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- Membre : Louis Bertignac , Jean-louis Aubert

TéLéPHONE - Téléphone (1977)
Par CYRIL le 15 Décembre 2007          Consultée 6161 fois

25 novembre 1977. C’est après une année de folie, marquée par une ascension fulgurante que Téléphone sort son premier album (éponyme, une fois n’est pas coutume !). Formé fin 1976, le groupe n’a pas traîné pour se tailler une réputation à toute épreuve, avec pêle-mêle un article dans Rock & Folk (qui à l’époque est bien moins confidentiel qu’aujourd’hui) avant même la parution du disque ou encore un concert dans le métro (station République à Paris) ce qui occasionna seulement un blocage de la ligne complète ! De quoi faire jaser…

Téléphone séduit donc immédiatement un large et jeune public et devient rapidement le plus grand groupe de rock français. Voilà, c’est dit ! Alors je sais, statuer de façon aussi péremptoire sur un éventuel classement des groupes de rock hexagonaux est délicat. Mais avant de me lapider, laissez-moi me justifier ! Tout d’abord, le groupe emmené par Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac pratique, et c’est assez nouveau pour l’époque en France, un rock énergique et simple proche du punk à la mode, des Stones ou des Who. Ils sont donc les premiers à s’engouffrer dans une brèche ouverte bien plus tôt en Angleterre. Et forcément, cela fait mouche ! Côté paroles ensuite, nous sommes en présence de textes un peu candides parfois, mais qui dissimulent une fureur et un enthousiasme souvent communicatifs ; le tout étant servi par la voix d’un Jean-Louis Aubert capable de passer d'une douceur inouïe à une rage absolue.

Toutefois, il serait dommage de ma part de ne pas évoquer cette osmose qui se dégage des morceaux, bel et bien enfantée par quatre musiciens ! Aubert et Bertignac tissent par exemple avec leurs guitares des mélodies touchantes qui peuvent se transformer en un festival de puissance. Et que dire de Corinne Marienneau et de Richard Kolinka, respectivement bassiste et batteur, qui dans un rôle forcément plus discret assurent la partie rythmique avec beaucoup d’à-propos. Et cela donne quelques tranches mémorables, dont « Hygiaphone » ou « Métro (c’est trop) », deux torpilles imparables ! Néanmoins, on peut trouver mieux au sein de ce recueil. D’entrée, « Anna » déboule pour céder la place à « Sur La Route ». On est embarqué, on ne sait pas trop où, mais comme ils le disent si bien : « on en a rien à foutre » ! Juvénile à souhait, le disque regorge de messages simples qu’on a tous, un jour ou l’autre, eu envie de hurler, à l’image de ce « laissez-moi vivre ma vie » sur « Dans Mon Lit ». Et ce n’est pas tout…

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin ! Bande de veinards ! Oui, car ce serait mal venu ma part de ne pas parler des deux véritables splendeurs de cet album. « Flipper » pour commencer est un rock plus lent et assez bluesy qui se révèle petit à petit d’une efficacité redoutable. Six minutes de bonheur, de paroles qui s’éructent sans retenue dans les troquets : on en perdrait la boule, « tilt » ! Et puis il y a « Téléphomme » et sa montée en puissance d’école. C’est paisible au début, puis on grimpe par paliers vers cette déflagration finale décidément géniale. Rien à redire ! En revanche, ce n’est peut-être pas tout à fait le cas de l’album pris dans sa globalité. Bien sûr, la qualité ne se dément jamais, la fougue non plus. Malgré tout, quelques morceaux souffrent quelque peu la comparaison, je pense à « Prends Ce Que Tu Veux » même si cela reste honorable. De plus, il faut bien avouer que l’album sonne par moments un peu daté… mais ce n’est pas le plus important. Grâce à Téléphone en effet, la preuve était faite que le rock pur et dur avait un espace à pourvoir en France. Pas besoin de se démarquer forcément en étant progressif (Ange) ou parodique (Au Bonheur des Dames, Odeurs). Sans dénigrer ces groupes, Téléphone s’est distingué par son côté plus direct, a touché (touche encore) un public plus ample et a ouvert la brèche à d’autres groupes bleu-blanc-rouge virulents, dont Trust. Le secret est là.

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   CYRIL

 
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- Jean-louis Aubert (guitares, chant)
- Louis Bertignac (guitares, chant)
- Corinne Marienneau (basse, chant)
- Richard Kolinka (batterie)


1. Anna
2. Sur La Route
3. Dans Ton Lit
4. Le Vaudou (est Toujours Debout)
5. Téléphomme
6. Hygiaphone
7. Métro C’est Trop
8. Prends Ce Que Tu Veux
9. Flipper



             



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