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Stevie WONDER - Fulfillingness' First Finale (1974)
Par ONCLE VIANDE le 4 Novembre 2007          Consultée 3313 fois

On présente souvent « Fulfillingness’ first finale » comme un recul au regard des disques qui l’entourent, mais rien n’est moins vrai. L’album se repose en partie sur certains acquis, et peut être comparé à « Talking book » auquel il reprend une partie de l’instrumentation, et tente de renouveler le coup de poker « You are the sunshine » / « Superstition ». On notera également les analogies entre « Please don’t go » et « Golden lady » d’ « Innervisions », mais le disque est bien porteur de nouveautés, et non des moindres.

Si coup de rétro viseur il y a, c’est au niveau de l’humeur et des textes qu’il faut le chercher. Le musicien revient sur son passé et se félicite du chemin accompli comme en témoigne le titre. Les illustrations intérieures sont éloquentes : little Stevie et son harmonica, un taureau (son signe astrologique et le nom de son label), un gramophone, un bus scolaire, un disque d’or (son premier avec « Fingertips part 2 » en 1963), Duke Ellington (pour lequel un hommage ne saurait tarder), J.F.Kennedy, et ses trois précédents albums dissimulés dans le décor.

Les qualités du disque sont multiples. Il pose de nouveaux jalons dans l’exploitation de l’électronique : la boîte à rythme superposée à la batterie sur « You haven’t done nothin’ » et « Bird of beauty », les sons synthétiques sur « Creepin’ » et la programmation du moog sur « Boogie on reggae woman ». Les chœurs féminins trouvent enfin la place qu’ils méritent, suaves ou suggestifs (« Creepin’ », « It ain’t no use », « Bird of beauty »). Les compositions ne révolutionnent pas le style Wonder mais maintiennent un très haut niveau d’écriture et confirment sans peine l’appartenance du disque au carré magique.
Les choses débutent pourtant laborieusement malgré le très bon « Smile please » et flottent un peu dans l’inconsistance avec deux titres dispensables. A partir de « Boogie on reggae woman », le disque décolle pour de bon et ne retouchera sol qu’en toute fin. Tous les titres méritent d’être cités : l’électro-funk de « Boogie on reggae woman », l’onirique « Creepin »’, le remake réussi de Superstition « You havent’t do nothin’ », les quatre minutes chaloupées de « Bird of beauty » et l’épitaphe « They won’t go when I go », probablement le titre le plus grave et poignant qu’il ait jamais écrit.

« Fulfillingngess’ first finale » est une merveille de chaleur et de feeling qui aurait mérité une tracklist plus régulière. Il nous ballote entre recueillement, nostalgie, tendresse, et appel à la danse. Il est marqué par des ambiances latines réussies et dégage une sensualité féminine évidente (qui peut résister à la bossa nova « Bird of beauty » ou au torride « Creepin’ » ?).
Le moins rock de la tétralogie mais peut être le plus attachant. Un poil au dessus de « Talking Book » en ce qui me concerne, avec une mention spéciale pour la prestation des choristes. Tout simplement délicieux.

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   ONCLE VIANDE

 
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- Paul Anka (chœur sur 2)
- Shirley Brewer (chœur sur 2, 9 et 10)
- Jim Gilstrap (chœur sur 1)
- Lani Groves (chœur sur 7 et 9)
- Bobbye Hall (congas)
- Jackson (chœur sur 6)
- James Jamerson (basse acoustique sur 3)
- 'sneakey Pete' Kleinow (guitare steel sur 3)
- Larry 'nastyee' Latimer (chœur sur 2)
- Reggie Mcbride (basse sur 1 & 6)
- The Persuasions (chœur sur 10)
- Minnie Riperton (chœur sur 5 & 7)
- Rocky (congas sur 4)
- Michael Sembello (guitare sur 1 & 10)
- Denise Williams (chœur sur 1, 7, 9 & 10)
- Syreeta Wright (chœur sur 2)


1. Smile Please
2. Heaven Is 10 Zillion Light Years Away
3. Too Shy To Say
4. Boogie On Reggae Woman
5. Creepin’
6. You Haven’t Done Nothin’
7. It Ain’t No Use
8. The Won’t Go When I Go
9. Bird Of Beauty
10. Please Don’t Go



             



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