien à la spontanéité (un peu réchauffée, mais toujours appréciable) de la musique du groupe. L'intégration d'un nouveau batteur, Samuli Mikkonen, y serait-elle pour quelque chose ?

C'est avec une vigueur renouvelée que débute l'album, le riff de "Verikoira" se faisant tribal et belliqueux, comme un "Painkiller" façon bal de foire du nord de la Finlande. Plus versatile que les précédents albums du groupe, Jylhä offre son lot d'influences punk-rock, mais aussi, et c'est une surprises, d'éléments reggae, qui fonctionnent à merveille sur le morceau Leväluhta, qui se révèle assez rapidement être un des meilleurs de l'album. La première moitié de l'album est d'ailleurs particulièrement chargée en titres de qualités, entre le rapide "Niemi" et le plus "radiophonique", ou tout du moins accessible, "Sanaton Maa", les ambiances variant ainsi du triomphant au mélancolique. Constante sur ces morceaux, le mariage réussi entre violon et accordéon, qui sauvent parfois certains titres du naufrage, à l'image du lancinant et ennuyeux "Tuuleton", transfiguré par un double solo final de grande beauté.

La deuxième moitié de l'album, sans remettre en cause les fondements de la musique du groupe, se fait plus aventureuse et expérimentale, pour un résultat moins immédiatement marquant, mais finalement plus savoureux sur la durée. A l'image du folk pur de "Pidot", agrémenté d'un riff résolument hard rock et bénéficiant de la présence de Jack Gibson, bassiste d'Exodus, au banjo, KORPIKLAANI secoue quelques peu ses branche pour laisser de nouvelles pousses s'exprimer, et ne déçoit qu'à l'occasion de morceaux plus convenus tels que l'infertile "Huolettomat", sans grand intérêt.

Après la frénésie des années 2000, KORPIKLAANI donne l'impression d'avoir atteint une certaine sérénité depuis quelques années, proposant des albums plus espacés dans le temps, mais aussi plus novateurs dans le fond. Il en va ainsi de ce Jylhä, qui rassure tout en osant casser quelques peu les codes de la musique habituellement pratiquée par le groupe. Un onzième album plutôt réussi qui se pose en plein centre du spectre folk metal, entre les niaiseries "tut tut" d'ALESTORM et les incantations death metal de nombre de groupes pratiquant le style. Un juste milieu de belle facture.

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- Jonne Järvelä (chant, guitare)
- Sami Perttula (accordéon)
- Tuomas Rounakari (violon)
- Jarkko Aaltonen (basse)
- Kalle „cane“ Savijärvi (guitare)
- Samuli Mikkonen (batterie et percussions)


1. Verikoira
2. Niemi
3. Leväluhta
4. Mylly
5. Tuuleton
6. Sanaton Maa
7. Kiuru
8. Miero
9. Pohja
10. Huolettomat
11. Anolan Aukeat
12. Pidot
13. Juuret



             



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