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CRADLE OF FILTH - Existence Is Futile (2021)
Par CHIPSTOUILLE le 29 Janvier 2022          Consultée 909 fois

Avez-vous déjà vu Saturne mangeant son fils ? Un tableau de Goya marquant tous ceux daignant y poser les yeux. L’horreur y est peinte dans sa plus simple expression. L’ogre au regard terrifiant est souligné par son titre incestueux, qui ne fait que sublimer le chef-d’œuvre. Mais dans cette jaquette, on trouve du Diable carmin de Legend et de l’Alien dépourvu d’yeux : il y a également un peu de Ridley Scott dans cette illustration. Il n’est plus le réalisateur qu’il a été. Nous dirons pour éviter d’épiloguer qu’il a péché par excès ?

Mais quand on regarde de plus près cette œuvre moderne d’Artūrs Bērziņš, dont les influences sont donc évidentes, on s’aperçoit que la dame en train de se faire engloutir a des corbeaux qui lui sortent par les fesses ! Curieux détail, l’artiste a l’air porté sur ce qui sort ou qui rentre par les popotins (1), avec quelques penchants zoophiles en prime (2). Quelques défauts de perspective, ainsi qu’un effet de calques 'made in Photoshop' ne nous encouragent pas à féliciter l’artiste. L’œuvre, intrigante, ne survit malheureusement pas à son analyse. Comme Ridley Scott, on peut dire qu’Artūrs Bērziņš a péché par excès.

Saviez-vous que "Sisters of The Mist" et "Unleash the Hellion" sont des titres bonus ? Nos anglo-tchèques du Suffolk de Moravie ont oublié de le préciser sur l’album lui-même. Les deux titres ne dépareillent pas dans l’ensemble homogène d’Existence is Futile. Mais on s’aperçoit, dès que cette information nous est connue, que l’album avait été pensé de manière structurée. Ces deux ajouts déséquilibrent donc le tout qui finit par, vous l’aurez déjà deviné, pécher par excès.

A l’image des interludes orchestraux de Damnation and a Day, "The Fate of the World on Our Shoulders", "Here Comes a Candle (Infernal Lullaby)" et "Ashen Mortality" sortent tous trois du carcan Metal extrême. Ils sont faits de jolies nappes de claviers inquiétantes, parfois sublimées par le chant d’Anabelle, dernière arrivée au sein du combo (3). Chacun est suivi de trois orgies Heavy/ Thrash / Death Melo / Black / Gothic Metal dont on a désormais pris l’habitude. Le chemin de croix nous avait réservé quelques respirations bienvenues. Les bonus boursoufflent donc un peu l’offrande malgré leur qualité. Mais l’excès de durée ne nous a pas vraiment gêné.

Voilà 3 albums que CRADLE OF FILTH a trouvé un élixir de jouvence dans le recrutement de ses deux guitaristes. Ce changement salutaire leur a permis de composer en tant que groupe. La différence avec la traversée du désert qui a précédé est flagrante. Existence is Futile ne déroge pas à ce regain de forme, bien au contraire. Preuve en est "Crawling King Chaos", offrande au riff nucléaire qui se dote en sus d’un vrai refrain catchy, dédié à Apophis. Les plus nostalgiques devraient retrouver ici l’excellence de "Amore e morte" et un peu plus.

Pour le style, on remarque une prédominance de mid-tempo, qui ne se refuse pas quelques accélérations. Ce qui pourrait faire écho au plus aventureux Thornography. Damnation and a Day meets Thornography donc ? N’oublions pas que le line-up a été depuis grandement renouvelé, le résultat est donc bien différent. Le CRADLE OF FILTH de 2021 a tout d’un nouveau groupe. Nous restons donc largement dans la continuité de Hammer of the Witches et Cryptoriana. Les riffs sont bons, les chœurs sont toujours pertinents, les idées aux claviers sont nombreuses et bienvenues. Mais la pente, ascendante jusque-là, semble avoir atteint avec cet album un plateau.

L’album est toujours excessif. Un instant, on s’est dit : Dani Filth… Ridley Scott, Mick Jagger, les frères Gallagher, Sid Vicious, les poussins d'Ozzy Osbourne, l’album blanc des BEATLES, les doubles disques d’IRON MAIDEN, les SPICE GIRLS, cette préférence pour l’oratorio à l’opéra, les intérieurs pouponnés, la cérémonie du thé le doigt levé, la sauce worcestershire, le gigot à la menthe, le triffle, les 6 femmes d’Henri VIII, les 14 versions du Doctor Who, les annonces de Peter Molyneux, Margaret Thatcher, Benny Hill, Boris Johnson, les bonnets à poils, Big Ben, les tenues d’Elizabeth II, les oreilles du prince Charles… Bon sang mais c’est bien sûr ! C’est excessif parce que c’est anglais ! Mais non, rien à voir. Mais quand même, on n’a pas pu s’empêcher de faire de drôles de rapprochements. Des bisous à nos cousins d’outre-manche, on vous aime quand même !

Outre Dani Filth, qui est plutôt sur une bonne tendance côté excès vocaux, on retrouve ici Martin « Marthus » Škaroupka. Lui n’a rien d’anglais, il est tchèque. C’est à l’écoute de la version « Re-Mistressed » de Cruelty of the Beast que l’évidence nous a sauté aux oreilles. Le côté excessif des trois derniers albums, malgré toutes leurs qualités, vient avant tout de sa batterie. Ça blast beat comme d’habitude et il est parfaitement capable de varier son jeu. Sur le papier, on n’a donc pas grand-chose à lui reprocher. Il n’y a également aucun problème de production, celle-ci est même excellente. A part la basse, comme d’habitude, on entend tout.

Mais le monsieur est également en charge des orchestrations. Là, il y a faute. Les claviers d’Annabelle se seraient en effet bien passés d’un truc qui fait boum boum boum tchack tchack tchack tzing tzing tzing. Surtout tzing tzing tzing, ceux-là s’éternisent dans la chape sonore. Il y a déjà deux guitares, un clavier, des chœurs, des blast beats et un Dani Filth qui continue de vociférer de plus belle chez CRADLE OF FILTH. La pertinence des cymbales qui traînent au-dessus de toutes ces couches mériterait donc d’être réévaluée.

L’album par ailleurs ne souffre pas de gros défauts. Pourvu que ça dure. Reste à voir si Marthus saura donc se remettre en question d’ici le prochain. Pour les deux titres en excès qui déséquilibrent la structure, on va blâmer John du Marketing une fois de plus. Ce n’est pas trop grave. Tentez tout de même de les ignorer, car le diptyque "Suffer our Dominion" et "Us, Dark, Invicible" formait une conclusion idéale à cet album qui aurait pu l’être de même, à quelques détails près.

(1) https://www.etsy.com/ca/listing/548947618/arthur-berzinsh-raster-graphic-painting
(2) https://9gag.com/gag/agAjNXw
(3) Sources contradictoires pour la raison du départ récent de Lindsay Schoolcraft, qui officiait pourtant aux claviers depuis déjà 2012. Problèmes de santé ou de distance du fait de sa nationalité ? Sans doute un peu des deux ? Dani Filth semble avoir une dent (une canine) contre les douaniers. Je n’en sais pas plus.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Dani Filth (vocaux)
- Richard Shaw (guitare électrique)
- Marek 'ashok' Smerda (guitare électrique)
- Daniel Firth (guitare basse)
- Anabelle (chant, voix, claviers, orchestration, lyre)
- Martin 'marthus' Škaroupka (batterie, claviers, orchestration)


1. The Fate Of The World On Our Shoulders
2. Existential Terror
3. Necromatic Fantasies
4. Crawling King Chaos
5. Her Comes A Candle... (infernal Lullaby)
6. Black Smoke Curling From The Lips Of War
7. Discourse Between A Man And His Soul
8. The Dying Of The Embers
9. Ashen Mortality
10. How Many Tears To Nurture A Rose
11. Suffer Our Dominion
12. Us, Dark, Invicible
- bonus Tracks
13. Sisters Of The Mist
14. Unleash The Hellion



             



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