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IRON MAIDEN - Killers (1981)
Par CHIPSTOUILLE le 5 Mai 2014          Consultée 2422 fois

Second rejeton de la bande à Harris, Killers est principalement constitué des titres n’ayant pas été retenus lors de l’enregistrement du tout premier. A la simple évocation de ce fait, tout le monde devrait s’enfuir en courant, expliquer légitimement pourquoi très peu des titres figurant sur cet album sont devenus des classiques, et excuser avec facilité un album « peut mieux faire », jalon obligé sur la carrière d’un groupe en pleine ascension. Ainsi seuls les fans pouraient regarder, l’œil humide voilé d’un brin de nostalgie aveuglante, cette pierre apportée à l’édifice d’un des plus grands groupes de Metal, qu’eux même considèrent, certainement, comme le plus grand. Alors, Killers serait une imposture ? Non.

Non car IRON MAIDEN est un grand groupe de métal, voilà l’autre fait qui contrebalance tout le reste. Suffisamment pour que ce qui à première vue s’apparente à des B-sides soit digne de siéger au conseil des grands titres. En 1981, la formation forte d’une tournée européenne gigantesque en première partie de KISS, n’a pas vraiment le temps de composer. Passons rapidement sur l’éjection de Dennis Stratton qui, malgré sa participation en studio sur le premier album, aura probablement eu moins d’importance que Dennis Wilcock, ex-chanteur ou Doug Sampson, ex-batteur sur la destinée du groupe. URCHIN est mort, vive IRON MAIDEN, Adrian Smith quitte son ancien navire pour rejoindre (à nouveau) son compagnon Dave Murray, une riche idée qui dote la formation d’un solide atout supplémentaire. Killers, comparativement au premier essai, s'accompagne de solos de guitare plus que réussis. Autre nouveauté, et non des moindre, Martin Birch, producteur en vue (BLACK SABBATH, DEEP PURPLE, RAINBOW, BLUE ÖYSTER CULT) est démarché pour l’occasion. Il donne ainsi à Killers une production cette fois-ci au niveau. Mais le premier détail qui frappe sans doute tous les metalleux avides de sensations, c’est cette pochette avec un Eddie plus violent que jamais. Après des prestations remarquées sur les pochettes des singles Women in uniforms et Purgatory, Derek Riggs vient de finaliser la mascotte du groupe. Une marque de fabrique qui restera indissociable d'IRON MAIDEN.

Musicalement, l’album reste tout de même relativement dans la continuité du précédent, avec guitares serrées et chant plus agressif toujours grâce à un Paul Di’Anno dont le penchant pour les drogues et l’alcool vont malheureusement l’écarter du destin d’IRON MAIDEN plus tard cette même année 1981. Du reste Killers possède quelques hits incontournables, à l’image du percussif "Wrathchild" qui ouvre l’album suite à l’indissociable ouverture instrumentale "The Ides of March", les deux faisant référence à l’assassinat de Jules César. "Killers" et surtout "Purgatory", toutes deux de franches réussites, rejoindront les rangs sur les lives à venir et autres compilations. Mais la réussite incontestable de cet album, dans la droite lignée du précédent, s’incarne dans un "Murders In The Rue Morgue", petit brulot speed métal que ne renierait pas un Dave Mustaine, avec sa petite touche punk, la dernière véritablement au sein d’IRON MAIDEN.

Le reste peut toutefois susciter des réactions diverses. C’est peut-être le côté B-Side qui revient, mais d’un point de vue construction, certains titres pêchent un peu, par ambition peut-être. Difficile de soutenir l’introduction d’ "Another Life" sans sourciller, bien que celle-ci s’évanouisse rapidement dans des choses plus avenantes. "Genghis Khan" part un peu dans tous les sens, avec des passages très réussis mais une science de l’enchainement qui manque encore de savoir faire. "Innocent Exile" ne nous permet pas tout à fait de remettre le pied à l’étrier. Un enchainement de trois titres un peu plus faibles qui fait boiter l'album. Le genre d'erreurs de jeunesse que l’on est plus habitué à reprocher à un premier essai.

Des problèmes finalement bien mineurs en comparaison des soucis que le groupe rencontrera dans la deuxième partie de sa carrière (est-il utile de citer l’album par qui la faute fut commise le premier ?). Killers reste, dans la continuité du premier, avec sa personnalité bien à lui, le témoignage incontournable des débuts d’un groupe de légende. Ce classique du heavy metal ne commet jamais l’irréparable et ses relatives petites erreurs de parcours ne sont que les stigmates d’une vision de la musique encore en gestation, où tous les excès étaient autorisés, où tout restait encore à faire.

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- Paul Di Anno (chant)
- Dave Murray (guitare)
- Adrian Smith (guitare)
- Steve Harris (basse)
- Clive Burr (batterie)


1. The Ides Of March
2. Wrathchild
3. Murders In The Rue Morgue
4. Another Life
5. Genghis Khan
6. Innocent Exile
7. Killers
8. Prodigal Son
9. Purgatory
10. Drifter



             



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